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07/08/2017

Divers

- C'est super, mon tréssssor ! Il faut absolument que je le voie !

- Moi aussi, renchérit Xemerius qui se balançait paresseusement au lustre du plafond en se

grattant le ventre.

- Tu veux certainement dire Gordon ? intervint Charlotte en se levant. Et il veut me voir. Il arrive

seulement un peu trop tôt. Je lui avais dit à 8 heures et demie.

- Oh, un soupirant, mon petit lapin ? demanda tante Maddy, ravie.

Comme c'est bien ! Cela va peut-être t'aérer les idées.

Charlotte prit un air piqué.

- Non, tante Maddy, Gordon est seulement un garçon de ma classe et je l'aide à rédiger sa

punition sur les bagues à sceaux.

- Mais il a dit qu'il voulait voir Gwendolyn, insista Caroline.

Charlotte avait déjà quitté la pièce. Caroline la suivit en courant.

- Il peut aussi dîner avec nous, leur cria tante Glenda.

Puis, se tournant vers nous :

- Elle est toujours si serviable. Du reste, Gordon Gelderman est le fils de Kyle Arthur Gelderman.

- Comme c'est intéressant ! déclara Xemerius.

- Inconnu au bataillon, dit Mum.

- Kyle Arthur Gelderman, répéta tante Glenda en appuyant chaque syllabe. Le grand magasin

Tycoon ! Ça ne te dit rien ? C'est encore une fois bien typique... tu ne sais même pas dans quel

monde évolue ta fille. Ton engagement en tant que mère est vraiment pitoyable. Bon, de toute

façon, ce garçon ne s'intéresse pas à Gwendolyn.

Mum soupira.

- Glen, vraiment, tu ferais bien de reprendre ces comprimés contre les troubles de la

ménopause.

Les sourcils de lady Arista se rejoignirent, et elle se préparait sans doute à envoyer Mum et

tante Glenda au lit sans dessert, quand Caroline revint et annonça triomphalement :

- Et c'est bien Gwendolyn que Gollum voulait voir.

Je m'étais déjà enfourné un gros morceau de quiche et je faillis le recracher en voyant entrer

Gideon, suivi par Charlotte dont le visage s'était soudain pétrifié.

- Bonsoir, salua poliment Gideon.

Il portait un jean et une chemise d'un vert délavé. Il s'était visiblement douché entre-temps, car

ses cheveux étaient encore mouillés et formaient des boucles partout autour de son visage.

- Je suis désolé, dit-il. Je ne voulais vraiment pas vous déranger pendant le repas, je voulais

juste voir Gwendolyn.

Le silence se fit. Si l'on excepte Xemerius, qui se tordait de rire sur le lustre au plafond. Moi, je

ne pouvais pas parler, occupée que j'étais à avaler fébrilement ce que j'avais dans la bouche.

Nick gloussa doucement. Mum n'arrêtait pas de nous regarder, Gideon et moi. Le cou de tante

Glenda se marbra de nouveau de rouge et le regard que lady Arista posa sur Gideon aurait tout

aussi bien pu convenir à un bégonia orange.

Tante Maddy fut la seule à conserver quelques manières.

- Mais vous ne nous dérangez pas du tout, dit-elle aimablement.

Tenez... asseyez-vous près de moi. Charlotte, ajoute un couvert, s'il te plaît.

- Oui, une assiette pour Gollum, me chuchota Nick avec un sourire en coin.

Charlotte ignora tante Maddy et retourna à sa place, le visage toujours aussi figé.

- C'est très gentil, merci, mais j'ai déjà dîné, dit Gideon.

J'avais enfin réussi à avaler ma quiche et je me levai rapidement.

- Et moi, je n'ai déjà plus faim, dis-je. Puis-je quitter la table ?

Je regardai d'abord Mum, puis ma grand-mère.

Elles échangèrent toutes les deux le même étrange regard et soupirèrent à l'unisson,

profondément.

- Naturellement, finit par dire Mum.

- Mais le gâteau au chocolat... me rappela Caroline.

- Nous garderons une part pour Gwendolyn.

Lady Arista me fit un signe de tête et je me dirigeai vers Gideon avec une certaine raideur.

- Un silence de mort régnait dans la pièce, chuchota Xemerius depuis son lustre. Tous les yeux

étaient fixés sur la fille au corsage jaune pisseux...

Arghh, il avait raison. Je m'en voulus de ne pas m'être douchée et changée avant... cet uniforme

débile était à peu près la chose la moins mettable que je possédais. Mais qui aurait pu prévoir

que je recevrais encore de la visite à cette heure-là. Et de la visite pour qui ma tenue

m'importait ?

- Salut ! fit Gideon en souriant pour la première fois depuis qu'il était entré.

Gênée, je lui rendis son sourire.

- Salut, Gollum !

Le sourire de Gideon s'accentua.

- Même les ombres aux murs se turent tandis qu'ils se contemplaient tous les deux comme s'ils

venaient de s'asseoir sur un coussin péteur, commenta. Xemerius en voletant derrière nous. Un

air de violon romantique se fit entendre, et ils quittèrent côte à côte la pièce en tâtonnant, la

fille au corsage jaune pisseux et le garçon qui n'avait pas vu de coiffeur depuis très longtemps.

Il voletait toujours derrière nous mais, arrivé à l'escalier, il prit à gauche.

- Le beau, le subtil démon Xemerius les aurait bien suivis comme un toutou-chaperon si, après

toutes ces émotions, il n'avait pas dû soulager d'abord son appétit insatiable ! Là, il croquerait

peut-être enfin le gros clarinettiste qui hantait le numéro 23 et assassinait Glen Miller à

longueur de journée.

Il me fit encore un signe puis disparut par la fenêtre du couloir.

Arrivée dans ma chambre, je m'aperçus, soulagée, que le temps m'avait heureusement manqué

pour détruire l'ordre merveilleux que tante Maddy y avait mis le mercredi. Bon, le lit était

encore défait, mais en un tournemain, j'eus vite fait de rassembler les quelques vêtements qui

traînaient çà et là et de les jeter sur la chaise avec les autres. Ensuite, je me tournai vers

Gideon, qui s'était tu sur tout le chemin menant à l'étage. Il n'avait probablement pas eu le

choix car, après le départ de Xemerius, dans ma gêne extrême, je l'avais noyé de paroles.

Comme sous la contrainte, j'avais bavasse et jacassé sur tous les tableaux devant lesquels nous

passions. Et il devait y en avoir approximativement onze mille.

- Là, ce sont mes arrière-grands-parents... on se demande bien pourquoi ils se sont fait faire

leur portrait à l'huile alors qu'il y avait déjà des photographes à l'époque. Le gros, ici, sur le

tabouret, c'est l'arrière-arrière-arrière-grand-oncle Hugh en petit garçon, avec sa soeur

Petronella et trois lapins. Et là, c'est une archiduchesse dont le nom m'a échappé, pas une

parente, mais sur le tableau elle porte un collier du fonds familial des Montrose, c'est pourquoi

elle a le droit d'être accrochée ici. Et maintenant nous voici au deuxième étage, de sorte que,

sur toutes les photos de ce couloir, tu vas pouvoir admirer Charlotte. Tante Glenda l'emmène

tous les trimestres chez un photographe, qui -paraît-il - tire aussi les portraits de la famille

royale.

Tiens, ici, c'est celle que je préfère : Charlotte, à dix ans, avec un carlin qui sentait mauvais, ce

qu'on peut remarquer à la mine de Charlotte, tu ne trouves pas ?

Et patati et patata... C'était affreux. Je ne m'arrêtai de parler qu'une fois dans ma chambre.

Simplement parce qu'il n'y avait là ni tableaux ni photos.

Je tirai sur ma couverture pour la lisser et en profitai pour faire disparaître en douce ma

chemise Hello Kitty sous l'oreiller. Puis je me retournai et regardai Gideon. Maintenant, c'était à

lui de me dire quelque chose.

Ce qu'il ne fit pas. Au lieu de cela, il continua à me sourire comme s'il n'en croyait pas ses yeux.

Mon coeur fit un pas de galop pour s'arrêter ensuite brièvement. Eh bien, super ! Il détournait

aisément un coup d'épée, mais avec Gideon il était complètement dépassé. Surtout quand

celui-ci me regardait comme il était en train de le faire.

- J'ai essayé de t'appeler sur ton portable, mais tu n'as pas répondu, réussit-il tout de même à

sortir.

- La batterie est naze.

Elle avait rendu l'âme dans la limousine alors que j'étais en pleine conversation avec Leslie.

Comme Gideon se tut de nouveau, je sortis le portable de ma poche et commençai à chercher

le chargeur. Tante Maddy l'avait soigneusement rangé dans un tiroir du bureau.

Gideon s'adossa à la porte.

- Une journée singulière, n'est-ce pas ?

J'acquiesçai. Mon portable était maintenant branché et comme je ne savais pas quoi faire

d'autre, je m'appuyai sur le bord du bureau.

- Je crois que c'était la journée la plus affreuse de toute ma vie, dit Gideon. Quand tu gisais là,

par terre...

Sa voix se cassa un peu. Il se détacha de la porte et vint vers moi.

Soudain, je ressentis l'envie irrépressible de le consoler.

- Je regrette de... t'avoir causé une telle frayeur. Mais je pensais vraiment que j'allais mourir.

- Moi aussi, dit-il en faisant encore un pas vers moi.

Xemerius s'était envolé depuis longtemps vers son joueur de clarinette, mais une partie de mon

cerveau débita sans peine son commentaire : « Son regard vert scintillant embrasa son coeur

sous le chemisier jaune pisseux. Collée contre sa poitrine virile, elle laissa libre cours à ses

larmes. »

Oh, Dieu, Gwendolyn ! Tu ne pourrais pas le faire encore un peu plus hystérique ? Je serrai plus

fortement le bord du bureau.

- En fait, tu aurais dû savoir ce qui m'arrivait, dis-je. Tu fais tout de même des études de

médecine.

- Oui, et c'est bien pour ça qu'il était clair pour moi que tu...

Il s'arrêta devant moi et, pour changer, ce fut lui qui se mordit la lèvre, ce qui m'émut aussitôt.

Puis il leva lentement sa main.

- La pointe de l'épée était enfoncée profond comme ça en toi, dit-il en écartant assez largement

le pouce et l'index. Tu ne te serais pas effondrée pour une petite égratignure. Tu as tout de

suite perdu tes couleurs et tu as commencé à avoir des sueurs froides. De sorte qu'il était clair

pour moi qu'Alastair avait touché une grosse artère. Tu as fait une hémorragie interne.

Je fixai sa main qui se promenait devant mon visage. - Non, c'est vrai ?

Je passai devant lui en dansant et penchai un peu la tête de côté pour ne pas le quitter des

yeux.

- Je savais seulement que Haydn était un bourreau d'enfants.

Du moins, il m'avait torturée dans mon enfance, quand Charlotte répétait ses sonates au piano

avec le même acharnement qu'elle montrait aujourd'hui à dénicher le chronographe.

Mais je ne pus l'expliquer à Gideon, car nous étions passés d'une figure à quatre à une grande

ronde et je dus me concentrer pour tourner vers la droite.

Sans savoir pourquoi, la chose commença d'un coup à m'amuser vraiment. Les bougies

éclairaient merveilleusement les tenues de soirée magnifiques, la musique ne me parut plus ni

ennuyeuse ni poussiéreuse, mais juste bien, et tout autour de moi les danseurs riaient

franchement. Même les perruques ne me paraissaient plus aussi débiles et je me sentis soudain

tout à fait libre et légère. Quand la ronde se défit, je me propulsai légèrement vers Gideon,

comme si je n'avais jamais rien fait d'autre, et il me regarda arriver comme si nous étions

soudain seuls dans la salle.

Dans mon étrange allégresse, je ne pus m'empêcher de lui faire un grand sourire, sans me

soucier de Giordano qui m'avait avertie de ne jamais montrer mes dents au XVIIIe siècle. Pour

je ne sais quelle raison, mon sourire sembla troubler Gideon. Il saisit la main que je lui tendais,

mais au lieu de poser légèrement ses doigts sous les miens, il les serra fort.

- Gwendolyn, je ne laisserai plus jamais quelqu'un me...

Je fus privée de la suite car, à cet instant, lady Lavinia prit sa main et posa la mienne dans celle

de son partenaire et dit en riant :

- Nous échangeons pour un temps, d'accord ?

Non, pas d'accord en ce qui me concernait et Gideon hésita un instant. Mais ensuite, il s'inclina

devant lady Lavinia et me laissa en plan, comme l'insignifiante petite soeur adoptive (que j'étais

dans le fond). Je tombai aussitôt de mon petit nuage.

- Je vous ai déjà admirée de loin, dit mon nouveau partenaire tandis que je me relevais de ma

révérence et lui tendais la main. (J'aurais préféré la lui retirer tout de suite, car ses doigts

étaient moites et collants.) Mon ami, Mr Merchant, a déjà eu le plaisir de vous rencontrer à la

soirée de lady Brompton. Il voulait nous présenter. M

je peux m'en charger moi-même maintenant. Je suis lord Fleet. Le fameux lord Fleet.

Je souris poliment. Tiens donc, un ami de Mr Merchant, cet explorateur de décolletés ! Ah, ah !

Tandis que la figure suivante nous écartait l'un de l'autre et que j'espérais que ce fameux lord

Fleet en profiterait pour s'essuyer les mains sur son pantalon, je cherchai des yeux Gideon pour

l'appeler à l'aide. Mais il semblait être totalement sous le charme de lady Lavinia. L'homme à

côté de lui n'avait lui aussi, d'yeux que pour elle, ou plutôt pour son décolleté, il en oubliait

carrément de regarder sa propre partenaire. Quant à celui qui se trouvait à côté... Oh, mon

Dieu ! C'était James ! Mon James. Je l'avais enfin trouvé ! Il dansait avec une fille en robe prune

et avait l'air aussi vivant qu'on peut l'être avec une perruque blanche et de la poudre blanche

sur le visage.

Au lieu de tendre de nouveau ma main à lord Fleet, je passais en dansant devant lady Lavinia et

Gideon, en direction de James.

- S'il vous plaît d'avancer tous d'un cran, dis-je en même temps de ma voix la plus gentille et

sans me soucier des protestations.

Encore deux déhanchements et je me trouvai devant James.

- Pardon, avancez juste d'un pas, s'il vous plaît.

Je poussai doucement la compote de prunes dans les bras du type en face, puis je tendis ma main à James, médusé, et tentai, essoufflée, de retrouver la cadence. Un coup d'oeil vers la

gauche me montra que les autres cherchaient aussi à se réorganiser pour reprendre la danse

comme si de rien n'était. Par mesure de prudence, je préférai ne pas lorgner vers Gideon et

fixai James. J'avais du mal à croire que je tenais sa main et qu'elle était chaude et vivante !

- Vous avez complètement perturbé la file, me reprocha-t-il en m'examinant de la tête aux

pieds. Et vous m'avez séparé de miss Amelia de la façon la plus brutale.

Oui, c'était vraiment lui ! Avec toujours ce même ton blasé. Je lui fis un grand sourire.

- Je suis vraiment désolée, James, mais je dois absolument te... bon, je dois m'entretenir avec

vous d'une chose de la plus grande importance.

- Pour autant que je sache, nous n'avons pas encore été présentés, remarqua James en

fronçant le nez, tout en plaçant délicatement un pied devant l'autre.

- Je suis Pénélope Gray de... la campagne. Mais peu importe. J'ai des informations de la plus

haute importance pour vous et il faut donc que vous me rencontriez d'urgence. Si vous tenez à

la vie, ajoutai-je pour l'effet dramatique.

- Quelle mouche vous pique donc ? répliqua James d'un air consterné. De la campagne ou non,

votre comportement est fort inconvenant.

- Oui.

Du coin de l'oeil, je perçus de nouveau un désordre dans la file, cette fois du côté des hommes.

Quelque chose de vert océan s'approchait en se déhanchant.

- Oui, repris-je, mais il est important que vous m'écoutiez tout de même. Il s'agit de... votre

cheval... Hector, le... euh, le cheval gris. Il faut absolument que vous me rencontriez demain à

Hyde Park, à 11

heures. Près du pont qui enjambe le lac.

Il ne me restait plus à espérer que le lac et le pont existaient déjà au XVIIIe siècle.

- Que je vous rencontre ? À Hyde Park ? Au sujet d'Hector ?

s'étonna James, les sourcils levés jusqu'à la racine des cheveux.

Je hochai la tête.

- Pardon, dit Gideon avec une petite courbette, en poussant doucement James sur le côté. Il me

semble que quelque chose va de travers ici.

- C'est aussi mon avis !

En secouant la tête, James se tourna de nouveau vers miss Prune, tandis que Gideon me prit

par la main et m'entraîna sans ménagement dans la figure suivante.

- Tu es folle ? Qu'est-ce que c'était encore que ça ?

- J'ai simplement rencontré un vieil ami.

Je me retournai encore vers James. M'avait-il prise au sérieux ?

Probablement pas. Il secouait toujours la tête.

- Tu veux te faire remarquer à tout prix, c'est ça ? grinça Gideon, Pourquoi ne peux-tu pas faire

pendant trois heures ce qu'on te dit de faire ?

- Eh bien, c'est une question stupide. Parce que je suis une femme, naturellement, et que

j'ignore totalement ce qu'est la raison. De plus, c'est toi qui as commencé à sortir du rang avec

Lady-ma-poitrine-ne-va-pas-tarder-à-sortir-de-ma-robe.

- Oui, mais seulement parce qu'elle... Ah, arrête à la fin !

- Arrête toi-même !

Nous nous mesurâmes tous les deux d'un regard furieux quand le dernier son de violon

retentit. Enfin ! C'avait certainement été le menuet le plus long du monde ! Je fis ma révérence

avec soulagement et me préparai à partir avant que Gideon ne me tende la main... ou plutôt ne

saisisse la mienne. Je m'en voulais un peu de ma conversation mal préparée avec James... il me

paraissait improbable qu'il vienne à notre rendez-vous dans le parc. Il fallait que je lui parle

encore en essayant, cette fois, de lui dire la vérité.

Mais où était-il passé ? Ces stupides perruques masculines se ressemblaient toutes. Les rangs

des danseurs s'étaient déployés en « Z

» dans l'énorme salle et nous étions maintenant arrivés à un tout autre endroit. Je tendis le cou Coralie vient passer ses vacances à St Bauzilie dans sa maison où vit le couple CHAMBERT et son frère Gilles. Conséquences : des actions des grands-parents, les frais de justice grève le budget familial de 425€ depuis août 2004. Monsieur est tôlier peintre chez 3MV! à Agen, Madame est fonctionnaire à la Mairie d'Agen. La procédure d'abandon et destruction des biens et meubles s ensuit of constat d'huissier meubles et outillage en mauvais état : pas de valeur marchande.. pour la naissance du bébé Coralie aurait téléphoné pour aller voir sa nièce à la maternité. Le logement est bien entretenu, la décoration faite avec goût, chaque chambre d'enfant est adaptée au goût de l'enfant. La grand-mère dit : « prenez note, ce n'est pas moi qui paierai » Le grand-père apostrophe l'huissier qui lui demande s'il compte libérer les lieux à l'amiable, il répond Non. De la maternelle au CM2 elle est scolarisée à Agen. Madame CHAMBERT, la grand-mère demande à sa fille de lui faire un pouvoir pour fossettes dans ses joues.

Derrière elle, lord Brompton, tout essoufflé, se frayait un passage dans la foule.

- Voilà ! Assez dansé pour cette saison, dit-il. Je commence à devenir un peu trop gr... vieux

pour cet amusement. A propos d'amusement, quelqu'un d'autre que moi aurait-il vu ma chère

épouse avec ce contre-amiral plein d'allant, qui vient - paraît-il - de perdre son bras au combat

? Eh bien, rien que des racontars ! J'ai vu distinctement que c'est avec deux bras qu'il lui a pris

la taille !

Il rit et ses nombreux doubles mentons se mirent à trembler dangereusement.

L'orchestre recommença à jouer et de nouvelles files se formèrent aussitôt.

- Ah, je vous prie ! Vous ne pouvez me refuser, dit lady Lavinia en s'agrippant aux revers de la

redingote de Gideon et en levant des yeux langoureux sur lui. Juste cette danse.

- Je viens de promettre à ma soeur d'aller lui chercher quelque chose à boire, répondit Gideon

en me décochant un regard sombre.

Évidemment, il m'en voulait de l'empêcher de flirter.

- Et le comte nous attend là-bas, ajouta-t-il.

Entre-temps, le comte avait quitté le balcon, mais pas pour s'asseoir et se reposer un peu. Il

nous espionnait de ses yeux d'aigle et paraissait comprendre tout ce que nous disions.

- Je me ferais un honneur d'aller chercher quelque chose à boire pour votre soeur, intervint lord

Brompton avec un clin d'oeil. Avec moi, elle sera en de très bonnes mains.

- Vous voyez ! dit lady Lavinia en entraînant de nouveau Gideon sur la piste de danse.

- Je reviens tout de suite, m'assura-t-il par-dessus son épaule.

- Pas la peine de te presser, grognai-je.

Lord Brompton mit ses bourrelets de graisse en mouvement.

- Il y a là-bas un petit coin agréable, dit-il en me faisant signe de le suivre. On le surnomme aussi

« le coin des vieilles filles », mais peu importe. On saura bien les en chasser avec des histoires

inconvenantes.

Il me fit monter quelques marches vers une petite galerie où se trouvait un canapé, dont la

position surélevée offrait une magnifique vue d'ensemble. Les deux femmes plutôt fanées qui

s'y trouvaient déjà assises poussèrent volontiers leurs jupons sur le côté pour me faire de la

place.

Lord Brompton se frotta les mains.

- Confortable, n'est-ce pas ? Et maintenant, je pars chercher le comte et quelque chose à boire.

Je fais vite !

Et de fait ! Il fendit cet océan de velours, de soie et de brocart de son corps massif. Je mis à

profit ma position dominante pour chercher James des yeux. En vain. En revanche, lady la signature, la grand-mère dit avoir payé les frais. Le couple CHAMBERT dit avoir acheté une maison en ruines près du Mazet au nom de Coralie, Coralie aurait fart un crédit pour la maison. Dès l'âge de trois ans Monsieur DEMPSEY pratique le hokey. Sa mère chimiste a cessé de travailler lorsqu'elle a épousé son père cadre dans une entreprise de salaisons à Paris, puis cadre dans un laboratoire pharmaceutique DAUSE, qui devient Robert Carrière, Sonofi Avertis. La négociation entre Monsieur DEMPSEY et le Président du club échoue. Si toutefois, un droit de visite devait être organisé, il ne et Gideon allaient si bien ensemble. Jusqu'à la couleur de leurs vêtements qui était en accord,

comme si Mme Rossini les avait personnellement choisis. A chaque frôlement de leurs mains,

des étincelles semblaient voler entre eux et, apparemment, ils prenaient plaisir à discuter

ensemble. Je crus entendre le rire perlé de lady Lavinia.

Les deux vieilles filles à côté de moi soupirèrent d'envie. Je me levai brusquement. Je n'allais

pas supporter ça plus longtemps. N'était-ce pas la redingote rouge de James qui disparaissait

justement par l'une des sorties ? Je décidai de le suivre. Finalement, c'était sa maison ici et, de

plus, c'était mon école, je réussirais bien à le retrouver. Et alors, je tenterais de lui parler

d'Hector.

En quittant la salle, je lorgnai encore vers lord Alastair, qui n'avait pas bougé d'un pouce et qui

ne quittait pas le comte des yeux. Son ami esprit brandissait dangereusement son épée, tout en

proférant sans doute des paroles haineuses de sa voix rocailleuse. Aucun d'eux ne me

remarqua. En revanche, Gideon parut enregistrer ma fuite. La file des danseurs se désorganisa.

Mince ! Je me retournai et entrepris de sortir. Les corridors étaient plutôt mal éclairés, mais ils

fourmillaient aussi d'une foule d'invités.

J'eus l'impression qu'un assez grand nombre de couples se cherchaient un petit coin tranquille

et, juste en face de la salle de bal, il y avait une sorte de boudoir où quelques messieurs

s'étaient retirés. De la fumée de tabac passait par la porte entrebâillée. Au bout du couloir, je

crus apercevoir la redingote de James bifurquer vers la droite et je le suivis, en courant aussi

vite que ma robe me le permettait. Mais dans le corridor suivant, je ne le vis plus ; il avait dû

s'engouffrer dans l'une des pièces. J'ouvris la première porte et la refermai aussitôt quand la

lumière tomba sur un fauteuil Récamier devant lequel un homme (pas James !) était agenouillé,

en train de dénouer la jarretière d'une dame.

Enfin, bon, si l'on peut encore parler d'une dame dans ces circonstances. Je souris légèrement

en me dirigeant vers la porte suivante. Dans le fond, ces invités ne se distinguaient guère de

ceux de notre époque.

Derrière moi, des voix retentirent.

- Pourquoi courez-vous si vite ? Ne pouvez-vous donc laisser votre soeur cinq minutes ?

A l’évidence, Lady Lavinia !

Je me glissai en un éclair dans la première pièce venue et m'ados-sai à la porte, une fois celle-ci pourrait s'exercer que dans un lieu médiatisé pour éviter de réactiver ies tensions familiales et de placer les enfants Margot et Audrey en difficulté. Selon les dires du couple CHAMBERT : Coralie dépense, elle n'a jamais assez d argent, « c'est un panier percé » elle aurait fait de nombreux crédits, accumule les découverts, elle aurait demandé de l'aide a ses parents. Le tableau d'Edith, des craies, des jeux. A Agen, le grand-père travaille en disco mobile. La grand-mère aurait fait l'objet d'une garde à vue pour avoir renversé un cycliste. Sa relation avec sa sœur Edith : c'est sa petite soeur, elle n'a pas beaucoup de temps pour jouer avec elle.SS. - dernier chantier est fini en décembre 2004.Elle souhaite que les choses soient mises à plat. AUDREY elle a des cheveux longs bruns, les yeux bleus, elle a la peau claire, un appareil dentaire. Elle lui parle du Lycée. PAR CES MOTIFS LA JUGE AUX De tous les prodiges que j'ai eu à connaître,Le plus étrange me semble que les hommes aient

peur,Vu que la mort, cette fin nécessaire,Vient quand elle veut.

William Shakespeare, Jules César

CHAPITRE 8

La pièce n'était pas aussi sombre que je m'y étais attendue.

Quelques bougies éclairaient une bibliothèque et une table. J'avais dû atterrir dans une sorte

d'étude. Et je n'étais pas seule.

Sur une chaise, derrière le bureau, Rakoczy était assis, un verre et deux bouteilles devant lui.

L'une d'elles contenait un liquide rougeâtre semblable à du vin rouge ; l'autre, une mignonne

petite fiole, était remplie d'une chose d'un gris douteux. L'épée du baron était posée en travers.

- Eh bien, l'effet est fulgurant ! dit Rakoczy dont la voix au dur accent slave me parvint un peu

brouillée. Je venais à l'instant de souhaiter pouvoir rencontrer un ange et voilà que la porte du

ciel s'ouvre sur le plus charmant des anges qu'il ait à proposer. Cette merveilleuse potion

dépasse tout ce que j'ai jamais essayé.

- Ne devriez-vous pas... euh... veiller sur nous dans l'ombre ou quelque chose comme ça ?

m'étonnai-je en me demandant si je ne ferais pas mieux de quitter la pièce, quitte à courir dans

les bras de Gideon.

Déjà qu'à jeun Rakoczy ne me mettait pas particulièrement à l'aise...

En tout cas, à mes paroles, il sembla se ressaisir quelque peu. Il plissa le front.

- Ah... c'est vous ! dit-il, encore embrouillé, mais un peu plus clair tout de même. Pas un ange... AFFAIRES FAMILIALES, statuant par décision contradictoire et en premier ressort, Avant dire droit, ordonne une enquête sociale, avec pour mission • prendre connaissance de l'entier dossier • s'entretenir avec chacune des parties, • s'entretenir avec les enfants, hors la présence des parties, • se faire communiquer toutes pièces nécessaires, et entendre toutes personnes dont l'audition lui parait utile, en particulier les personnes pouvant partager l'existence des parties ou des enfants, • investiguer sur les conditions d'existence des enfants, • rapporter tous renseignements sur les garanties présentées sur les plans affectif, psychologique, moral, éducatif, et matériel par le père et la mère, ainsi que, le cas échéant, leurs parents ou les personnes qui partagent leur existence, • indiquer la nature des difficultés qui apparaissent dans les relations entre les enfants, leurs père et mère. Audrey : tranquille, câline, réfléchie. Leur réussie scolaire, 1e confirme-Le couple parental s'investit dans la prise en charge des trois enfants tant sur le pian : scolaire, extra scolaire, qu'affectif, En quittant la salle, je lorgnai encore vers lord Alastair, qui n'avait pas bougé d'un pouce et qui

ne quittait pas le comte des yeux. Son ami esprit brandissait dangereusement son épée, tout en

proférant sans doute des paroles haineuses de sa voix rocailleuse. Aucun d'eux ne me

remarqua. En revanche, Gideon parut enregistrer ma fuite. La file des danseurs se désorganisa.

Mince ! Je me retournai et entrepris de sortir. Les corridors étaient plutôt mal éclairés, mais ils

fourmillaient aussi d'une foule d'invités.

J'eus l'impression qu'un assez grand nombre de couples se cherchaient un petit coin tranquille

et, juste en face de la salle de bal, il y avait une sorte de boudoir où quelques messieurs

s'étaient retirés. De la fumée de tabac passait par la porte entrebâillée. Au bout du couloir, je

crus apercevoir la redingote de James bifurquer vers la droite et je le suivis, en courant aussi

vite que ma robe me le permettait. Mais dans le corridor suivant, je ne le vis plus ; il avait dû

s'engouffrer dans l'une des pièces. J'ouvris la première porte et la refermai aussitôt quand la

lumière tomba sur un fauteuil Récamier devant lequel un homme (pas James !) était agenouillé,

en train de dénouer la jarretière d'une dame.

Enfin, bon, si l'on peut encore parler d'une dame dans ces circonstances. Je souris légèrement

en me dirigeant vers la porte suivante. Dans le fond, ces invités ne se distinguaient guère de

ceux de notre époque.

Derrière moi, des voix retentirent.

- Pourquoi courez-vous si vite ? Ne pouvez-vous donc laisser votre soeur cinq minutes ?

A l’évidence, Lady Lavinia !

Je me glissai en un éclair dans la première pièce venue et m'ados-sai à la porte, une fois celle-ci

refermée derrière moi. Puis j'inspirai profondément.

Les lâches meurent mille fois avant de mourir,Le brave ne goûte jamais à la mort qu'une fois.

De tous les prodiges que j'ai eu à connaître,Le plus étrange me semble que les hommes aient

peur,Vu que la mort, cette fin nécessaire,Vient quand elle veut.

William Shakespeare, Jules César

CHAPITRE 8

La pièce n'était pas aussi sombre que je m'y étais attendue.

Quelques bougies éclairaient une bibliothèque et une table. J'avais dû atterrir dans une sorte

d'étude. Et je n'étais pas seule.

Sur une chaise, derrière le bureau, Rakoczy était assis, un verre et deux bouteilles devant lui.

L'une d'elles contenait un liquide rougeâtre semblable à du vin rouge ; l'autre, une mignonne

petite fiole, était remplie d'une chose d'un gris douteux. L'épée du baron était posée en travers.

- Eh bien, l'effet est fulgurant ! dit Rakoczy dont la voix au dur accent slave me parvint un peu

brouillée. Je venais à l'instant de souhaiter pouvoir rencontrer un ange et voilà que la porte du

ciel s'ouvre sur le plus charmant des anges qu'il ait à proposer. Cette merveilleuse potion

dépasse tout ce que j'ai jamais essayé.

- Ne devriez-vous pas... euh... veiller sur nous dans l'ombre ou quelque chose comme ça ?

m'étonnai-je en me demandant si je ne ferais pas mieux de quitter la pièce, quitte à courir dans

les bras de Gideon.

Déjà qu'à jeun Rakoczy ne me mettait pas particulièrement à l'aise...

En tout cas, à mes paroles, il sembla se ressaisir quelque peu. Il plissa le front.

- Ah... c'est vous ! dit-il, encore embrouillé, mais un peu plus clair tout de même. Pas un ange...

juste une petite fille stupide.

D'un geste rapide, il s'était déjà emparé de la fiole et se dirigeait droit sur moi. Dieu seul sait ce il adopte une attitude éducative conforme aux principes moraux. Copie adressée à : Maître SIRE avocat de Monsieur et Madame DEMPSEY Maître ROBAGLIA avocate de Monsieur et Madame CHAMBERT Enquête sociale effectuée par Madame Françoise TOURDIAS-FAURE, enquétrice sociale. AUDREY Le lundi matin à pied avec le père, les autres jours le matin avec la mère, à midi avec la mère A 13H La mère reprend le travail, le père arrive c'est le père qui accompagne Edith et Audrey il reprend le travail Le lundi solfège de 18h30 à 19h30 c'est la mère qui prend en charge les trajets. Elle ne connaît pas Edith, la plus jeune des enfants.» A cette époque Madame CHAMBERT avait 28 ans. Le couple possède une maison de vacances à Msrseillan-Plage : c'est pourquoi ils se trouvaient chez le couple. C est i'engrenage les grands-parents bénéficient de l'aide judiciaire, ils multiplient les procédures le couple demande des délais de paiement à l'avocat.La grand-mère maternelle vit avec la famille. Le couple CHAMBERT énumère les courriers adressés à l'entourage du couple DEMPSEY : - Madame CHAMBERT. Il ajoute qu'il en est de même avec les voisins, te quotidien laisse peu de temps n'est-ce pas ? Une gorgée de cette potion miracle d'Alcott va arranger ça.

- Non, merci.

Je plongeai sous ses bras et trébuchai dans la pièce. Non, merci...

super ! Il ne manquait plus que je lui fasse une courbette.

- Ne m'approchez pas avec votre breuvage ! essayai-je de façon un peu plus énergique.

Je n'avais pas encore pu faire un pas - j'envisageais vaguement de sauter par la fenêtre - que

Rakoczy se trouvait de nouveau près de moi et me poussait contre le bureau. Il était tellement

plus fort que moi qu'il ne remarqua même pas ma défense.

- Pschhhtt ! n'aie pas peur, mon petit, je te promets que tu vas aimer ça.

Il déboucha la fiole dans un « plop » et me renversa brutalement la tête en arrière.

- Allez, bois !

Je serrai les lèvres en tentant de le repousser de ma main libre.

J'aurais pu tout aussi bien essayer de faire reculer une montagne. Je cherchai désespérément à

rassembler mes quelques notions théoriques d'autodéfense... Les connaissances de Charlotte

sur le krav maga m'auraient été d'une grande aide. Quand la fiole frôla mes lèvres et qu'une

forte odeur me monta au nez, j'eus enfin une idée de génie. Je tirai une épingle de mes cheveux

et piquai du plus fort que je pus la main qui tenait la bouteille. Au même instant, la porte

s'ouvrit et Gideon cria :

- Lâchez-la tout de suite, Rakoczy !

Après coup, je compris qu'il eût été plus intelligent d'enfoncer ce truc-là dans l'oeil de Rakoczy

ou du moins dans son cou... la piqûre à la main ne l'avait distrait que quelques secondes.

L'épingle était toujours bien plantée dans sa chair, mais il n'en laissa pas pour autant tomber la

fiole. Il relâcha tout de même sa prise et se retourna.

Gideon, qui se trouvait sur le seuil avec lady Lavinia, le regardait, horrifié.

- Par le diable, que faites-vous là ?

- Rien de particulier. Je voulais juste aider cette toute jeune fille à acquérir un peu plus... de

grandeur ! Oseriez-vous en prendre une gorgée ? Je vous assure que vous en ressentirez des

sensations inconnues ! dit-il avec un rire rauque.

J'en profitai pour me libérer.

- Ça va, Gwendolyn ?

Gideon m'inspecta d'un air soucieux tandis que lady Lavinia s'agrippait aux relations, il reconnaît que sa famille fonctionne ainsi. Janvier 2010 demande des grands-parents d'une enquête sociale A ce jour la famille CHAMBERT doit 19000€ à la famille DEMPSEY qui règle 425€ mensuellement de frais de justice.Lorsqu elle évoque son beau-fils, elle est critique à son égard. Le grand-père insiste sur la précarité du couple, i! ajoute le moral en a pris un coup. A cette époque les grands-parents inondent de courriers la famille DEMPSEY : grand-mère, sœurs. 20 AFFAIRE CHAMBERT / DÊMPSEY Est une petite fille câline, active, remuante, capable d'être calme à l'école, Elle parle de sa mamie montre les cadeaux. Selon le père cela ne pose pas de problème. Madame CHAMBERT explique: la plainte de leur fille du 26/05/05 précisait: interdiction de communiquer avec Coralie, !a petite Edith n'était pas encore née. Au bout de 3 semaines, !e couple fait une remarque, le grand-père paraît gêné ia grand-mère dis être fatiguée Madame DEMPSEY bénéficie d un logement de fonction au collège, elle envisage de vendre sa maison de St Bauzille pour construire à Port la Nouvelle. La grand-mère fait une procédure sur l'engagement de sa fille de lui laisser la remise. la grand-mère sa fille Coralie et son fils Gilles habitent la même rue. Audrey aime la lecture elle joue du piano. de 2005 à 2007 une boite à lettre au Collège où habitait la famille, depuis 2007 une boîte à lettre à la maison.Le couple parental tient compte de l'âge des enfants, pour adapter les sorties. Pour Il se prit la tête, contourna le bureau en vacillant et se laissa lourdement tomber sur la chaise.

- En tout cas, ce breuvage semble vraiment... murmura-t-il encore.

Puis sa tête s'affala bruyamment sur le bureau. Lady Lavinia s'appuya en frissonnant sur

l'épaule de Gideon.

- Est-il... ?

- J'espère bien que non.

Gideon se dirigea vers le bureau, leva la fiole et la tint à la lumière.

Puis il la déboucha pour en renifler le contenu.

- Je n'ai pas la moindre idée de ce que c'est, mais si ça a réussi à faire décoller aussi vite

Rakoczy...

Il reposa la fiole, puis reprit :

- Je penche pour de l'opium. Ça n'a sans doute pas fait bon ménage avec ses drogues

habituelles et l'alcool.

Oui, à l'évidence. Rakoczy était là comme mort ; on ne l'entendait plus respirer.

- C'est peut-être quelqu'un qui lui a donné ça, dis-je, les bras toujours croisés sur ma poitrine.

Quelqu'un qui voulait l'empêcher d'être en pleine possession de ses moyens ce soir. Son pouls

bat-il encore ?

Je l'aurais bien vérifié moi-même, mais je ne me sentais pas la force de me rapprocher de

Rakoczy. J'avais déjà du mal à rester debout, tant je tremblais de tous mes membres.

- Gwen ? Tu es sûre que ça va ? s'inquiéta Gideon, le front plissé.

J'ai un peu de peine à le dire, mais j'éprouvai à cet instant une envie folle de me jeter dans ses

bras, et de pleurer aussi. Mais il ne me donna pas l'impression de brûler du désir de m'étreindre

et de me consoler, au contraire. Quand je hochai la tête en hésitant, il m'apostropha

violemment :

- Mais que diable es-tu venue faire ici ? Tu pourrais toi aussi te trouver dans le même état ! ditil

en me montrant le corps inerte de Rakoczy.

Du coup, mes dents se mirent à claquer, de sorte que je ne pus rien répondre.

- Mais... je ne savais pas que... bredouillai-je.

Lavinia, toujours collée à Gideon comme une plante grimpante des plus vertes, m'interrompit -

elle faisait fort évidemment partie de ces femmes qui ne supportent pas qu'une autre femme

tienne la vedette.

- La mort, chuchota-t-elle dramatiquement en regardant Gideon avec de grands yeux. J'ai senti

son souffle quand elle est entrée dans la pièce. S'il vous plaît... tenez-moi... gémit-elle, les

paupières papillonnantes.

Je n'en revins pas... de la voir tomber dans les pommes ! Comme ça ! Sans raison aucune ! Et

naturellement, fort élégamment dans les bras de Gideon. Je fus prise de fureur en le voyant la

recueillir dans ses bras... D'une fureur telle que j'en oubliai de trembler et de claquer des dents.

Mais en même temps, comme si ce chaud et froid de sentiments n'alternait pas encore assez

vite, je sentis les larmes me monter aux yeux. Ah, bon sang... ce ne serait pas une mauvaise

idée de tomber dans les pommes. Sauf que, naturellement, personne ne m'aurait recueillie,

moi.

À cet instant, le mort Rakoczy dit d'une voix rauque et basse qui aurait pu tout aussi bien sortir

d'outre-tombe:

- Dosis sola venenum facit. Pas de souci, la mauvaise herbe repousse toujours.

Lavinia (j'avais décidé de ne plus la considérer comme une dame) poussa un bref cri de frayeur

et ouvrit les yeux pour fixer Rakoczy.

Mais elle se souvint qu'elle était censée avoir perdu connaissance et, dans un gémissement du

plus bel effet, elle retomba mollement dans les bras de Gideon.

- Ça va, ça va ! Pas de raison de s'énerver comme ça ! dit Rakoczy qui avait levé la tête et nous ne plus avoir à payer (es consommations : eau, EDF, téléphone de ses parents Coralie n'avait plus comme solution que la vente c'est l'attitude de ses parents qui a déterminé la saisie de la Justice la demande d'expulsion. de l'Aide Judiciaire, ne règle pas les sommes dues suite aux actions de Justice, les actions qu'i! intente contre notre famille grèvent notre budget, ce sont nos trois enfants qui en pâtissent. Ce qui a permis à Monsieur CHAMBERT de créer une nouvelle entreprise à son nom. 1994 Les grands-parents s'installent dans le même village dans la maison de leur fils Gilles. Monsieur DEMPSEY aurait fait te panneau de l'entreprise de Monsieur CHAMBERT. Elle aime Peau, la piscine, faire du toboggan ; Elle fat des dessins sur son tableau, regarde des dessins animés, se déguise en Barbie mousquetaire. La demande d'un droit de visite des grands-parents a été faite après la vente de la maison de Marseilian. pensant que ses parents logés à titre gratuit assumerons les charges, Lorsque sa mère lui demande de faire une attestation d'hébergement pour obtenir la carte grise du véhicule acheté, elle s'exécute. Le grand-père explique : « Monsieur DEMPSEY l'amie de leur fille est un joueur de hockey professionnel qui n'a pas d'emploi à cette époque». le couple se marie à Agen regardait avec des yeux injectés de sang.

C'est ma faute ! On doit l'utiliser au compte-gouttes !

- Qui a dit ça ? demanda Gideon, berçant Lavinia dans ses bras comme un mannequin de

vitrine.

Rakoczy parvint tant bien que mal à se remettre en position assise, puis il regarda le plafond

avec un rire aboyant.

- Vous voyez les étoiles danser ?

Gideon soupira.

- Je vais devoir aller chercher le comte, dit-il. Gwen... si tu pouvais m'aider... ?

Je le regardai, ébahie.

- À m'occuper de celle-là ? Ça va pas, non ?

Quelques pas me suffirent à atteindre la porte et à sortir dans le couloir pour lui cacher les

larmes stupides qui inondaient mes joues.

Je ne savais ni pourquoi je pleurais ni où j'allais. C'était certainement une de ces réactions posttraumatiques

qui font le bonheur des journaux : des personnes en état de choc font d'étranges

choses, comme ce boulanger du Yorkshire au bras écrasé dans la presse à pâte.

Il avait encore cuit six tôles de pains aux raisins avant d'appeler les urgences. Ces pains étaient

la chose la plus horrible que les secouristes aient jamais vue.

Devant l'escalier, j'hésitai. Je ne voulais pas descendre, car lord Alastair m'attendait sans doute

en bas, prêt à commettre son crime parfait, et je jugeai préférable de monter. A peine avais-je

grimpé quelques marches que j'entendis Gideon me crier :

- Gwenny ! Arrête ! S'il te plaît !

Un instant, je m'imaginai qu'il avait claqué Lavinia par terre pour me courir après, mais rien n'y

fit : j'étais toujours aussi furieuse ou triste ou anxieuse ou tout à la fois et, aveuglée par les

larmes, je continuai à trébucher dans l'escalier et à enfiler le couloir suivant.

- Où tu vas, là ?

Cette fois, Gideon était près de moi et tentait de me prendre la main.

- N'importe où ! Loin de toi ! sanglotai-je en entrant dans la première pièce venue.

Gideon me suivit. Naturellement. Je faillis m'essuyer le visage avec ma manche, mais au tout

dernier moment je me rappelai que Mme Rossini m'avait maquillée et stoppai aussitôt mon

geste. Probablement que j'avais déjà l'air assez amochée comme ça. Pour ne pas devoir

regarder Gideon, j'inspectai la pièce du regard. Des bougies dans des chandeliers muraux

paraient de tons dorés le bel ameublement : un canapé, un mignon bureau, quelques chaises,

un tableau représentant un faisan mort à côté de quelques poires, une collection de sabres

d'apparence exotique au-dessus du manteau de cheminée et de superbes panneaux dorés

devant les fenêtres. Bizarrement, tout cela me donna soudain une impression étrange de déjàvu.

Gideon attendait devant moi.

- Laisse-moi tranquille ! lui dis-je d'une voix faiblarde.

- Il n'en est pas question ! Chaque fois que je te laisse seule, tu en profites pour faire n'importe

quoi.

- Va-t'en!

J'avais envie de me vautrer sur ce canapé et de donner des coups de poing aux coussins. Étaitce

trop demander ?

- Non, je ne m'en irai pas ! dit Gideon. Écoute, je suis désolé pour ce qui s'est passé. Je n'aurais

pas dû le tolérer.

Mon Dieu ! c'était encore une fois bien typique. Un cas classique de syndrome d'hyperresponsabilité.

Mais que pensait-il donc avoir à faire de ma rencontre fortuite avec un Rakoczy

qui avait complètement dévissé du chapeau, comme Xemerius aurait dit.

Toutefois... quelques sentiments de culpabilité ne pourraient pas lui nuire.

- Mais tu l'as fait ! répliquai-je donc.

Puis j'ajoutai :

- Parce que tu n'avais d'yeux que pour elle.

- Tu es jalouse !

Gideon eut l'impudence d'éclater de rire. Comme s'il était soulagé.

- Ça te plairait, hein ?

Mes larmes s'étaient taries et je m'essuyai le nez en douce.

- Le comte va se demander où nous sommes passés, reprit Gideon après un court silence.

- Il n'a qu'à envoyer à nos trousses son frère d'âme transylvanien, ton comte ! lançai-je en osant en juillet 1967 Le couple CHAMBERT s'installe à Agen dans un appartement, le grand-père travaille comme manœuvre chez un maçon. Les deux rencontres avec le couple CHAMBERT ont lieu à Marseillan- Plage où vit actuellement le couple : Monsieur CHAMBERT nous a adressé une lettre pour préciser que nous pouvions les rencontre à cette adresse. Madame CHAMBERT précise : Coralie jeune était travailleuse, elle faisait du bricolage avec son père. Le grand-père Monsieur CHAMBERT Est un homme d'une soixantaine d'années, il porte des lunettes, vêtu d'un jean. Elle paraît effacée, renfermée. Madame DEMPSEY indique : la deuxième maison de Marseillan village serait estimée à environ : 83500€ divisée par 2 = 41 000€ ce qui permet à la grand-mère de payer les 8800€ dus. Elle se souvient des placards vides, d'un jour où sa -mère son frère et elle sont partis par la fenêtre, un ami les a récupéré dans la rue. Monsieur CHAMBERT raconte : « le logement se situe dans le Lycée, ils regardent par la fenêtre constatent qu'il règne un bazar indescriptible dans le logement». Re9u au CAP. Actuellement une relation se renoue. Coralie Gideon soupira.

- Je vais devoir aller chercher le comte, dit-il. Gwen... si tu pouvais m'aider... ?

Je le regardai, ébahie.

- À m'occuper de celle-là ? Ça va pas, non ?

Quelques pas me suffirent à atteindre la porte et à sortir dans le couloir pour lui cacher les

larmes stupides qui inondaient mes joues.

Je ne savais ni pourquoi je pleurais ni où j'allais. C'était certainement une de ces réactions posttraumatiques

qui font le bonheur des journaux : des personnes en état de choc font d'étranges

choses, comme ce boulanger du Yorkshire au bras écrasé dans la presse à pâte.

Il avait encore cuit six tôles de pains aux raisins avant d'appeler les urgences. Ces pains étaient

la chose la plus horrible que les secouristes aient jamais vue.

Devant l'escalier, j'hésitai. Je ne voulais pas descendre, car lord Alastair m'attendait sans doute

en bas, prêt à commettre son crime parfait, et je jugeai préférable de monter. A peine avais-je

grimpé quelques marches que j'entendis Gideon me crier :

- Gwenny ! Arrête ! S'il te plaît !

Un instant, je m'imaginai qu'il avait claqué Lavinia par terre pour me courir après, mais rien n'y

fit : j'étais toujours aussi furieuse ou triste ou anxieuse ou tout à la fois et, aveuglée par les

larmes, je continuai à trébucher dans l'escalier et à enfiler le couloir suivant.

- Où tu vas, là ?

Cette fois, Gideon était près de moi et tentait de me prendre la main.

- N'importe où ! Loin de toi ! sanglotai-je en entrant dans la première pièce venue.

Gideon me suivit. Naturellement. Je faillis m'essuyer le visage avec ma manche, mais au tout

dernier moment je me rappelai que Mme Rossini m'avait maquillée et stoppai aussitôt mon

geste. Probablement que j'avais déjà l'air assez amochée comme ça. Pour ne pas devoir

regarder Gideon, j'inspectai la pièce du regard. Des bougies dans des chandeliers muraux

paraient de tons dorés le bel ameublement : un canapé, un mignon bureau, quelques chaises,

un tableau représentant un faisan mort à côté de quelques poires, une collection de sabres

d'apparence exotique au-dessus du manteau de cheminée et de superbes panneaux dorés

devant les fenêtres. Bizarrement, tout cela me donna soudain une impression étrange de déjàvu Gideon soupira.

- Je vais devoir aller chercher le comte, dit-il. Gwen... si tu pouvais m'aider... ?

Je le regardai, ébahie.

- À m'occuper de celle-là ? Ça va pas, non ?

Quelques pas me suffirent à atteindre la porte et à sortir dans le couloir pour lui cacher les

larmes stupides qui inondaient mes joues.

Je ne savais ni pourquoi je pleurais ni où j'allais. C'était certainement une de ces réactions posttraumatiques

qui font le bonheur des journaux : des personnes en état de choc font d'étranges

choses, comme ce boulanger du Yorkshire au bras écrasé dans la presse à pâte.

Il avait encore cuit six tôles de pains aux raisins avant d'appeler les urgences. Ces pains étaient

la chose la plus horrible que les secouristes aient jamais vue.

Devant l'escalier, j'hésitai. Je ne voulais pas descendre, car lord Alastair m'attendait sans doute

en bas, prêt à commettre son crime parfait, et je jugeai préférable de monter. A peine avais-je

grimpé quelques marches que j'entendis Gideon me crier :

- Gwenny ! Arrête ! S'il te plaît !

Un instant, je m'imaginai qu'il avait claqué Lavinia par terre pour me courir après, mais rien n'y

fit : j'étais toujours aussi furieuse ou triste ou anxieuse ou tout à la fois et, aveuglée par les

larmes, je continuai à trébucher dans l'escalier et à enfiler le couloir suivant.

- Où tu vas, là ?

Cette fois, Gideon était près de moi et tentait de me prendre la main.

- N'importe où ! Loin de toi ! sanglotai-je en entrant dans la première pièce venue.

Gideon me suivit. Naturellement. Je faillis m'essuyer le visage avec ma manche, mais au tout

dernier moment je me rappelai que Mme Rossini m'avait maquillée et stoppai aussitôt mon

geste. Probablement que j'avais déjà l'air assez amochée comme ça. Pour ne pas devoir

regarder Gideon, j'inspectai la pièce du regard. Des bougies dans des chandeliers muraux

paraient de tons dorés le bel ameublement : un canapé, un mignon bureau, quelques chaises,

un tableau représentant un faisan mort à côté de quelques poires, une collection de sabres

d'apparence exotique au-dessus du manteau de cheminée et de superbes panneaux dorés

devant les fenêtres. Bizarrement, tout cela me donna soudain une impression étrange de déjàvu même goût : piano, musique, font les mêmes choix de vêtements dans les magasins. Son père et son frère vont l'aider à s'installer. Il sait garder la mesure face aux événements, son souci préserver sa famille.1977 Pour garder la maison dont le couple est propriétaire, le couple divorce Elle explique à Agen suite à la faillite de l'entreprise, son père a vendu le mobilier, la mère et les enfants sont arrivés dans l'Hérault avec les vêtements 1985 A cette époque. Les jeunes Margot et Audrey ont reçu le calendrier des grands-parents par mail en janvier 2007. A 14H le père l'accompagne à l'école. 1987 Coralie aurait demandé à son père de trouver une campagne dans les environs de Montpellier ; Le patron du père cherche à vendre une friche de 4000m avec un mazet à Montaud près de St Bataille.. 1993 Madame DEMPSEY payait les factures : Eau, EDF, téléphone ajouté au montant du prêt ce qui grevait son budget.83 appréciation : sérieuse, excellent trimestre félicitations Notes du second trimestre : français 17,47, maths : 17,90 attitude exemplaire, félicitations. Leur attitude ne milite pas en faveur de l'octroi d'un droit de visite. la Juge aux Affaires Familiales a délibéré et rendu l'audience. Madame DEMPSEY explique avoir abordé la question de débarrasser la maison avec ses parents. Mai 200? demande des grands-parents d'un droit de visite sur tes enfants : Margot et Audrey 2/08/2007 Demande des grands-parents de pension alimentaire, ils sont déboutés de leur demande. Une mezzanine : utilisée comme débarras. Durant l'été Madame DEMPSEY part à Tours chez la mère de Monsieur DEMPSEY en vacances ia jeune femme bien accueillie va rester un mois, elle informe ses parents de son absence et précise qu'à son retour elle va travailler au centre sportif en heures supplémentaires, la jeune femme explique c'est un choc pour ses parents qui comptent sur elle pour paraient de tons dorés le bel ameublement : un canapé, un mignon bureau, quelques chaises,

un tableau représentant un faisan mort à côté de quelques poires, une collection de sabres

d'apparence exotique au-dessus du manteau de cheminée et de superbes panneaux dorés

devant les fenêtres. Bizarrement, tout cela me donna soudain une impression étrange de déjàvu.

Gideon attendait devant moi.

- Laisse-moi tranquille ! lui dis-je d'une voix faiblarde.

- Il n'en est pas question ! Chaque fois que je te laisse seule, tu en profites pour faire n'importe

quoi.

- Va-t'en!

J'avais envie de me vautrer sur ce canapé et de donner des coups de poing aux coussins. Étaitce

trop demander ?

- Non, je ne m'en irai pas ! dit Gideon. Écoute, je suis désolé pour ce qui s'est passé. Je n'aurais

pas dû le tolérer.

Mon Dieu ! c'était encore une fois bien typique. Un cas classique de syndrome d'hyperresponsabilité.

Mais que pensait-il donc avoir à faire de ma rencontre fortuite avec un Rakoczy

qui avait complètement dévissé du chapeau, comme Xemerius aurait dit.

Toutefois... quelques sentiments de culpabilité ne pourraient pas lui nuire.

- Mais tu l'as fait ! répliquai-je donc.

Puis j'ajoutai :

- Parce que tu n'avais d'yeux que pour elle.

- Tu es jalouse !

Gideon eut l'impudence d'éclater de rire. Comme s'il était soulagé.

- Ça te plairait, hein ?

Mes larmes s'étaient taries et je m'essuyai le nez en douce.

- Le comte va se demander où nous sommes passés, reprit Gideon après un court silence.

- Il n'a qu'à envoyer à nos trousses son frère d'âme transylvanien, ton comte ! lançai-je en osant

de nouveau croiser son regard. En fait, il n'est même pas comte ! Son titre est aussi faux que les

joues roses de cette... comment c'était déjà, son nom ?

Gideon rit doucement.

- J'ai déjà oublié son nom.

- Menteur ! dis-je en commettant l'erreur de sourire un peu.

Gideon reprit aussitôt son sérieux.

- Le comte ne peut rien au comportement de Rakoczy. Il va certainement le punir pour ça. On

ne te demande pas d'apprécier le comte, tu dois seulement le respecter.

- Je ne dois rien du tout ! m'emportai-je.

Je me tournai brusquement vers la fenêtre. Et là, je... m'y vis !

Vêtue de mon uniforme scolaire, je lorgnais d'un air plutôt niais derrière le rideau doré. Dieu du paraient de tons dorés le bel ameublement : un canapé, un mignon bureau, quelques chaises,

un tableau représentant un faisan mort à côté de quelques poires, une collection de sabres

d'apparence exotique au-dessus du manteau de cheminée et de superbes panneaux dorés

devant les fenêtres. Bizarrement, tout cela me donna soudain une impression étrange de déjàvu.

Gideon attendait devant moi.

- Laisse-moi tranquille ! lui dis-je d'une voix faiblarde.

- Il n'en est pas question ! Chaque fois que je te laisse seule, tu en profites pour faire n'importe

quoi.

- Va-t'en!

J'avais envie de me vautrer sur ce canapé et de donner des coups de poing aux coussins. Étaitce

trop demander ?

- Non, je ne m'en irai pas ! dit Gideon. Écoute, je suis désolé pour ce qui s'est passé. Je n'aurais

pas dû le tolérer.

Mon Dieu ! c'était encore une fois bien typique. Un cas classique de syndrome d'hyperresponsabilité.

Mais que pensait-il donc avoir à faire de ma rencontre fortuite avec un Rakoczy

qui avait complètement dévissé du chapeau, comme Xemerius aurait dit.

Toutefois... quelques sentiments de culpabilité ne pourraient pas lui nuire.

- Mais tu l'as fait ! répliquai-je donc.

Puis j'ajoutai :

- Parce que tu n'avais d'yeux que pour elle.

- Tu es jalouse !

Gideon eut l'impudence d'éclater de rire. Comme s'il était soulagé.

- Ça te plairait, hein ?

Mes larmes s'étaient taries et je m'essuyai le nez en douce.

- Le comte va se demander où nous sommes passés, reprit Gideon après un court silence.

- Il n'a qu'à envoyer à nos trousses son frère d'âme transylvanien, ton comte ! lançai-je en osant

de nouveau croiser son regard. En fait, il n'est même pas comte ! Son titre est aussi faux que les

joues roses de cette... comment c'était déjà, son nom ?

Gideon rit doucement.

- J'ai déjà oublié son nom.

- Menteur ! dis-je en commettant l'erreur de sourire un peu.

Gideon reprit aussitôt son sérieux.

- Le comte ne peut rien au comportement de Rakoczy. Il va certainement le punir pour ça. On

ne te demande pas d'apprécier le comte, tu dois seulement le respecter.

- Je ne dois rien du tout ! m'emportai-je.

Je me tournai brusquement vers la fenêtre. Et là, je... m'y vis !

Vêtue de mon uniforme scolaire, je lorgnais d'un air plutôt niais derrière le rideau doré. Dieu du Mrs Counter et cette Gwendolyn derrière le rideau venait de faire son troisième saut dans le

temps. Je lui fis rapidement signe de se cacher.

- Qui est-ce ? demanda Gideon.

- Rien ! répondis-je de mon air le plus débile possible.

- A la fenêtre.

Il tâta dans le vide en cherchant instinctivement son épée.

- Il n'y a rien !

Ce que je fis ensuite doit en tout cas être porté sur le compte de cette histoire de choc posttraumatique

- je rappelle ici au passage le boulanger et les pains aux raisins sanglants -, en

d'autres circonstances, je n'aurais très certainement jamais fait ça. De plus, du coin de l'oeil, je

crus voir quelque chose de vert passer furtivement devant la porte et... ah ! dans le fond, je ne

le fis que parce que je savais déjà fort bien que je le ferais. Il ne me restait, pour ainsi dire, rien

d'autre à faire.

- Et si c'était quelqu'un derrière le rideau qui nous esp... dit encore Gideon.

Mais j'avais déjà passé mes bras autour de son cou et pressé mes lèvres sur les siennes. Et tant

que j'y étais, je pressai aussi le reste de mon corps contre le sien, à la plus belle manière de lady

Lavinia.

Pendant quelques secondes, je craignis que Gideon me repousse, mais il soupira doucement,

m'entoura la taille de ses bras et m'attira encore plus fort à lui. Il répondit à mon baiser avec

une telle fougue que j'en oubliai tout le reste et fermai les yeux. Comme précédemment,

pendant le menuet, plus rien ne compta de ce qui se passait ou allait se passer autour de nous

et j'oubliai même qu'il était, en fait, un sale type... Je savais seulement que je l'aimais et

l'aimerais toujours et ne voulais plus qu'une seule chose : me faire embrasser par lui,

maintenant et toujours.

Une petite voix intérieure me chuchota de bien vouloir reprendre mes esprits, mais les lèvres

de Gideon et ses mains provoquèrent plutôt le contraire. De sorte que je suis dans

l'impossibilité de dire combien de temps après nous nous détachâmes et nous regardâmes, bulletin scolaire : 2Q€, pour Noël 50€. Sa relation avec sa grand-mère paternelle : sa mamie lui apporte des souvenirs, lui envoie de jolies cartes postales, elle est gentille, affectueuse. Le père argumente : « Coralie est contente de se changer pour faire le maçon ». Le grand-père relate. Le grand-père ajoute : - situation retraite relevé 88 trimestres il manque 162 trimestre car les papiers ont été dérobés à la maison de leur fille à St Bauzille - dette des taxes d'habitation et foncière depuis 2006 : 500€ par taxe/an. Placée par le Juge des enfants à la demande de ses parents dans une Institution religieuse pour mères célibataires à Angorrant près de Nantes. Selon ses dires il est influence sa fille. Audrey est disponible pour jouer avec elle au ballon, faire des coloriages Elle parie de sa maîtresse Sandrine, de Cristelle l'ATSEM d'Aude ie professeur de danse. Selon ses dires les chiens sont sous-alirnentés. il est recruté comme agent de collectivité territoriale su Collège de Port la Nouvelle où travaille Madame DEMPSEY. « par ordonnance du 16/11/2009.: 6300€ 2006 Première hypothèque 2007 Grand-mère saisit le Juge pour récupérer la remise, l'acte sous seing privé est déclaré nul 23/04/07, la grand-mère est condamnée aux dépens.. Le couple CHAMBERT achète deux maisons à Marseillan village qu'il compte « retaper » pour améliorer ses revenus à la retraie. Gilles CHAMBERT : le frère de Coralie il a évoqué que son travail ne lui permettait pas de nous rencontrer c'est pourquoi : il s'est exprimé au cous d'une communication téléphonique. Face à cette situation, il apparaît clairement que les enfants vivent dans un milieu familial conforme à leur bonne éducation. D'autre, les enfants Margot et Audrey ne revendiquent pas actuellement de rencontrer leurs grands-parents. il est gentil Elle dit avoir vu au mariage de son oncle, ses grands-parents maternels : ils n'ont pas parié avec elle. La grand-mère précise : être 7 AFFAIRE CHAMBERT / DEMPSEY atteinte de la Puis j'ajoutai :

- Parce que tu n'avais d'yeux que pour elle.

- Tu es jalouse !

Gideon eut l'impudence d'éclater de rire. Comme s'il était soulagé.

- Ça te plairait, hein ?

Mes larmes s'étaient taries et je m'essuyai le nez en douce.

- Le comte va se demander où nous sommes passés, reprit Gideon après un court silence.

- Il n'a qu'à envoyer à nos trousses son frère d'âme transylvanien, ton comte ! lançai-je en osant

de nouveau croiser son regard. En fait, il n'est même pas comte ! Son titre est aussi faux que les

joues roses de cette... comment c'était déjà, son nom ?

Gideon rit doucement.

- J'ai déjà oublié son nom.

- Menteur ! dis-je en commettant l'erreur de sourire un peu.

Gideon reprit aussitôt son sérieux.

- Le comte ne peut rien au comportement de Rakoczy. Il va certainement le punir pour ça. On

ne te demande pas d'apprécier le comte, tu dois seulement le respecter.

- Je ne dois rien du tout ! m'emportai-je.

Je me tournai brusquement vers la fenêtre. Et là, je... m'y vis !

Vêtue de mon uniforme scolaire, je lorgnais d'un air plutôt niais derrière le rideau doré. Dieu du

ciel ! Voilà pourquoi j'avais l'impression de bien connaître les lieux ! C'était la salle de classe de

Mrs Counter et cette Gwendolyn derrière le rideau venait de faire son troisième saut dans le

temps. Je lui fis rapidement signe de se cacher.

- Qui est-ce ? demanda Gideon.

- Rien ! répondis-je de mon air le plus débile possible.

- A la fenêtre.

Il tâta dans le vide en cherchant instinctivement son épée.

- Il n'y a rien !

Ce que je fis ensuite doit en tout cas être porté sur le compte de cette histoire de choc posttraumatique

- je rappelle ici au passage le boulanger et les pains aux raisins sanglants -, en

d'autres circonstances, je n'aurais très certainement jamais fait ça. De plus, du coin de l'oeil, je

crus voir quelque chose de vert passer furtivement devant la porte et... ah ! dans le fond, je ne

le fis que parce que je savais déjà fort bien que je le ferais. Il ne me restait, pour ainsi dire, rien

d'autre à faire.

- Et si c'était quelqu'un derrière le rideau qui nous esp... dit encore Gideon.

Mais j'avais déjà passé mes bras autour de son cou et pressé mes lèvres sur les siennes. Et tant

que j'y étais, je pressai aussi le reste de mon corps contre le sien, à la plus belle manière de lady

Lavinia.

Pendant quelques secondes, je craignis que Gideon me repousse, mais il soupira doucement,

m'entoura la taille de ses bras et m'attira encore plus fort à lui. Il répondit à mon baiser avec

une telle fougue que j'en oubliai tout le reste et fermai les yeux. Comme précédemment,

pendant le menuet, plus rien ne compta de ce qui se passait ou allait se passer autour de nous

et j'oubliai même qu'il était, en fait, un sale type... Je savais seulement que je l'aimais et

l'aimerais toujours et ne voulais plus qu'une seule chose : me faire embrasser par lui,

maintenant et toujours.

Une petite voix intérieure me chuchota de bien vouloir reprendre mes esprits, mais les maladie de LYME, le neurologue aurait évoqué que cette maladie peut s'avérer invalidante au point de devoir utiliser un fauteuil roulant. Selon les dires de Madame CHAMBERT. Sa relation avec sa sœur Audrey est bonne, elle dit avoir des goûts différents, elle ajoute ne pas avoir le même âge. d'un pull. Madame DEMPSEY ajoute le couple CHAMBERT n'est pas divorcé à sa connaissance, le premier divorce fictif puisque le couple vivait ensemble, elle ajoute sur les papiers le couple vit à St Bauziile au domicile du fils Gilles CHAMBERT dans la réalité il vit à Marseillan plage Madame DEMPSEY explique : la demande de droit de visite des grands-parents a été faxée sur son lieu de travail, Coralie explique le couple DEMPSEY n'a pu remplacer la seconde voiture faute d'argent. Le couple CHAMBERT vit actuellement à Marseillan Plage, le couple verbalise poursuivre les procédures persuadé d'obtenir satisfaction. - un fax à la Mairie de Port la Nouvelle pour voir s'il pouvait intervenir auprès de leur fille. Madame DEMPSEY fait les travaux avec son père maçon. Si les petites filles ont besoin d'eux qu'elles sachent que les grands-parents ne les rejettent pas et que cette situation ne vient pas d'eux. 10 AFFAIRE CHAMBERT / DEMPSËY Le grand- père explique : Coralie s'est renseignée auprès des services sur la demande de RMi instruite pour ses parents. un tapis des rideaux rouges, un lustre argenté. La mère la récupère à 17h50 Elle est remuante, sollicite l'autre pour jouer avec elle. Il est aimable. Elle ne veut pas tes rencontrer parce qu'ils n'ont pas penser à elles. » Monsieur CHAMBERT explique : suite au mariage de leur fille Coralie, son mari Monsieur DEMPSEY aurait revendiqué un loyer de 10 ans pour occupation des lieux, et précisé « tout ce qui est à ma femme et à moi » Le 11 août 2004 Monsieur CHAMBERT dit : - avoir constaté à 14h la présence de la voiture de son beau fils dans la rue toutes vitres fermées à c!é : à l'intérieur Margot et Audrey et les deux boxers. Elle a des difficultés à accepter le changement brutal de sa fille à rencontre de son couple. le grand-père est apprenti mécanicien a Agen. Le logement des grands-parents paternels est un véritable bric brac. Chambre des grands-parents : une fenêtre avec rideau, un lit, une armoire, un meuble vitrine, 2 chevets, des livres, une table ronce, 2 travailleuses couture et tricot, un lustre, 2 appliques. En septembre, le club de Font Romeu loue la licence d'Angers pour une saison.Le grand- comme s'il voulait rétablir au plus vite la plus grande distance possible entre nous.

- Comment ça...pourquoi ?

Mon coeur battait si vite et si fort qu'il pouvait certainement l'entendre. Je lorgnai vers la porte.

Je m'étais sans doute seulement imaginé le truc vert que j'avais cru apercevoir du coin de l'oeil

et il gisait encore sur le tapis, sans connaissance, un étage plus bas, en attendant d'être réveillé

par un baiser.

Gideon avait plissé des yeux méfiants.

- Mais tu as...

En quelques pas, il fut à la fenêtre et tira les rideaux sur le côté. Ah, je le retrouvais bien là

encore ! A peine venait-on de vivre quelque chose de... hmm... sympa avec lui, qu'il s'efforçait

au plus vite de tout faire capoter.

- Tu cherches quelque chose ? ironisai-je.

Derrière les rideaux, il n'y avait naturellement plus personne... mon plus jeune moi était

retourné depuis longtemps dans son présent et se demandait justement où il avait bien pu

apprendre à embrasser aussi incroyablement bien.

Gideon se retourna. Son visage ne montrait plus de trouble et affichait son arrogance

coutumière. Les bras croisés, il s'appuyait contre le rebord de fenêtre.

- Qu'est-ce qui t'a pris, Gwendolyn ? Quelques secondes avant, tu me regardais encore d'un air

dégoûté.

- Je voulais... commençai-je.

Mais je changeai de tactique.

- Qu'est-ce que c'est que cette question idiote ? Jusqu'à présent, à chaque fois que tu m'as

embrassée, tu ne m'as jamais expliqué pourquoi, non ?

Puis j'ajoutai, pour enfoncer le clou :

- J'en ai eu envie, voilà tout. Et tu n'étais pas obligé de me suivre.

Cela dit, si ça n'avait pas été le cas, je serais sans doute rentrée sous terre de honte. Les yeux de

Gideon lancèrent des éclairs.

- Tu en as eu envie, voilà tout, répéta-t-il en revenant vers moi. Bon sang, Gwendolyn ! Il y a

une bonne raison pour que... Ça fait des jours que j'essaie... J'ai tout le temps...

Il plissa le front, apparemment irrité de son bredouillis.

- Tu me crois peut-être en pierre ?

Il prononça cette dernière phrase assez fort.

Je ne sus que répondre. Il devait sans doute s'agir plutôt d'une question rhétorique...

Non, évidemment, je ne croyais pas qu'il fût en pierre, mais que diable voulait-il me dire avec ça

? Ses bribes de phrases précédentes n'avaient pas non plus vraiment contribué à m'éclairer. Un père conclue : une telle attitude ne peut être le fart de sa fille, i! reproche à son beau fils d'avoir sépare Coralie de tout ie monde, ce qui l'amène à croire que sa fi! e est peut-être dans une secte, li ajoute être très inquiet. Les grands-parents réitèrent leur demande que tes deux enfants Margot et Audrey soient entendues, ils ajoutent : la petite est née en 2005, au moment de la demande elle avait 1 an.. Monsieur DEMPSEY est marqué par cette situation». 1984 II va travailler à ESKF à Saint Cyre / Loire comme manutentionnaire, il joue dans l'équipe de hockey d'Orléans quand i! part à l'armée à Nancy, réformé il rentre.». Coralie et Edith rencontrent Madame CHAMBERT, sa belle sœur et sa fille Clara au cours de promenades dans le quartier. Le couple dit l'avoir renflouée à plusieurs reprises, A cette époque.. Madame CHAMBERT souhaite se marier avec Monsieur CHAMBERT, le père de son enfant. Dans l'attente de la réalisation de l'enquête sociale, les droits de visite et ou Le visage de Gideon émergea de nouveau de ses mains. Comme le vert de ses yeux ressortait

sur sa pâleur ! Je me rappelai soudain ce qu'il m'avait dit en dernier et je voulus me redresser,

mais le docteur White m'en empêcha.

- Quelqu'un pourrait-il lui enlever cette perruque innommable ? dit-il sèchement.

Aussitôt, plusieurs mains entreprirent de retirer les épingles de ma coiffure et j'éprouvai un

sentiment merveilleux quand cet échafaudage me fut retiré.

- Attention, Marley ! avertit Falk de Villiers. Pensez à Mme Rossini

!-

Oui, sir, s'effraya Marley en manquant de laisser tomber la perruque. Mme Rossini, sir.

Mr George retira les épingles de mon chignon et défit doucement ma tresse.

- Ça va mieux comme ça ? demanda-t-il.

Oui, ça allait beaucoup mieux.

- J'ai trouvé dans mes cheveux une souris bleue. Dans mes cheveux, une souris bleue. Encore

bien heureux qu'il n'y en ait pas deux, chantonna stupidement Xemerius. Ah, je suis si heureux

de te voir encore en vie et de ne pas devoir me chercher quelqu'un d'autre que je ne dis que

des bêtises.

Le petit Robert rit doucement.

- Ça y est ? Je peux regarder ? demanda James sans attendre la réponse.

Mais dès qu'il me vit, il se cacha de nouveau les yeux.

- Tonnerre ! C'est vraiment miss Gwendolyn ! Pardonnez-moi de ne pas vous avoir reconnue

quand ce jeune dandy est passé tout à l'heure devant moi en vous portant.

Il soupira, puis reprit :

- C'était déjà bien assez étrange comme ça. On n'a plus l'habitude de voir des gens

correctement habillés dans ces murs.

Mr Whitman posa une main sur l'épaule de Gideon.

- Alors, que s'est-il passé exactement, mon garçon ? Tu as pu transmettre notre message au

comte ? Et t'a-t-il donné des instructions pour la prochaine rencontre ?

- Allez lui chercher un whisky et fichez-lui la paix quelques minutes, grogna le docteur White,

tout en appliquant deux bandes adhésives sur ma blessure. Il est encore sous le choc.

- Non, non, ça va, murmura Gideon.

Il me jeta encore un coup d'oeil, sortit la lettre cachetée de sa poche et la tendit à Falk.

- Viens ! dit Mr Whitman en aidant Gideon à se relever. En haut, dans le bureau du directeur, il

y a du whisky. Et un canapé aussi, au cas où tu voudrais t'allonger un peu.

Il se retourna et demanda :

- Falk, tu nous accompagnes ?

- Mais certainement. J'espère que ce vieux Gilles a assez de whisky pour nous tous. Et vous, ne

ramenez surtout pas Gwendolyn chez elle dans cet état ! C'est clair ? dit-il en se retournant vers

les autres»

- C'est clair, sir, assura Mr Marley. Clair comme de l'eau de roche, si je peux le formuler ainsi.

Falk leva les yeux au plafond.

- Vous le pouvez, dit-il.

Puis il disparut avec Mr Whitman et Gideon.

Mr Bernhard avait sa soirée de congé, de sorte que Caroline m'ouvrit la porte en m'inondant

aussitôt d'un flot ininterrompu de paroles.

- Charlotte a essayé son costume d'elfe pour la fête ; il est merveilleux et elle vient de me

permettre de lui coller les ailes. Mais tante Glenda a dit que je ferais bien d'aller me lave Si je t'entends encore une fois dire merveilleux ou merveilleuse, je crache dans ta maudite

quiche ! grommela Xemerius.

Je lui souris, me mis un morceau en bouche, jetai un regard radieux à la ronde et demandai :

- Alors, comment s'est passée votre journée ?

Tante Maddy me renvoya mon sourire.

- Eh bien, on dirait que la tienne s'est bien passée, en tout cas.

La fourchette de Charlotte grinça sinistrement sur son assiette.

Oui... au final, la journée avait été assez bonne. Même si je n'avais plus revu Gideon, Falk et Mr

Whitman et si je n'avais pas pu vérifier si ce « Je t'aime, Gwenny, je t'en prie, ne me quitte pas !

» était simplement le fruit de mon imagination ou si c'étaient bien les propres paroles de

Gideon. Les Veilleurs encore présents s'étaient donné toutes les peines du monde pour

remédier à mon état « sérieusement amoché

», comme Falk de Villiers s'était plu à le qualifier. Mr Marley avait même voulu me brosser les

cheveux, mais j'avais préféré le faire moi-même. Maintenant, j'avais repris mon uniforme

scolaire et mes cheveux tombaient bien proprement dans mon dos. Mum caressa ma main.

- Je suis contente de te revoir en bonne forme, mon petit coeur.

Tante Glenda marmonna quelque chose où je crus entendre «

constitution d'un enfant de paysan ». Puis elle me demanda avec un sourire feint :

- Alors, et cette histoire de sac-poubelle vert ? Je n'arrive pas à croire que toi et ton amie Leslie

vouliez vous présenter ainsi à la fête donnée par les Dale pour leur fille ! Tobias Dale va

certainement le prendre pour un affront politique, lui qui est une si grosse pointure chez les

Tories.

- Hein ? fis-je.

- On dit : « Comment, s'il vous plaît ? », me rappela à l'ordre Xemerius.

- Glenda, tu m'étonnes ! Aucune de mes petites-filles ne serait capable d'avoir de telles idées.

En sac-poubelle ! Quelle stupidité !

- Eh bien, quand on n'a rien d'autre de vert à se mettre, c'est toujours mieux que rien, persifla

Charlotte. En tout cas, pour Gwen.

- Oh, mon Dieu ! dit tante Maddy, le regard compatissant. Voyons voir... J'aurais bien un

peignoir de bain moelleux, en tissu éponge vert, que je pourrais te prêter.

Charlotte, Nick, Caroline et Xemerius pouffèrent de rire et je fis un sourire à tante Maddy.

- C'est gentil de ta part, mais je crois que Leslie ne serait pas d'accord : un Martien en peignoir,

ça ne le fait pas !

- Là, tu entends ? s'écria tante Glenda en saisissant la balle au bond.

Elles ne plaisantent pas ! Ma parole ! Cette Leslie a une mauvaise influence sur Gwendolyn.

Elle fronça le nez.

- Non pas que l'on puisse d'ailleurs attendre autre chose de l'éducation de parents prolétaires.

C'est déjà bien assez grave que ce genre d'élève puisse être accepté à Saint Lennox. Mais, très

certainement, je n'autoriserais pas ma fille à fréquen...

- Maintenant, ça suffit, Glenda l intervint furieusement Mum.

Leslie est une jeune fille intelligente et bien élevée, et ses parents ne sont pas des prolétaires !

Son père est... il est...

- Ingénieur dans le bâtiment, lui soufflai-je.

- ... ingénieur dans le bâtiment et sa mère travaille comme...

- Diététicienne, complétai-je encore.

- ... Et son chien a fait ses études au Goldsmith Collège, dit Xemerius. Une famille fort respectable.

- Notre costume n'est pas une déclaration politique, assurai-je à tante Glenda et à lady Arista

qui me dévisageaient, les sourcils levés.

C'est tout simplement de l'art.

D'un autre côté, ce serait bien typique de Leslie de vouloir donner en plus un sens politique à

tout ça. Comme si ça ne suffisait pas de se montrer aussi affreusement attifées.

- Et c'est la fête de Cynthia, pas celle de ses parents, ajoutai-je, sinon le mot d'ordre n'aurait

peut-être pas été aussi vert.

- Je ne trouve pas ça drôle, déclara tante Glenda. Et je considère comme une impolitesse de

négliger son costume alors que tous les autres invités et les hôtes vont sortir le grand jeu. Le

costume de Charlotte, par exemple...

- A coûté une fortune et lui va comme un gant, tu l'as déjà dit au moins trente-six fois

aujourd'hui, l'interrompit Mum.

- Tu es jalouse, voilà tout. Tu Tas toujours été. Mais moi, je m'intéresse au moins au bien de ma

fille, contrairement à toi, glapit tante Glenda. Je ne comprends pas que tu te préoccupes si peu

de ses fréquentations sociales et que tu ne puisses même pas lui trouver un costume correct...

- Fréquentations sociales ? reprit Muni en roulant les yeux. Dis-moi, tu ne serais pas un peu à

côté de la plaque, là ? Il s'agit de la fête d'anniversaire d'une camarade de classe ! C'est déjà

bien assez d'obliger ces pauvres enfants à se costumer !

Lady Arista reposa bruyamment son couvert.

- Mon Dieu... vous avez passé la quarantaine et vous vous comportez comme des teenagers. Il

est évident que Gwendolyn ne se présentera pas en sac-poubelle à cette fête. Et maintenant,

changeons de sujet, je vous prie.

- Oui, c'est ça, parlons des dragons despotiques, proposa Xemerius.

Et des femmes de plus de quarante ans qui vivent encore chez leur maman.

- Tu ne peux tout de même pas obliger Gwendolyn à... commença Mum, mais je lui décochai en

souriant un coup de pied dans le tibia, sous la table.

Elle soupira, puis me renvoya mon sourire.

- C'est seulement que je ne peux pas accepter de voir Gwendolyn bafouer l'honneur de notre...

dit tante Glenda, mais lady Arista ne la laissa pas finir.

- Glenda, tais-toi maintenant ou tu pourrais aller te coucher ce soir sans dîner, cria-t-elle.

Du coup, à part lady Arista et tante Glenda, tout le monde éclata de rire, même Charlotte. À cet

instant, on sonna à la porte en bas.

Pendant quelques secondes, personne ne réagit, nous continuâmes simplement à manger

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