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07/08/2017

Divers

maison en même temps que le petit soupirant de Charlotte et ils doivent certainement être

toujours en train de se disputer au sujet des bégonias.

Elle offrit à Gideon un de ses sourires à fossettes roses.

- Savez-vous, Gideon, pour un de Villiers, je vous trouve inhabituellement sympathique !

Gideon se leva également.

- Merci beaucoup, répliqua-t-il joyeusement en serrant la main de tante Maddy. Je suis ravi

d'avoir fait votre connaissance.

- Ouh, dit Leslie en m'expédiant un coup de coude dans les côtes.

Et il a de bonnes manières, avec ça. Il soulève ses fesses en voyant une dame se lever. De jolies

fesses, cela dit. Quel dommage qu'il soit un si sale type !

Je levai les yeux au ciel.

Mum épousseta sa robe et releva Caroline et Nick de leur chaise.

- Allez, venez, tous les deux... c'est l'heure d'aller au lit.

- Mum, protesta Nick. C'est vendredi. Et j'ai douze ans !

- Et moi, j'aimerais rester encore un peu, s'il te plaît.

Caroline leva un regard ingénu vers Gideon.

- Je t'aime bien, dit-elle. Tu es vraiment sympa et mignon comme tout.

- Oui, c'est vrai, me chuchota Leslie. Dis-moi, il rougit, là ? Ça m'en avait tout l'air. Vraiment

adorable.

Leslie me décocha un nouveau coup de coude.

- Ne prends pas cet air béat, grinça-t-elle.

À cet instant, Xemerius traversa en volant la fenêtre fermée et se posa sur le bureau avec un

petit rot satisfait.

- En revenant plein d'espoir de sa petite virée, le beau démon subtil dut malheureusement

constater que la fille, entre-temps, n'avait perdu ni son corsage jaune pisseux ni son

innocence...

Je lui adressai un « ferme-la ! » muet.

- Moi, ce que j'en dis... fit-il, vexé. L'occasion était bonne.

Finalement, tu n'es plus si jeune que ça et qui sait si tu ne recommenceras pas demain à le haïr

profondément.

Quand tante Maddy fut partie et que Mum eut fait sortir Caroline et Nick en les poussant

devant elle, Gideon ferma la porte et nous regarda en souriant.

Leslie leva les mains.

- Non, laisse tomber ! Je ne partirai pas. Je dois discuter de choses importantes avec Gwen. De

choses top-secrètes.

- Alors, je reste aussi, déclara Xemerius qui sauta sur mon lit et se lova sur l'oreiller.

- Leslie... je ne crois pas que ce soit encore nécessaire de cacher quoi que ce soit à Gideon, disje.

Ce ne serait pas mal de mettre tout notre savoir dans le même sac.

J'avais joliment exprimé ça.

- D'autant plus que je doute que Google puisse vraiment nous tirer d'affaire, se moqua Gideon.

Excuse-moi, Leslie, mais Mr Whitman a dernièrement montré un joli classeur, où tu avais...

euh... comme qui dirait... rassemblé des informations.

- Ça alors ! Et moi qui me disais justement que tu n'étais peut-être pas le sale type arrogant que

Gwen n'arrête pas de me décrire «

Mignon », tu parles ! Ce sont...

Embarrassée, elle fronça un peu le nez.

- C'est vraiment dégoûtant de la part de l'Écureuil d'avoir montré mon classeur à tout le monde

! reprit-elle. Au début, ces recherches sur Internet étaient notre seule piste et j'en étais assez

fière.

- Mais maintenant, nous en savons beaucoup plus, dis-je.

Premièrement, Leslie est un génie et, deuxièmement, mon grand-père m'a...

- Pas question de livrer nos sources ! déclara Leslie en me fusillant du regard. Il est toujours l'un

d'eux, Gwen. Même s'il a embrumé hormonalement tes sens.

Le sourire aux lèvres, Gideon s'assit en tailleur sur le tapis.

- D'accord ! Alors, c'est moi qui vais commencer.

Puis, sans attendre l'accord de Leslie, il se remit encore une fois à parler des papiers qu'il avait

reçus de Paul. Contrairement à moi, Leslie fut plus qu'horrifiée d'entendre que je devrais

mourir dès que le Cercle du sang serait refermé. Elle pâlit sérieusement sous ses taches de

rousseur.

- Et on peut les voir, ces papiers ? demanda-t-elle.

- Bien sûr.

Gideon sortit quelques feuilles pliées de la poche de son pantalon et en tira quelques autres de

la poche de sa chemise. D'après ce que je pus voir, le papier était plutôt jauni et usé à l'endroit

des pliures.

Leslie le fixa, ahurie.

- Et tu te promènes avec ça dans tes poches ? Il s'agit de précieux originaux, pas de... mouchoirs

en papier, dit-elle en les prenant en mains. Ils tombent déjà presque en miettes. Ah, ces

hommes !

Elle déplia les documents avec précaution.

- Tu es sûr qu'il ne s'agit pas de faux ?

Gideon haussa de nouveau les épaules.

- Je ne suis ni graphologue ni historien. Mais ils ressemblent tout à fait aux autres originaux

conservés par les Veilleurs.

- À la bonne température et sous verre, je parie, dit Leslie en gardant son ton réprobateur.

Comme il se doit !

- Et comment les gens de l'Alliance florentine sont-ils entrés en possession de ces papiers ?

demandai-je.

- Je suppose qu'ils les ont volés. Je n'ai pas encore eu le temps d'éplucher les Annales pour le

prouver. En fait, je n'ai pas trouvé le temps de vérifier tout ça. Ça fait des jours que je me

promène avec ces papiers ! Je les connais par coeur... mais je n'en suis pas plus avancé.

Sauf sur ce point-là.

- En tout cas, tu n'as pas couru tout de suite chez Falk pour lui montrer tout ça, reconnus-je.

- En fait, j'ai pensé le faire. Mais ensuite... Ah, en ce moment, je ne sais plus à qui me fier.

- Ne te fie à personne, chuchotai-je en roulant dramatiquement les yeux. C'est en tout cas ce

que ma mère m'a entré dans le crâne.

- Ta mère... murmura Gideon. Ça m'intéresserait de savoir ce qu'elle sait de tout ça.

- Ça veut dire que quand le cercle sera refermé et que le comte aura cet élixir, Gwendolyn

devra...

Leslie ne parvint pas à terminer sa phrase.

- ... mourir, complétai-je.

- Passer l'arme à gauche, passer le Jourdain, avaler sa cuillère, rendre son dernier souffle, s'en

aller... ajouta Xemerius à demi somnolent.

- On va t'assassiner ! s'écria Leslie en me prenant la main d'un geste dramatique. Car tu ne vas

pas tomber morte toute seule !

Elle se passa la main dans ses cheveux qui étaient déjà plutôt en désordre. Gideon s'éclaircit la

voix, mais Leslie ne le laissa pas parler.

- A vrai dire, j'ai toujours eu comme un mauvais pressentiment, reprit-elle. Déjà ces autres vers

sont terriblement... sinistres. Et c'est toujours le corbeau, le rubis, le numéro Douze qui semble

particulièrement visé. De plus, ça correspond tout à fait à ce que j'ai trouvé.

Elle lâcha ma main et chercha à attraper son sac à dos (tout neuf !) pour en sortir Anna

Karénine.

- Bon, en fait, ce sont Lucy et Paul et ton grand-père qui ont trouvé... et Giordano.

- Giordano ? répétai-je, troublée.

- Oui ! Tu n'as donc pas lu ses essais ? dit Leslie en feuilletant le livre. Les Veilleurs ont dû

l'accepter dans la Loge pour qu'il cesse de claironner ses thèses à tout vent.

Honteuse, je secouai la tête. Dès la première phrase à rallonge, j'avais perdu tout intérêt à la

prose de Giordano. (Sans parler du fait que c'était écrit par Giordano... vous me suivez, là ?)

- Réveillez-moi si jamais ça devient intéressant, dit Xemerius en fermant les yeux. J'ai besoin

d'un petit somme digestif.

- En tant qu'historien, Giordano n'a jamais été vraiment pris au sérieux, même par les Veilleurs,

intervint Gideon. Il a publié des trucs confus dans des revues ésotériques douteuses qui lui

valent d'être qualifié par ses fervents adeptes de « maître illuminé et transfiguré » -

comprenne qui pourra.

- Moi, je peux te l'expliquer ! dit Leslie en lui collant Anna Karénine sous le nez comme s'il

s'agissait d'une pièce à conviction. En tant qu'historien, Giordano est tombé sur des procèsverbaux

d'Inquisition et des lettres du XVIe siècle. Les sources attestent qu'au cours d'un de ses

voyages dans le temps, alors qu'il n'était encore qu'un tout jeune homme, le comte de Saint-

Germain a engrossé la fille d'un comte nommée Elisabetta di Madrone. Et, à cette occasion...

bon, avant ou probablement après, il lui a raconté plein de choses sur lui...

peut-être parce qu'il n'était encore qu'un jeune sot ou simplement parce qu'il se croyait en

sécurité.

- Et ce plein de choses serait ?

- Il a délivré généreusement toutes sortes d'informations sur lui, à commencer par ses origines

et son nom véritable, sur sa capacité à voyager dans le temps et il a même affirmé être en

possession de secrets inestimables. Des secrets lui permettant de fabriquer la pierre

philosophale.

Gideon hocha la tête comme s'il connaissait l'histoire, mais Leslie ne s'y trompa pas.

- Mais, bêtement, les types du XVIe siècle n'ont pas trouvé ça formidable. Ils ont pris le comte

pour un dangereux démon. Le père de cette Elisabetta était en outre si furieux de ce qu'il avait

fait à sa fille qu'il a fondé l'Alliance florentine et consacré sa vie à rechercher le comte et ses

pareils, comme de nombreuses générations après lui...

Elle s'arrêta, puis reprit :

- Comment en suis-je arrivée là ? Mon Dieu, j'ai la tête si pleine d’informations que j'ai

l'impression qu'elle va éclater.

- Mais, bon sang, quel rapport avec Tolstoï ? demanda Gideon en regardant le livre de Lucas. Ne

m'en veux pas, mais jusqu'à présent tu ne m'as encore rien raconté de vraiment nouveau.

Leslie lui lança un regard noir.

- A moi, oui, m'empressai-je de dire. Mais tu allais nous expliquer ce que le comte a vraiment

l'intention de faire avec cette pierre philosophale, Leslie !

- Exact, répliqua-t-elle en plissant le front. Pour cela, je voulais remonter un peu plus loin, car il

s'est naturellement écoulé un certain temps avant que les descendants du comte di Madrone

envoient le premier voyageur dans le temps, Lancelot de Villiers, en...

- Tu ne pourrais pas faire plus court ? l'interrompit Gideon. Nous n'avons plus tellement de

temps. Nous allons de nouveau rencontrer le comte après-demain et, d'ici là, je dois - selon sa généraliste et le neurologue expliquent que la grand-mère a besoin de quelqu'un pour !a suppléer dans les actes de la vie quotidienne, le mari s'en charge. Elle conclue pouvoir discuter avec ses deux parents de tout, elle négocie ses sorties ses parents lui laissent la liberté de s'exprimer librement. Elle se souvient : « le grand-père boudait, la grand-mère ne faisait pas de câlins. 500€ Crédit piano 50€ Frais activités extra scolaires : danse Audrey et Edith Frais internat Margot : Transports Margot { 10 trajets de bus) 48€60165€ 15€ Prêt véhicule 360€ Total 2653€12 Le couple DEMPSEY possède un véhicule : 308 Peugeot AFFAIRE CHAMBERT /DEMPSEY LOGEMENT DU COUPLE PARENTAL : Monsieur et Madame DEMPSEY Maison individuelle mitoyenne, le jardin de devant n'est pas clôturé faute d'argent, rentrée se fait par un couloir avec des appliques murales comme éclairage, deux chiens sur un tapis, un placard vitré où sont rangés les vêtements et jeux de société, WC avec lavabo, meuble de rangement des serviettes de toilette, une fenêtre, un lustre Salon Cuisine américaine: cuisine intégrée, équipée d'une hotte, d'une plaque de cuisson, d'un four, d'une machine à pain, d'un micro ondes, lave vaisselle, réfrigérateur congélateur, des meubles de rangement hauts et bas.., poli, calme attaché à sa famille : sa femme, ses enfants, il entretient des relations chaleureuses avec ses parents, ses soeurs. EDITH Elle a les cheveux blonds longs attachés en queue de cheval, les yeux bleus, elle porte un Jean, un tee-shirt noir avec un dessin de chat. Vendredi danse moderne 18h30 à 20h le père la conduit la mère ia récupère. A l'école elle s'intéresse.La grand-mère décrit les petites filles : Margot : volubile, dégourdie, feu follet, dans les magasins avec ses parents : elle criait avec la grand-mère elle était tranquille. Gilles le frère de Coralie vit avec ses parents à St Bauzille dans la maison de Coralie. Août 2004 Selon les dires de Monsieur CHAMBERT, !e grand-père : Le couple CHAMBERT travaille en sous traitance pour PROViBAT. Madame DEMPSEY, la mère Est vêtue d'un caleçon noir à la mode, d'un haut violet, elle a les cheveux courts châtains foncés, les yeux bleus elle porte des lunettes. Madame DEMPSEY ne parvient pas à régler le problème du déménagement du matériel avec ses parents, elle les assigne en justice pour qu'ils libèrent tes lieux pour vendre. Le père rend régulièrement visite en solex, en train à la mère enceinte, il aurait reconnu l'enfant par anticipation. 2006 Mariage de Gilles, te frère de Coralie, Ses grands-parents indiquent : il nous a été demandé par notre fils Gilles de ne pas communiquer avec la famille DEMPSEY pour éviter tout incident.- Margot et Audrey auraient besoin de sortir de ce contexte d'aller souffler auprès des grands-parents, les liens affectifs sont forts, elle ajoute ce sont les liens du sang. Juillet 2005 La grand-mère a fait prendre hypothèque provisoire sur la maison et remise de Coralie, Madame DEMPSEY obtient la main levée florentine prenaient ça pour un mensonge !

J'acquiesçai.

- Attends voir ! dit Gideon qui avait froncé les sourcils. Le grand-père de Gwenny ? Le

prédécesseur d'oncle Falk à la fonction de grand-maître ?

J'acquiesçai de nouveau, cette fois en me sentant un peu coupable.

Il me regarda fixement et son visage s'éclaira comme s'il venait de comprendre d'un coup.

- Continue, Leslie, l'invita-t-il. Qu'est-ce que tu as trouvé ?

- Lucy et Paul croyaient que le comte ne veut la pierre philosophale que pour lui.

Leslie fit une petite pause pour s'assurer que nous étions bien pendus à ses lèvres.

- Parce que la pierre philosophale doit le rendre immortel, lui et lui seul ! reprit-elle.

Gideon et moi gardâmes le silence. Pour ma part, j'étais plutôt impressionnée. Pour Gideon, je

ne savais pas. Son visage ne laissait rien paraître.

- Naturellement, le comte a dû inventer tout ce bazar de salut de l'humanité et le blablabla qui

va avec afin de persuader les gens de travailler pour lui, poursuivit Leslie. Il n'aurait sans doute

pas pu mettre une telle organisation sur pied en avouant sa véritable intention.

- Et c'est tout ? Tout ça, parce que ce vieux bonhomme a peur de mourir ? m'étonnai-je,

presque déçue.

C'était donc ça le secret derrière le secret ? Tout ce tintouin pour rien ?

Tandis que je secouai sceptiquement la tête et commençai en pensée une phrase : « Mais... »,

les sourcils de Gideon se froncèrent encore plus.

- Ça collerait bien, murmura-t-il. Bon sang, Leslie a raison ! Ça colle !

- Qu'est-ce qui colle ? demandai-je.

Il se leva d'un bond et se mit à faire les cent pas dans ma chambre.

- Je n'arrive pas à croire que ma famille soit tombée dans le panneau et l'ait suivi aveuglément

pendant des siècles, dit-il. Et que moi aussi, je me sois laissé prendre !

Il s'arrêta devant moi et respira à fond.

- ... l'air empli du parfum du temps, un restera pour très longtemps.

En lisant bien, c'est parfaitement clair. Pestilences et maux guéris, sous l'astre à douze branches

la promesse s'enclenche. Naturellement !

Pour conférer la vie éternelle à quelqu'un, cette substance doit pouvoir soigner toutes les

maladies.

Il se frotta le front et montra les feuilles plus ou moins en lambeaux sur le tapis.

- Et les prophéties que le comte a dissimulées aux Veilleurs le disent encore plus nettement. La

pierre des sages à jamais le lie. En habit de jeunesse, une force nouvelle donne au porteur du

charme un pouvoir éternel. Comme c'est simple ! Pourquoi ne l'ai-je pas compris plus tôt ?

J'étais si obnubilé par le fait que Gwendolyn allait mourir, peut-être par ma faute, que je n'ai

même pas entrevu la vérité ! Alors qu'elle me sautait aux yeux !

- Eh bien, dit Leslie avec un petit sourire triomphant. Je suppose que tes points forts résident

ailleurs. N'est-ce pas, Gwendolyn ?

Puis elle ajouta, d'un ton conciliant :

- Et tu avais aussi pas mal d'autres choses à faire.

Je pris les papiers de Gideon.

- Mais la douzième étoile se lève, le destin céleste s'achève.

Jeunesse passée, le chêne est voué au déclin dans le temps limité. La douzième étoile en allée,

Vaigle atteint son but àjamais, lus-je en butant sur les mots et en tentant d'ignorer les poils de

mes bras hérissés. D'accord, je suis la douzième étoile, mais le reste c'est de nouveau du chinois en novembre 2005 condamnée aux dépens elle paye mensuellement cette dette 19/06/2006 Les grands-parents font appel la Cour de Montpellier confirme le coût total de l'expulsion, garce meubles. Monsieur CHAMBERT explique - notre beau fils casse la porte de la maison de St Bauziile - juillet 2005 son camion en panne à St Bauzille est brûlé i! porte plainte c'est sans suite. agréable, modérée dans ses propos face à la situation conflictuelle douloureuse. la famille vit à Tours Catherine 46 ans chauffeur de bus, son compagnon travaille en déplacements le couple vit à Monts (37), Scolarisé en maternelle à l'école Alfred de Musset, en primaire à l'école Alfred de Vigny à Tours. Chambre de Margot : une frise bleue, un lit, un placard miroir sur la porte, deux bureaux, une étagère de livres, un vélo d'appartement, un lustre bleu, des rideaux bleus Les sols sont en carrelage, le chauffage électrique. Elie revoit ses parents pour leur présenter son bébé.la présente décision sera communiquée au BAJ copie 24. A la première visite de l'agence, les parents refusent de donner les clés. - un courrier au Curé de Port la Nouvelle, le Curé mange chez le couple DEMPSEY. 1994 Coralie aurait téléphoné à sa mère avant I accouchement, elle n'aurait pas souhaité leur présence à mes bras hérissés. D'accord, je suis la douzième étoile, mais le reste c'est de nouveau du chinois

pour moi...

- Ici, on lit dans la marge : Dès que je posséderai l'elixir, elle mourra ! murmura Leslie, la tête

collée contre la mienne. Ça, tu le comprends au moins, n'est-ce pas ?

Elle me prit bien fort dans ses bras.

- Tu ne dois plus jamais, au grand jamais, te retrouver dans les parages de cet assassin. C'est

clair ? Ce maudit Cercle du sang ne doit pas être refermé, en aucun cas.

Elle me relâcha légèrement et poursuivit :

- Lucy et Paul ont déjà fait de leur mieux en fichant le camp avec le chronographe. C'est trop

bête qu'il y en ait un autre !

Elle me libéra et regarda Gideon d'un air réprobateur.

- Et que quelqu'un ici présent n'ait rien trouvé de mieux à faire que de le remplir

consciencieusement avec le sang de tous les voyageurs dans le temps ! Promets-moi ici et surle-

champ que le comte n'aura jamais l'occasion d'étrangler Gwenny ou de la poignarder ou de...

Xemerius se réveilla en sursaut de son sommeil profond.

- ... de l'empoisonner, de la flinguer, de l’écarteler, de la pendre, de la décapiter, de la piétiner à

mort, de la noyer, de la jeter du haut d'un building... s'écria-t-il avec enthousiasme. De quoi

s'agit-il ?

- La douzième étoile en allée, l'aigle atteint son but à jamais, dit doucement Gideon. Sauf

qu'elle ne peut pas mourir!

- Tu veux sans doute dire qu'elle n’a pas le droit de mourir, le corrigea Leslie.

- N'est pas obligée, ne peut pas, ne doit pas, n'a pas besoin de...

psalmodia Xemerius avant de laisser retomber sa tête sur ses pattes.

Gideon s'accroupit devant nous. Il avait repris son air grave.

- C'est ça que je voulais te dire tout à l'heure, avant de nous...

Il se racla la gorge.

- As-tu déjà raconté à Leslie que lord Alastair t'avait blessée avec son épée ?

Je hochai la tête et Leslie dit :

- Elle a vraiment eu de la chance de s'en sortir aussi bien !

- Lord Alastair est l'un des meilleurs bretteurs que je connaisse, dit Gideon. Et il a fort bien

atteint Gwendolyn. Au point de mettre sa vie en péril.

Du bout des doigts, il me caressa la main avant d'ajouter :

- Mortellement, pour tout dire.

Leslie en eut le souffle coupé.

- Mais je me suis seulement imag... murmurai-je en pensant à mon escapade vers le plafond de

la pièce et à mon coup d'oeil spectaculaire de là-haut sur ce qui se passait en bas.

- Non, fit Gideon en secouant la tête. Tu ne te l'es pas imaginé ! Je ne sais même pas si on peut

s'imaginer ce genre de chose. Et puis, j'étais là aussi !

Pendant un moment, il parut incapable de poursuivre, puis il se reprit.

- Pendant notre saut de retour, tu as cessé de respirer une trentaine de secondes et quand je

suis arrivé avec toi dans la cave, ton pouls ne battait plus, j'en suis sûr et certain. Mais une

minute plus tard, tu t'es redressée comme si de rien n'était.

- Est-ce à dire que... ? demanda Leslie, sidérée.

- Ça signifie que Gwenny est immortelle, annonça Gideon en me souriant timidement.

Je ne pus que le fixer d'un air perplexe.

Xemerius s'était redressé et se grattait le ventre, déconcerté. Il ouvrit la bouche une ou deux

fois, mais pour tout commentaire il se contenta de cracher un petit jet d'eau sur mon oreiller.

- Immortelle ? reprit Leslie, les yeux écarquillés. Comme... comme le Highlander ?

Gideon acquiesça.

- Sauf que, même décapitée, elle ne peut pas mourir, dit-il en se relevant, le visage durci.

Gwendolyn ne peut pas mourir... à moins de se suicider.

Sur ce, il déclama doucement :

- Sache qu'une étoile d'amour s'éteint, en cherchant librement sa fin.

Quand j'ouvris les yeux, le soleil entrait à flots dans ma chambre en faisant tourbillonner de

petits grains de poussière dans une lumière d'un rose brillant. Contrairement à tous les jours

précédents, je fus aussitôt parfaitement réveillée. Je cherchai prudemment sous ma chemise

ma blessure sous la poitrine et en suivis du doigt le bord croûte.

Immortelle.

Au début, j'avais refusé d'accorder crédit à cette affirmation de Gideon, simplement parce que

c'était totalement absurde et que, de toute façon, ma vie était si pleine de complications de

toutes sortes que je n'étais sans doute pas loin de faire un infarctus. Ma raison se refusait à

accepter ce fait.

Mais, tout au fond de moi, je savais que Gideon avait raison : l'épée de Jord Alastair m'avait

tuée. Douloureusement. Et j'avais vu le reste misérable de ma vie simplement disparaître.

J'avais rendu mon dernier souffle... et pourtant, je vivais.

Nous avions passé toute la soirée à discuter de l'immortalité. Leslie et Xemerius, le premier

choc passé, s'étaient montrés particulièrement intarissables.

- Est-ce que ça veut dire qu'elle n'aura jamais de rides ?

- Mais si un bloc de béton de huit tonnes tombait sur toi ? Tu continuerais à vivre aussi plate

qu'un timbre-poste ?

- Tu n'es peut-être pas immortelle, mais tu as peut-être neuf vies, comme les chats ?

- Et si on te crevait un oeil, est-ce qu'il t'en repousserait un autre ?

Le fait que Gideon ne connaisse pas de réponse à chacune de leurs questions ne les dérangeait

pas plus que ça. Ils auraient certainement passé la nuit ainsi si Mum n'était pas entrée et n'avait

renvoyé Leslie et Gideon chez eux. Elle se montra malheureusement intransigeante.

- N'oublie pas que tu étais encore malade hier, Gwendolyn, dit-elle.

J'aimerais que tu aies ton content de sommeil.

Mon content de sommeil... comme si on pouvait encore penser à dormir après une journée

pareille ! Et nous avions encore tant de choses à discuter !

J'avais raccompagné Gideon et Leslie en bas et nous nous étions séparés à l'entrée. Là encore,

Leslie, en vraie bonne copine, avait compris tout de suite et fait encore quelques pas vers l'arrêt

de bus pour passer un coup de fil des plus urgents. (Je l'entendis dire « Salut, Bertie, j'arrive

tout de suite ».) Xemerius, hélas, ne montra pas autant de tact. Il se suspendit, la tête à

l'envers, au baldaquin au-dessus de la porte et chanta d'une voix de crécelle :

- Gido et Gwendo se bisoutaient sous le baldaquin... Le baldaquin craqua, Xemerius se marra.

Finalement, je m'étais séparée à contrecoeur de Gideon et j'avais rejoint ma chambre avec la

ferme intention de passer toute la nuit à réfléchir, à téléphoner et à forger des plans. Mais à

peine m'étais-je allongée sur mon lit - juste comme ça, pour pas longtemps - que j'avais sombré

dans un sommeil profond. Les autres avaient dû connaître la même mésaventure, car personne

ne m'avait appelée sur mon portable.

Je jetai un regard réprobateur à Xemerius qui, lové au pied de mon lit, s'étirait clés. - un courrier au Curé de Port la Nouvelle, le Curé mange chez le couple DEMPSEY. 1994 Coralie aurait téléphoné à sa mère avant I accouchement, elle n'aurait pas souhaité leur présence à l'accouchement, Selon les dires de Madame CHAMBERT ; A cette époque, elle aurait donné de l'argent à sa fille de i ordre de 450€ pour Noël à sa fille Coralie qui préférait acheter les cadeaux pour éviter les doublons. Garage : Un lave linge, un congélateur, 5 vélos, un rameur, une armoire avec des livres, un établi, de la peinture à l'huile loisir de Monsieur DEMPSEY. A la vente de la première maison de Marseillan village 40 000€. Elle bénéficie d'un forfait de ses parents, elle finance le supplément 12€90/' mois de carte de téléphone avec l'argent de poche. elle verbalise Coralie était jalouse de mes relations avec les autres, elle restait en retrait La grand-mère dit avec Monsieur DEMPSEY c'était les sorties pour faire du cerf volant, elle le décrit poli, renfermé, pas attachant, envieux. des spots comme éclairage, un bar avec deux tabourets, décoré d'une plante, d'un bougeoir. Sa relation avec sa sœur Margot est bonne, elle ajoute elle n'est pas souvent là : elle est interne et sort avec ses copines. depuis le grand-père n'a plus de revenus. Le grand-père dit Monsieur DEMPSEY est capricorne, peu expansif, joueur, il aime paraître, il profite de la situation. Madame DEMPSEY explique avoir des souvenirs de brutalité de son père : il cassait les pots de fleurs, déchirait les Il fronça le nez avant d'ajouter :

- Tout comme une douche te ferait du bien.

Sur ce point, en tout cas, il avait raison. Comme tout le monde dormait encore (après tout,

nous étions samedi), je pouvais bloquer la salle de bains tant que je voulais et utiliser toute une

quantité de shampoing, de gel douche, de dentifrice, de lotion pour le corps et la crème

antirides de Mura.

- Laisse-moi deviner... la vie est ultra-super-merveilleuse et tu as -

ah, ah, ah ! - l'impression de renaître, commenta Xemerius quand, en m'habillant, je contemplai

mon reflet dans le miroir.

- Exact ! Tu sais, c'est comme si, tout à coup, je voyais la vie avec d'autres yeux.

Xemerius s'ébroua.

- Tu te crois peut-être illuminée, mais en réalité c'est juste hormonal. Aujourd'hui en pleine

euphorie et demain déprimée à mort, dit-il. Ah, les filles ! Ça va continuer comme ça pendant

vingt ou trente ans. Et puis, d'un coup, hop, la ménopause. Bien que... pour toi, ça ne soit peutêtre

pas aussi sûr. Une immortelle avec une crise de la cinquantaine... ça ne le fait pas.

Je le gratifiai d'un doux sourire.

- Tu sais, petit enquiquineur, tu...

La sonnerie de mon portable m'interrompit. Leslie voulait savoir à quelle heure nous devions

nous rencontrer afin d'assembler les costumes de Martiens pour la fête de Cynthia.

La fête ! Je n'arrivais pas à croire qu'elle puisse avoir ce genre de chose en tête maintenant.

- Tu sais, Less, je ne suis pas sûre de vouloir y aller. Il s'est passé tant de choses et...

- Il faut que tu viennes ! Et tu viendras ! répliqua Leslie d'un ton tranchant. Parce que, pas plus

tard qu'hier soir, je nous ai trouvé quelqu'un pour nous accompagner et que, là, je serais dans

la panade.

Je soupirai.

- J'espère que tu n'as pas encore engagé ton débile de cousin et son boulet de copain, Leslie ?

La dernière fois, tu as juré que tu ne le referais jamais plus. Je n'ai pas besoin de te rappeler

cette histoire de baisers au chocolat qui...

- Tu me prends pour une idiote ? Je ne commets jamais la même erreur deux fois, tu le sais bien

!

Leslie fit une petite pause, puis elle reprit, apparemment sereinne.

- En allant prendre le bus hier, j'ai parlé de cette fête à Gideon a proposé de venir... avec son

frère. Voilà pourquoi tu ne peux pas te dégonfler !

- Leslie !

Je m'imaginais fort bien le déroulement de cette conversation : Leslie savait manipuler les gens

comme personne. Gideon n'avait probablement rien vu venir.

- Tu me remercieras plus tard, dit Leslie en riant. Maintenant il faut réfléchir à cette histoire de

costumes. J'ai déjà mis des antennes et une passoire verte; ça fait un chapeau génial. Si tu veux,

je te le laisse.

Je gémis.

- Oh, mon Dieu ! Tu veux vraiment que je me présente en sac-poubelle et avec une passoire sur

la tête pour mon premier rendez-vous officiel avec Gideon ?

Leslie hésita brièvement.

- C'est de l'art, non ? Et c'est amusant. Et ça ne coûte rien. Et puis il est tellement fou amoureux

de toi qu'il s'en fichera complètement.

Je voyais bien qu'un peu plus de raffinement était requis ici.

- Bon, dis-je, apparemment résignée. Si tu y tiens, nous nous pointerons là-bas en éboueurs

martiens. Tu es vraiment cool. Je t'envie de te moquer complètement que Raphaël trouve sexy

non des filles avec des antennes et une passoire sur la tête. Et qu’en dansant tu vas crisser de

partout et qu'il aura l'impression de tenir dans ses bras un...

eh bien, un sac-poubelle. Et que tu répandra une légère odeur chimique... Et que Charlotte,

dans son costume d'elfe, virevoltera devant nous en nous balançant des vannes...

Leslie se tut juste trois secondes. Puis elle dit lentement :

- Oui, je m'en fiche carrément...

- Je sais. Sinon, je t'aurais proposé les services de Mme Rossini...

Elle nous prêterait tout ce qu'elle a en vert : des robes que Grâce Kelly et Audrey Hepburn ont

portées dans des films. Des fringues Charleston des folles années vingt. Ou des robes de bal

de...

- Bon, bon, m'interrompit Leslie. J'ai déjà compris rien qu'avec Grâce Kelly. Laissons tomber ces

saletés de sacs-poubelles. Tu crois que ta Mme Rossini est déjà réveillée ?

- Comment tu me trouves, là ?

Mum fit un tour sur elle-même. Depuis qu'elle avait reçu, le matin, un appel de Mrs Jenkins, la

secrétaire des Veilleurs, lui demandant de m'accompagner à Temple pour mon rendez-vous

d'élapsage, elle s'était déjà changée trois fois.

- Parfaite, dis-je sans regarder vraiment.

La limousine allait tourner le coin de la rue d'un instant à l'autre.

Gideon viendrait-il me chercher ? Ou m'attendrait-il là-bas, au quartier général ? La veille, la

nuit était tombée beaucoup trop brutalement.

Nous avions encore des tas de choses à nous dire.

- Si je puis me permettre, je vous trouvais mieux en bleu, remarqua Mr Bernhard qui

époussetait les cadres du hall d'entrée avec un énorme plumeau.

Mum remonta l'escalier à toute vitesse.

- Vous avez tout à fait raison, Mr Bernhard ! Cet ensemble est un peu trop recherché. Trop

élégant pour un samedi après-midi. Il va s'imaginer je ne sais quoi. Que je me suis pomponnée

pour lui !

Je gratifiai Mr Bernhard d'un sourire réprobateur.

- Vous n'auriez pas pu vous taire ?

- C'est elle qui a demandé, rétorqua-t-il.

Il me fit un clin d'oeil derrière ses lunettes de hibou, puis regarda par la fenêtre du couloir.

- Oh, fit-il, voici la voiture. Dois-je leur dire que ça va prendre encore un peu de temps ? Il va

falloir aussi qu'elle trouve des chaussures assorties à sa tenue bleue.

- Je m'en charge, dis-je en épaulant mon sac. Au revoir, Mr Bernhard. Et, s'il vous plaît, gardez

un oeil sur Vous-savez-bien-qui.

- Naturellement, miss Gwendolyn. Vous-savez-bien-qui ne s'approchera même pas dans les

parages de Vous-savez-bien-quoi.

Puis, avec un sourire presque imperceptible, il se tourna de nouveau vers son travail.

Pas de Gideon dans la limousine. En revanche, Mr Marley, qui avait déjà ouvert la portière alors

que je posais le pied sur le trottoir. Son visage lunaire paraissait aussi tendu que les autres

jours. Peut être même encore un peu plus. Et il ne répondit même pas à mon exubérant «

N'est-ce pas une merveilleuse journée de printemps ?

- Où est Mrs Grâce Shepherd ? demanda-t-il à la place. J'ai ordre de la conduire immédiatement

à Temple elle aussi.

- À vous entendre, on dirait que vous voulez l'amener devant le juge, remarquai-je.

Si j'avais su que je n'étais pas loin de la vérité, je ne me serai vêtements. Madame CHAMBERT. Selon les dires du couple CHAMBERT : A i'âge de 7 ans, Coralie travaille avec son père sur les chantiers. » La grand-mère parie de sa fille : Coralie « c'est un gémeaux, petite elle ne voulait pas manger, elle n'aimait pas les petits pois: elle aimait finir sa lecture, à l'école elle était avide de savoir A Agen, Coralie avait 14 ans, quand elle venait manger à l'entreprise avec sa mère qui travaillait dans le Prêt-à-porter Chez Chantai DAZIN. 1991 Suite à la réussite du concours de SASU secrétaire administrative, elle a un choix de postes à Mende où Font Romeu, elle choisi Font Romeu, elle va bénéficier d'un logement de fonction, et pouvoir mettre de la distance avec ses parents. Elle dit : les repas sont bons Elle dit avoir cessé la danse au profit des sorties avec les copines / cinéma, vélo, soirées DJ : musique et danse une fois / semaine de 21 h à 1h du matin les samedis : ses parents raccompagnent et viennent la chercher. Madame CHAMBERT décrit son mari bosseur, c'est quelqu'un sur qui on peut compter qui a l'esprit de famille, il cache sa grande sensibilité. Coralie est recrutée à la DA. la famille trouve un logement HLM rue d'Assas en face la DASS. Monsieur DEMPSEY est le benjamin de la fratrie de 3 enfants. Elle obtient d'excellents résultats scolaires. Audrey dit aller à la Plage avec ses parents en mai vers 17 h car elle a la peau fragile et Edith est petite : elle fait des châteaux de sable avec Edith, nage, bronze, joue aux raquettes, sa sœur Margot va à la plage avec ses copines, elle vient voir la famille sur la plage. 14 AFFAIRE CHAMBERT / DEMPSEY La grand-mère saisit le Tribunal pour lever l'hypothèque, elle se désiste, le paiement n'est pas fa: -_e couple des grands-parents saisit la justice pour lever les procès verbaux sur indisponibilité des véhicules. Lorsque le couple CHAMBERT s est remarié avec contrat de mariage à Si Bauzille en 1997, Coralie, son conjoint et Margot, leur fils Gilles étaient présents Le grand-père récapitule les faits suivants - 2002-03. Le grand-père met en avant la maladie de sa femme et les conséquences dangereuses que peut avoir une expulsion de sa maison. A cette époque. - le matériel entreposé chez sa fille à St Bauzille a été jeté ou détruit - sa femme malade ne peut plus travailler avec lui - 2008 contrôle CAF initié par sa fille Coralie pour faire supprimer le RMI Madame CHAMBERT ajoute : «Aujourd'hui Coralie notre fille veut faire vendre la maison de Marseillan qui m'appartient : nous mettre à la rue ». 1988 Madame DEMPSEY réussit le concours de commis de préfecture elle obtient un poste à Montpellier, elle prend des jours de congé pour travailler avec son père. Elève de cinquième au Collège, Notes du premier trimestre : français : 15,43 maths : 17. Elle poursuit sa scolarité, elle obtient un baccalauréat littéraire- 1981 Coralie a 15 ans, elle travaille pendant deux ans avec ses parents à la « disco mobile » 1985 Coralie réussit te concours de À l'entrée du QG, Mr George nous salua. Je remarquai qu'il avait l'air plus sombre que

d'habitude et son sourire me parut un peu forcé.

- Gwendolyn, Mr Marley va t'accompagner en bas pour élapser.

Grâce, vous êtes attendue dans la salle du Dragon.

Je jetai à Mum un regard interrogateur.

- Qu'est-ce qu'ils te veulent ?

Mum haussa les épaules, mais elle me parut soudain soucieuse. Mr Marley sortit le bandeau

noir.

- Venez, miss, m'invita-t-il.

Il prit mon coude, mais le lâcha aussitôt en croisant mon regard. Les lèvres serrées et les

oreilles en feu, il dit d'une voix rauque :

- Suivez-moi. Nous avons un programme très serré cet après-midi.

J'ai déjà préparé le chronographe.

Après un sourire encourageant à Mum, je suivis Mr Marley dans le couloir en trébuchant. Il

avait adopté un pas rapide et, comme d'ordinaire, il se parlait à lui-même. Au coin suivant, nous

serions rentrés dans Gideon si celui-ci n'avait pas eu la présence d'esprit de nous éviter.

- Bonjour, Marley, dit-il tranquillement, tandis que ce dernier, déjà trop retardé, fît un petit

saut rigolo.

Mon coeur aussi, d'autant plus qu'à ma vue, le visage de Gideon s'était fendu d'un sourire aussi

large que le delta du Gange (au moins !).

- Salut, Gwenny ! Bien dormi ? demanda-t-il gentiment.

- Que faites-vous encore ici? Vous devriez être depuis longtemps chez Mme Rossini et habillé,

tempêta Mr Marley. Nous avons aujourd'hui un programme très serré et l'opération

Tourmaline noire et Sa...

- Allez-y donc maintenant, Mr Marley, dit aimablement Gideon.

Gwendolyn et moi vous rejoindrons d'ici quelques minutes. Et j'aurai vite fait de me changer.

- Vous n'êtes pas auto... commença Mr Marley.

Mais le regard de Gideon se fit d'un coup si froid qu'il préféra rentrer la tête.

Puis il tendit le bandeau à Gideon et s'en alla à grands pas. Gideon n'attendit pas qu'il soit hors

de vue pour m'attirer à lui et m'embrasser fougueusement.

- Tu m'as tant manqué, dit-il.

Je fus heureuse que Xemerius ne soit pas là pour m'entendre gazouiller « Tu m'as manqué aussi

» et me voir passer mes bras autour de son cou et l'embrasser passionnément. Gideon me

poussa contre le mur et nous ne nous détachâmes qu'à l'instant où un tableau se décrocha près

de moi. Une huile montrant un quatre-mâts sur une mer houleuse. Hors d'haleine, je tentai de

la raccrocher à son clou.

Gideon me donna un coup de main.

- Je voulais t'appeler hier soir, mais j'ai pensé que ta mère avait raison... tu avais vraiment

besoin de sommeil.

- Effectivement, dis-je en m'adossant de nouveau au mur, le sourire aux lèvres. Il paraît que

nous nous rendons ce soir ensemble à une fête

?

Gideon rit.

- Oui, un rencard à quatre, avec mon petit frère aussi. Raphaël était tout content, surtout en

apprenant que l'idée venait de Leslie, dit-il en me caressant la joue. En fait, je m'étais imaginé

autrement notre premier rendez-vous. Mais ton amie sait se montrer très persuasive.

- T'a-t-elle aussi dit qu'il s'agit d'une fête costumée ?

Gideon haussa les épaules.

- Plus rien ne me choque.

Ses doigts se promenèrent jusqu'à mon cou.

- Nous aurions eu encore... hmm... tellement à nous dire hier soir, dit-il.

Il s'éclaircit la voix.

- J'aimerais bien tout savoir sur ton grand-père et comment diable tu t'y es prise pour le

rencontrer. Ou plutôt quand. Et ce qu'il en est.

- Oh, Anna Karénine ! Je te l'ai apporté, même si Leslie pensait qu'il faudrait peut-être nous secrétaire elle est embauchée à la Préfecture de Montpellier, la famille s'installe à Plan Cabanes. EDITH Le matin la mère conduit Edith à l'école. 1968-72 Le grand-père devient chef d'équipe, le couple s'installe dans une maison avec jardin en location. Madame DEMPSEY explique : ses parents ne fêtaient pas Noël. Elle ne connaît pas les grands-parents maternels, elle n'en parle pas. Le grand-père poursuit son discours : le grand-père paternel pratique le naturisme au Cap d'Agde. Elle est réservée. 1992 Le couple CHAMBERT explique : Coralie n'a pas parlé de sa relation avec Monsieur DEMPSEY lorsque ses parents venaient à Font Romeu, Monsieur DEMPSEY couchait ailleurs. Monsieur CHAMBERT dit : « les gendarmes parlent de la drogue qui circule dans le secteur ». Dans un premier temps elle dit : accepter de répondre à un mail, elle s'inquiète si ensuite, elle ne répond pas, ils vont faire des histoires à mes parents. lis ajoutent Coralie et Gilles ont un terrain en commun à - Humm... si. Ça ne te convient pas ?

Gideon sortit son portable de sa poche.

- Si c'est Marley, je vais lui... oh, ma mère !

Il soupira.

- Elle a trouvé un internat pour Raphaël et elle veut que je le persuade d'y aller. Je la rappellerai

plus tard.

La sonnerie du portable insistait.

- Réponds-lui, dis-je. Je vais en profiter pour aller vite chercher ce livre.

Je n'attendis pas sa réponse pour foncer. Mr Marley allait sans doute péter un plomb, en bas,

dans la cave, mais je m'en fichais complètement.

La porte de la salle du Dragon était entrebâillée et, déjà de loin, j'entendis la voix énervée de

Mum.

- De quoi s'agit-il... d'un interrogatoire ? J'ai déjà exposé mes raisons... je voulais protéger ma

fille et j'espérais que Charlotte aurait hérité du gène. Point final.

- Rasseyez-vous.

C'était indubitablement la voix de Mr Whitman, celle qu'il prenait pour rappeler à l'ordre les

élèves insolents.

Des chaises furent remuées. De multiples raclements de gorge. Je me glissai plus près sur la

pointe des pieds.

- Nous t'avions avertie, Grâce.

La voix de Falk de Villiers était glaciale. Mum était probablement en train de fixer ses

chaussures en se demandant pourquoi diable elle s'était donné tant de peine pour son look. Je

m'appuyai au mur, tout près de la porte, pour mieux écouter.

- C'était vraiment stupide de croire que nous ne découvririons pas la vérité.

La voix grincheuse du docteur White. Mum n'émit pas un son.

- Hier, nous avons fait un détour par les Cotswolds et nous avons rendu visite à une certaine

Mrs Dawn Heller, dit Falk. Le nom doit te dire quelque chose, n'est-ce pas ?

Comme Mum ne répondit rien, il poursuivit.

- Il s'agit de la sage-femme qui t'a aidée à mettre Gwendolyn au monde. Comme il n'y a pas si

longtemps que tu as réglé par carte bancaire le loyer de sa petite villa de vacances, je pensais

que tu te souviendrais mieux d'elle.

- Dieu du ciel, qu'avez-vous donc fait à cette pauvre femme ?

s'exclama Mum.

- Rien, naturellement. Qu'est-ce que vous vous imaginez !

C'était Mr George.

Et Mr Whitman, la voix dégoulinant de sarcasme, compléta :

- Mais elle semblait croire que nous voulions pratiquer sur elle je ne sais quels rites sataniques.

Elle était complètement hystérique, n'arrêtait pas de se signer et, en voyant Jake, elle a failli

tomber dans les pommes.

- Pourtant, je ne voulais lui faire qu'une petite piqûre pour la calmer, grogna le docteur White.

- Finalement, une fois son excitation retombée, elle a bien voulu se montrer raisonnable et

discuter avec nous.

C'était de nouveau Falk de Villiers.

- Et alors, elle nous a raconté l'histoire fort intéressante de cette nuit où Gwendolyn est née.

Une histoire qui a tout d'un conte épouvantable. Une brave sage-femme crédule est appelée

auprès d'une jeune fille sur le point d'accoucher, que l'on a mise à l'abri d'une secte dans une

petite maison de Durham. Cette secte cruelle, fixée sur des rituels sataniques, n'en veut pas

seulement à cette demoiselle, mais aussi à son bébé. La sage-femme ne sait pas exactement ce

que l'on veut faire à ce pauvre petit mioche, mais son imagination lui fait entrevoir le pire.

Comme elle a bon coeur et que, par-dessus le marché, on lui verse une somme non

négligeablepour l'acheter - d'ailleurs, à l'occasion, j'aimerais bien savoir d'où tu as sorti cet

argent, Grâce -, elle falsifie la date sur la déclaration de naissance de l'enfant, après l'avoir aidé

à venir au monde lors d'une naissance à domicile. Et elle jure de n'en jamais dire un mot à

personne.

Le silence régna un moment. Puis Mum dit avec un brin d'arrogance

:

- Oui, et alors ? C'est exactement ce que je vous ai raconté.

- Oui, c'est aussi ce que nous avons pensé d'abord, répliqua Mr Whitman. Mais ensuite,

quelques détails ont retenu notre attention.

- En 1994, tu avais vingt-huit ans... mais, bon, aux yeux de cette sage-femme, tu as pu encor sur une photo, dit Mr Whitman. La jeune fille qui, cette nuit-là, a donné naissance à une fille.

- C'était une photo de Lucy.

Ces mots de Falk me donnèrent comme un coup de poing à l'estomac. Tandis qu'un silence

glacial emplissait la salle du Dragon, mes genoux cédèrent et je glissai lentement le long du mur

pour me

- C'est... une erreur, entendis-je finalement balbutier Mum.

Des pas s'approchèrent dans le couloir, mais j'étais incapable de tourner la tête. Ce fut

seulement lorsqu'il se pencha sur moi que je reconnus Gideon.

- Que se passe-t-il ? chuchota-t-il en s'accroupissant devant moi.

Je ne pus que secouer la tête.

- Une erreur, Grâce ? dit Falk de Villiers. Cette femme t'a reconnue sur une photo, la soi-disant

grande soeur qui lui a remis une enveloppe avec une somme d'argent incroyablement élevée. Et

elle a reconnu l'homme qui avait tenu la main de Lucy pendant la naissance ! Mon frère !

Et pour enfoncer le clou, il ajouta :

- Gwendolyn est la fille de Lucy et Paul !

Je laissai échapper un gémissement bizarre. Gideon qui avait blêmi prit mes mains. Dans la salle

du Dragon, Mum se mit à pleurer. Sauf que ce n'était pas ma mère.

- Tout cela n'eût pas été nécessaire si vous les aviez laissés tranquilles, sanglota-t-elle. Si vous

ne les aviez pas poursuivis aussi impitoyablement.

- Personne ne savait que Lucy et Paul attendaient un enfant, dit Falk avec vigueur.

- Ils avaient commis un vol, renifla le docteur White. Ils avaient volé le bien le plus précieux de

la Loge et ils étaient sur le point de tout détruire de ce que, pendant des siècles...

- Ah, arrêtez ! s'écria Mum. Vous avez obligé ces jeunes gens à abandonner leur fille chérie,

deux jours après sa naissance !

Ce fut le moment où, je ne sais comment, je bondis sur mes pieds.

Je ne pouvais plus rester là à entendre ça.

- Gwenny ! s'écria Gideon, mais je me libérai de ses mains et partit.

- Où tu vas, là ?

En quelques pas, il m'avait rattrapée.

- Loin d'ici ! dis-je en accélérant.

Dans les vitrines, la porcelaine cliqueta doucement à notre passage.

Gideon me prit par la main.

- Je viens avec toi ! Je ne vais pas te laisser seule maintenant, dit-il.

Quelque part dans les couloirs derrière nous, quelqu'un cria nos noms.

- Je ne veux pas... haletai-je. Je ne veux parler à personne.

Gideon me serra encore plus fort la main.

- Je sais où personne ne pourra nous trouver. Viens ! dit-il.

27 juin 1542

À mon insu, M. a réussi à convaincre lepère Dominique du Tiers-Ordre, un homme à la

réputation fort douteuse, de pratiquer unexorcisme exceptionnel pour délivrer sa fille Elisabetta

de saprétendue possession. Quand j'ai appris la nouvelle de cette intentionsacrilège, il était déjà

trop tard. Bien que je me sois procuré accès àla chapelle dans laquelle avait lieu ce processus

honteux,je n 'ai puempêcher que soient administrées à cette jeune fille des substancessuspectes

qui firent écumer sa bouche, révulser ses yeux et sortir deses lèvres des paroles confuses, tandis

que le père Dominiquel'aspergeait d'eau bénite. A la suite de ce traitement que je n'hésitepas à

qualifier de « torture », Elisabetta a perdu dans cette même nuitle fruit de ses entrailles. Avant

son départ, son père est apparu sansremords, mais plutôt triomphant de cette expulsion du

démon. Il asoigneusement dressé procès-verbal de l'aveu dElisabetta extorquépar lesdites

substances et sous les douleurset l'a consigné commepreuve de ses errements. J'ai décliné

poliment une copie de cet acte,mais, de toute façon, il est déjà certain que mon rapport au

supérieurde la congrégation va rencontrer l'incompréhension. J'ai simplementsouhaité en

l'établissant pouvoir contribuer à ce que M. tombe endisgrâce auprès de ses bienfaiteurs, tout

en ne me faisant guèred'illusions à ce sujet.

Extrait des Procès-verbaux d'Inquisition du père dominicain Gian Petro Baribi

Archives de la bibliothèque universitaire de Padoue (déchiffré, traduit et retravaillé par le Dr M.

Giordano) CHAPITRE 12

Mr Marley fronça les sourcils en nous voyant surgir dans la pièce du chronographe.

- Ne lui aviez-vous pas band... ? commença-t-il, mais Gideon ne le laissa pas terminer.

- Aujourd'hui, j'élapse en 1953 avec Gwendolyn, déclara-t-il.

Mr Marley se mit les mains sur les hanches.

- Impossible, dit-il. Il vous faut votre contingent de temps pour l'opération Saphir-Tourmaline Montaud, ils partage le coût annuel de la taxe foncière : 50€ chacun. Le couple explique pour motiver Margot qui n'a pas obtenu les félicitations car bavardage, une récompense a été prévue : un lecteur pour écouter de ia musique AFFAIRE CHAMBERT / DEMPSEY LA FRATRIE DEMPSEY : Margot, Audrey, Edith Nous avons rencontré les enfante deux fois : les 27/03/2010 et 10/04/2010 Au cours de la première rencontre avec les enfants, c'est le père qui s'occupe d'Edith sur le pot MARGOT : Le lundi matin c'est la mère qui la conduit à Narbonne.. elle rechignait à faire le ménage et la vaisselle. Elle soupçonne le couple parental d'avoir » bourré !e mou à ses petites filles », elle espère qu'à leur majorité elles viendront pour connaître la vérité. Elle dit avoir vu sa grand-mère dans la rue, elle était avec une copine, la musique sur les oreilles, la grand-mère aurait tourné la tête Elle ne revendique pas de les voir elle le fera si c'est dans un lieu médiatisé et qu'on l'oblige . Le fi!s à 14 ans et demie, i! À l'entrée du QG, Mr George nous salua. Je remarquai qu'il avait l'air plus sombre que

d'habitude et son sourire me parut un peu forcé.

- Gwendolyn, Mr Marley va t'accompagner en bas pour élapser.

Grâce, vous êtes attendue dans la salle du Dragon.

Je jetai à Mum un regard interrogateur.

- Qu'est-ce qu'ils te veulent ?

Mum haussa les épaules, mais elle me parut soudain soucieuse. Mr Marley sortit le bandeau

noir.

- Venez, miss, m'invita-t-il.

Il prit mon coude, mais le lâcha aussitôt en croisant mon regard. Les lèvres serrées et les

oreilles en feu, il dit d'une voix rauque :

- Suivez-moi. Nous avons un programme très serré cet après-midi.

J'ai déjà préparé le chronographe.

Après un sourire encourageant à Mum, je suivis Mr Marley dans le couloir en trébuchant. Il

avait adopté un pas rapide et, comme d'ordinaire, il se parlait à lui-même. Au coin suivant, nous

serions rentrés dans Gideon si celui-ci n'avait pas eu la présence d'esprit de nous éviter.

- Bonjour, Marley, dit-il tranquillement, tandis que ce dernier, déjà trop retardé, fît un petit

saut rigolo.

Mon coeur aussi, d'autant plus qu'à ma vue, le visage de Gideon s'était fendu d'un sourire aussi

large que le delta du Gange (au moins !).

- Salut, Gwenny ! Bien dormi ? demanda-t-il gentiment.

- Que faites-vous encore ici? Vous devriez être depuis longtemps chez Mme Rossini et habillé,

tempêta Mr Marley. Nous avons aujourd'hui un programme très serré et l'opération

Tourmaline noire et Sa...

- Allez-y donc maintenant, Mr Marley, dit aimablement Gideon.

Gwendolyn et moi vous rejoindrons d'ici quelques minutes. Et j'aurai vite fait de me changer.

- Vous n'êtes pas auto... commença Mr Marley.

Mais le regard de Gideon se fit d'un coup si froid qu'il préféra rentrer la tête.

Puis il tendit le bandeau à Gideon et s'en alla à grands pas. Gideon n'attendit pas qu'il soit hors

de vue pour m'attirer à lui et m'embrasser fougueusement.

- Tu m'as tant manqué, dit-il.

Je fus heureuse que Xemerius ne soit pas là pour m'entendre gazouiller « Tu m'as manqué aussi

» et me voir passer mes bras autour de son cou et l'embrasser passionnément. Gideon me

poussa contre le mur et nous ne nous détachâmes qu'à l'instant où un tableau se décrocha près

de moi. Une huile montrant un quatre-mâts sur une mer houleuse. Hors d'haleine, je tentai de

la raccrocher à son clou.

Gideon me donna un coup de main.

- Je voulais t'appeler hier soir, mais j'ai pensé que ta mère avait raison... tu avais vraiment

besoin de sommeil.

- Effectivement, dis-je en m'adossant de nouveau au mur, le sourire aux lèvres. Il paraît que

nous nous rendons ce soir ensemble à une fête

?

Gideon rit.

- Oui, un rencard à quatre, avec mon petit frère aussi. Raphaël était tout content, surtout en

apprenant que l'idée venait de Leslie, dit-il en me caressant la joue. En fait, je m'étais imaginé

autrement notre premier rendez-vous. Mais ton amie sait se montrer très persuasive.

- T'a-t-elle aussi dit qu'il s'agit d'une fête costumée ?

Gideon haussa les épaules.

- Plus rien ne me choque.

Ses doigts se promenèrent jusqu'à mon cou.

- Nous aurions eu encore... hmm... tellement à nous dire hier soir, dit-il.

Il s'éclaircit la voix.

- J'aimerais bien tout savoir sur ton grand-père et comment diable tu t'y es prise pour le

rencontrer. Ou plutôt quand. Et ce qu'il en est.

- Oh, Anna Karénine ! Je te l'ai apporté, même si Leslie pensait qu'il faudrait peut-être nous

assurer d'abord que tu es de notre côté.

Je voulus attraper mon sac, sans pouvoir le trouver.

- Mince ! Mum a pris mon sac en descendant de la voiture !

m’énervai-je.

La mélodie de Nice guys finish last retentit quelque part et je ne pus m'empêcher de rire.

- Ce n'est tout de même pas...

- Humm... si. Ça ne te convient pas ?

Gideon sortit son portable de sa poche.

- Si c'est Marley, je vais lui... oh, ma mère !

Il soupira.

- Elle a trouvé un internat pour Raphaël et elle veut que je le persuade d'y aller. Je la rappellerai

plus tard.

La sonnerie du portable insistait.

- Réponds-lui, dis-je. Je vais en profiter pour aller vite chercher ce livre.

Je n'attendis pas sa réponse pour foncer. Mr Marley allait sans doute péter un plomb, en bas,

dans la cave, mais je m'en fichais complètement.

La porte de la salle du Dragon était entrebâillée et, déjà de loin, j'entendis la voix énervée de

Mum.

- De quoi s'agit-il... d'un interrogatoire ? J'ai déjà exposé mes raisons... je voulais protéger ma

fille et j'espérais que Charlotte aurait hérité du gène. Point final.

- Rasseyez-vous.

C'était indubitablement la voix de Mr Whitman, celle qu'il prenait pour rappeler à l'ordre les

élèves insolents.

Des chaises furent remuées. De multiples raclements de gorge. Je me glissai plus près sur la

pointe des pieds.

- Nous t'avions avertie, Grâce.

La voix de Falk de Villiers était glaciale. Mum était probablement en train de fixer ses

chaussures en se demandant pourquoi diable elle s'était donné tant de peine pour son look. Je

m'appuyai au mur, tout près de la porte, pour mieux écouter.

- C'était vraiment stupide de croire que nous ne découvririons pas la vérité.

La voix grincheuse du docteur White. Mum n'émit pas un son.

- Hier, nous avons fait un détour par les Cotswolds et nous avons rendu visite à une certaine

Mrs Dawn Heller, dit Falk. Le nom doit te dire quelque chose, n'est-ce pas ?

Comme Mum ne répondit rien, il poursuivit.

- Il s'agit de la sage-femme qui t'a aidée à mettre Gwendolyn au monde. Comme il n'y a pas si

longtemps que tu as réglé par carte bancaire le loyer de sa petite villa de vacances, je pensais

que tu te souviendrais mieux d'elle.

- Dieu du ciel, qu'avez-vous donc fait à cette pauvre femme ?

s'exclama Mum.

- Rien, naturellement. Qu'est-ce que vous vous imaginez !

C'était Mr George.

Et Mr Whitman, la voix dégoulinant de sarcasme, compléta :

- Mais elle semblait croire que nous voulions pratiquer sur elle je ne sais quels rites sataniques.

Elle était complètement hystérique, n'arrêtait pas de se signer et, en voyant Jake, elle a failli

tomber dans les pommes.

- Pourtant, je ne voulais lui faire qu'une petite piqûre pour la calmer, grogna le docteur White.

- Finalement, une fois son excitation retombée, elle a bien voulu se montrer raisonnable et

discuter avec nous.

C'était de nouveau Falk de Villiers.

- Et alors, elle nous a raconté l'histoire fort intéressante de cette nuit où Gwendolyn est née.

Une histoire qui a tout d'un conte épouvantable. Une brave sage-femme crédule est appelée

auprès d'une jeune fille sur le point d'accoucher, que l'on a mise à l'abri d'une secte dans une

petite maison de Durham. Cette secte cruelle, fixée sur des rituels sataniques, n'en veut pas

seulement à cette demoiselle, mais aussi à son bébé. La sage-femme ne sait pas exactement ce

que l'on veut faire à ce pauvre petit mioche, mais son imagination lui fait entrevoir le pire.

Comme elle a bon coeur et que, par-dessus le marché, on lui verse une somme non

négligeablepour l'acheter - d'ailleurs, à l'occasion, j'aimerais bien savoir d'où tu as sorti cet

argent, Grâce -, elle falsifie la date sur la déclaration de naissance de l'enfant, après l'avoir aidé

à venir au monde lors d'une naissance à domicile. Et elle jure de n'en jamais dire un mot à

personne.

Le silence régna un moment. Puis Mum dit avec un brin d'arrogance

:

- Oui, et alors ? C'est exactement ce que je vous ai raconté.

- Oui, c'est aussi ce que nous avons pensé d'abord, répliqua Mr Whitman. Mais ensuite,

quelques détails ont retenu notre attention.

- En 1994, tu avais vingt-huit ans... mais, bon, aux yeux de cette sage-femme, tu as pu encore

passer pour une jeune fille, poursuivit Falk. Mais qui était donc cette jeune rouquine soucieuse,

cette soeur de la parturiente dont nous a parlé Mrs Heller ?

- Cette femme était déjà assez âgée à l'époque, dit doucement Mum. Entre-temps, elle est

peut-être devenue sénile.

- C'est possible. Mais elle n'a eu aucun problème à reconnaître cette jeune demoiselle d'alors

sur une photo, dit Mr Whitman. La jeune fille qui, cette nuit-là, a donné naissance à une fille.

- C'était une photo de Lucy.

Ces mots de Falk me donnèrent comme un coup de poing à l'estomac. Tandis qu'un silence

glacial emplissait la salle du Dragon, mes genoux cédèrent et je glissai lentement le long du mur

pour me

- C'est... une erreur, entendis-je finalement balbutier Mum.

Des pas s'approchèrent dans le couloir, mais j'étais incapable de tourner la tête. Ce fut

seulement lorsqu'il se pencha sur moi que je reconnus Gideon.

- Que se passe-t-il ? chuchota-t-il en s'accroupissant devant moi.

Je ne pus que secouer la tête.

- Une erreur, Grâce ? dit Falk de Villiers. Cette femme t'a reconnue sur une photo, la soi-disant

grande soeur qui lui a remis une enveloppe avec une somme d'argent incroyablement élevée. Et

elle a reconnu l'homme qui avait tenu la main de Lucy pendant la naissance ! Mon frère !

Et pour enfoncer le clou, il ajouta :

- Gwendolyn est la fille de Lucy et Paul !

Je laissai échapper un gémissement bizarre. Gideon qui avait blêmi prit mes mains. Dans la salle

du Dragon, Mum se mit à pleurer. Sauf que ce n'était pas ma mère.

- Tout cela n'eût pas été nécessaire si vous les aviez laissés tranquilles, sanglota-t-elle. Si vous

ne les aviez pas poursuivis aussi impitoyablement.

- Personne ne savait que Lucy et Paul attendaient un enfant, dit Falk avec vigueur.

- Ils avaient commis un vol, renifla le docteur White. Ils avaient volé le bien le plus précieux de

la Loge et ils étaient sur le point de tout détruire de ce que, pendant des siècles...

- Ah, arrêtez ! s'écria Mum. Vous avez obligé ces jeunes gens à abandonner leur fille chérie,

deux jours après sa naissance !

Ce fut le moment où, je ne sais comment, je bondis sur mes pieds.

Je ne pouvais plus rester là à entendre ça.

- Gwenny ! s'écria Gideon, mais je me libérai de ses mains et partit.

- Où tu vas, là ?

En quelques pas, il m'avait rattrapée.

- Loin d'ici ! dis-je en accélérant.

Dans les vitrines, la porcelaine cliqueta doucement à notre passage.

Gideon me prit par la main.

- Je viens avec toi ! Je ne vais pas te laisser seule maintenant, dit-il.

Quelque part dans les couloirs derrière nous, quelqu'un cria nos noms.

- Je ne veux pas... haletai-je. Je ne veux parler à personne.

Gideon me serra encore plus fort la main.

- Je sais où personne ne pourra nous trouver. Viens !

Divers

- C'est super, mon tréssssor ! Il faut absolument que je le voie !

- Moi aussi, renchérit Xemerius qui se balançait paresseusement au lustre du plafond en se

grattant le ventre.

- Tu veux certainement dire Gordon ? intervint Charlotte en se levant. Et il veut me voir. Il arrive

seulement un peu trop tôt. Je lui avais dit à 8 heures et demie.

- Oh, un soupirant, mon petit lapin ? demanda tante Maddy, ravie.

Comme c'est bien ! Cela va peut-être t'aérer les idées.

Charlotte prit un air piqué.

- Non, tante Maddy, Gordon est seulement un garçon de ma classe et je l'aide à rédiger sa

punition sur les bagues à sceaux.

- Mais il a dit qu'il voulait voir Gwendolyn, insista Caroline.

Charlotte avait déjà quitté la pièce. Caroline la suivit en courant.

- Il peut aussi dîner avec nous, leur cria tante Glenda.

Puis, se tournant vers nous :

- Elle est toujours si serviable. Du reste, Gordon Gelderman est le fils de Kyle Arthur Gelderman.

- Comme c'est intéressant ! déclara Xemerius.

- Inconnu au bataillon, dit Mum.

- Kyle Arthur Gelderman, répéta tante Glenda en appuyant chaque syllabe. Le grand magasin

Tycoon ! Ça ne te dit rien ? C'est encore une fois bien typique... tu ne sais même pas dans quel

monde évolue ta fille. Ton engagement en tant que mère est vraiment pitoyable. Bon, de toute

façon, ce garçon ne s'intéresse pas à Gwendolyn.

Mum soupira.

- Glen, vraiment, tu ferais bien de reprendre ces comprimés contre les troubles de la

ménopause.

Les sourcils de lady Arista se rejoignirent, et elle se préparait sans doute à envoyer Mum et

tante Glenda au lit sans dessert, quand Caroline revint et annonça triomphalement :

- Et c'est bien Gwendolyn que Gollum voulait voir.

Je m'étais déjà enfourné un gros morceau de quiche et je faillis le recracher en voyant entrer

Gideon, suivi par Charlotte dont le visage s'était soudain pétrifié.

- Bonsoir, salua poliment Gideon.

Il portait un jean et une chemise d'un vert délavé. Il s'était visiblement douché entre-temps, car

ses cheveux étaient encore mouillés et formaient des boucles partout autour de son visage.

- Je suis désolé, dit-il. Je ne voulais vraiment pas vous déranger pendant le repas, je voulais

juste voir Gwendolyn.

Le silence se fit. Si l'on excepte Xemerius, qui se tordait de rire sur le lustre au plafond. Moi, je

ne pouvais pas parler, occupée que j'étais à avaler fébrilement ce que j'avais dans la bouche.

Nick gloussa doucement. Mum n'arrêtait pas de nous regarder, Gideon et moi. Le cou de tante

Glenda se marbra de nouveau de rouge et le regard que lady Arista posa sur Gideon aurait tout

aussi bien pu convenir à un bégonia orange.

Tante Maddy fut la seule à conserver quelques manières.

- Mais vous ne nous dérangez pas du tout, dit-elle aimablement.

Tenez... asseyez-vous près de moi. Charlotte, ajoute un couvert, s'il te plaît.

- Oui, une assiette pour Gollum, me chuchota Nick avec un sourire en coin.

Charlotte ignora tante Maddy et retourna à sa place, le visage toujours aussi figé.

- C'est très gentil, merci, mais j'ai déjà dîné, dit Gideon.

J'avais enfin réussi à avaler ma quiche et je me levai rapidement.

- Et moi, je n'ai déjà plus faim, dis-je. Puis-je quitter la table ?

Je regardai d'abord Mum, puis ma grand-mère.

Elles échangèrent toutes les deux le même étrange regard et soupirèrent à l'unisson,

profondément.

- Naturellement, finit par dire Mum.

- Mais le gâteau au chocolat... me rappela Caroline.

- Nous garderons une part pour Gwendolyn.

Lady Arista me fit un signe de tête et je me dirigeai vers Gideon avec une certaine raideur.

- Un silence de mort régnait dans la pièce, chuchota Xemerius depuis son lustre. Tous les yeux

étaient fixés sur la fille au corsage jaune pisseux...

Arghh, il avait raison. Je m'en voulus de ne pas m'être douchée et changée avant... cet uniforme

débile était à peu près la chose la moins mettable que je possédais. Mais qui aurait pu prévoir

que je recevrais encore de la visite à cette heure-là. Et de la visite pour qui ma tenue

m'importait ?

- Salut ! fit Gideon en souriant pour la première fois depuis qu'il était entré.

Gênée, je lui rendis son sourire.

- Salut, Gollum !

Le sourire de Gideon s'accentua.

- Même les ombres aux murs se turent tandis qu'ils se contemplaient tous les deux comme s'ils

venaient de s'asseoir sur un coussin péteur, commenta. Xemerius en voletant derrière nous. Un

air de violon romantique se fit entendre, et ils quittèrent côte à côte la pièce en tâtonnant, la

fille au corsage jaune pisseux et le garçon qui n'avait pas vu de coiffeur depuis très longtemps.

Il voletait toujours derrière nous mais, arrivé à l'escalier, il prit à gauche.

- Le beau, le subtil démon Xemerius les aurait bien suivis comme un toutou-chaperon si, après

toutes ces émotions, il n'avait pas dû soulager d'abord son appétit insatiable ! Là, il croquerait

peut-être enfin le gros clarinettiste qui hantait le numéro 23 et assassinait Glen Miller à

longueur de journée.

Il me fit encore un signe puis disparut par la fenêtre du couloir.

Arrivée dans ma chambre, je m'aperçus, soulagée, que le temps m'avait heureusement manqué

pour détruire l'ordre merveilleux que tante Maddy y avait mis le mercredi. Bon, le lit était

encore défait, mais en un tournemain, j'eus vite fait de rassembler les quelques vêtements qui

traînaient çà et là et de les jeter sur la chaise avec les autres. Ensuite, je me tournai vers

Gideon, qui s'était tu sur tout le chemin menant à l'étage. Il n'avait probablement pas eu le

choix car, après le départ de Xemerius, dans ma gêne extrême, je l'avais noyé de paroles.

Comme sous la contrainte, j'avais bavasse et jacassé sur tous les tableaux devant lesquels nous

passions. Et il devait y en avoir approximativement onze mille.

- Là, ce sont mes arrière-grands-parents... on se demande bien pourquoi ils se sont fait faire

leur portrait à l'huile alors qu'il y avait déjà des photographes à l'époque. Le gros, ici, sur le

tabouret, c'est l'arrière-arrière-arrière-grand-oncle Hugh en petit garçon, avec sa soeur

Petronella et trois lapins. Et là, c'est une archiduchesse dont le nom m'a échappé, pas une

parente, mais sur le tableau elle porte un collier du fonds familial des Montrose, c'est pourquoi

elle a le droit d'être accrochée ici. Et maintenant nous voici au deuxième étage, de sorte que,

sur toutes les photos de ce couloir, tu vas pouvoir admirer Charlotte. Tante Glenda l'emmène

tous les trimestres chez un photographe, qui -paraît-il - tire aussi les portraits de la famille

royale.

Tiens, ici, c'est celle que je préfère : Charlotte, à dix ans, avec un carlin qui sentait mauvais, ce

qu'on peut remarquer à la mine de Charlotte, tu ne trouves pas ?

Et patati et patata... C'était affreux. Je ne m'arrêtai de parler qu'une fois dans ma chambre.

Simplement parce qu'il n'y avait là ni tableaux ni photos.

Je tirai sur ma couverture pour la lisser et en profitai pour faire disparaître en douce ma

chemise Hello Kitty sous l'oreiller. Puis je me retournai et regardai Gideon. Maintenant, c'était à

lui de me dire quelque chose.

Ce qu'il ne fit pas. Au lieu de cela, il continua à me sourire comme s'il n'en croyait pas ses yeux.

Mon coeur fit un pas de galop pour s'arrêter ensuite brièvement. Eh bien, super ! Il détournait

aisément un coup d'épée, mais avec Gideon il était complètement dépassé. Surtout quand

celui-ci me regardait comme il était en train de le faire.

- J'ai essayé de t'appeler sur ton portable, mais tu n'as pas répondu, réussit-il tout de même à

sortir.

- La batterie est naze.

Elle avait rendu l'âme dans la limousine alors que j'étais en pleine conversation avec Leslie.

Comme Gideon se tut de nouveau, je sortis le portable de ma poche et commençai à chercher

le chargeur. Tante Maddy l'avait soigneusement rangé dans un tiroir du bureau.

Gideon s'adossa à la porte.

- Une journée singulière, n'est-ce pas ?

J'acquiesçai. Mon portable était maintenant branché et comme je ne savais pas quoi faire

d'autre, je m'appuyai sur le bord du bureau.

- Je crois que c'était la journée la plus affreuse de toute ma vie, dit Gideon. Quand tu gisais là,

par terre...

Sa voix se cassa un peu. Il se détacha de la porte et vint vers moi.

Soudain, je ressentis l'envie irrépressible de le consoler.

- Je regrette de... t'avoir causé une telle frayeur. Mais je pensais vraiment que j'allais mourir.

- Moi aussi, dit-il en faisant encore un pas vers moi.

Xemerius s'était envolé depuis longtemps vers son joueur de clarinette, mais une partie de mon

cerveau débita sans peine son commentaire : « Son regard vert scintillant embrasa son coeur

sous le chemisier jaune pisseux. Collée contre sa poitrine virile, elle laissa libre cours à ses

larmes. »

Oh, Dieu, Gwendolyn ! Tu ne pourrais pas le faire encore un peu plus hystérique ? Je serrai plus

fortement le bord du bureau.

- En fait, tu aurais dû savoir ce qui m'arrivait, dis-je. Tu fais tout de même des études de

médecine.

- Oui, et c'est bien pour ça qu'il était clair pour moi que tu...

Il s'arrêta devant moi et, pour changer, ce fut lui qui se mordit la lèvre, ce qui m'émut aussitôt.

Puis il leva lentement sa main.

- La pointe de l'épée était enfoncée profond comme ça en toi, dit-il en écartant assez largement

le pouce et l'index. Tu ne te serais pas effondrée pour une petite égratignure. Tu as tout de

suite perdu tes couleurs et tu as commencé à avoir des sueurs froides. De sorte qu'il était clair

pour moi qu'Alastair avait touché une grosse artère. Tu as fait une hémorragie interne.

Je fixai sa main qui se promenait devant mon visage. - Non, c'est vrai ?

Je passai devant lui en dansant et penchai un peu la tête de côté pour ne pas le quitter des

yeux.

- Je savais seulement que Haydn était un bourreau d'enfants.

Du moins, il m'avait torturée dans mon enfance, quand Charlotte répétait ses sonates au piano

avec le même acharnement qu'elle montrait aujourd'hui à dénicher le chronographe.

Mais je ne pus l'expliquer à Gideon, car nous étions passés d'une figure à quatre à une grande

ronde et je dus me concentrer pour tourner vers la droite.

Sans savoir pourquoi, la chose commença d'un coup à m'amuser vraiment. Les bougies

éclairaient merveilleusement les tenues de soirée magnifiques, la musique ne me parut plus ni

ennuyeuse ni poussiéreuse, mais juste bien, et tout autour de moi les danseurs riaient

franchement. Même les perruques ne me paraissaient plus aussi débiles et je me sentis soudain

tout à fait libre et légère. Quand la ronde se défit, je me propulsai légèrement vers Gideon,

comme si je n'avais jamais rien fait d'autre, et il me regarda arriver comme si nous étions

soudain seuls dans la salle.

Dans mon étrange allégresse, je ne pus m'empêcher de lui faire un grand sourire, sans me

soucier de Giordano qui m'avait avertie de ne jamais montrer mes dents au XVIIIe siècle. Pour

je ne sais quelle raison, mon sourire sembla troubler Gideon. Il saisit la main que je lui tendais,

mais au lieu de poser légèrement ses doigts sous les miens, il les serra fort.

- Gwendolyn, je ne laisserai plus jamais quelqu'un me...

Je fus privée de la suite car, à cet instant, lady Lavinia prit sa main et posa la mienne dans celle

de son partenaire et dit en riant :

- Nous échangeons pour un temps, d'accord ?

Non, pas d'accord en ce qui me concernait et Gideon hésita un instant. Mais ensuite, il s'inclina

devant lady Lavinia et me laissa en plan, comme l'insignifiante petite soeur adoptive (que j'étais

dans le fond). Je tombai aussitôt de mon petit nuage.

- Je vous ai déjà admirée de loin, dit mon nouveau partenaire tandis que je me relevais de ma

révérence et lui tendais la main. (J'aurais préféré la lui retirer tout de suite, car ses doigts

étaient moites et collants.) Mon ami, Mr Merchant, a déjà eu le plaisir de vous rencontrer à la

soirée de lady Brompton. Il voulait nous présenter. M

je peux m'en charger moi-même maintenant. Je suis lord Fleet. Le fameux lord Fleet.

Je souris poliment. Tiens donc, un ami de Mr Merchant, cet explorateur de décolletés ! Ah, ah !

Tandis que la figure suivante nous écartait l'un de l'autre et que j'espérais que ce fameux lord

Fleet en profiterait pour s'essuyer les mains sur son pantalon, je cherchai des yeux Gideon pour

l'appeler à l'aide. Mais il semblait être totalement sous le charme de lady Lavinia. L'homme à

côté de lui n'avait lui aussi, d'yeux que pour elle, ou plutôt pour son décolleté, il en oubliait

carrément de regarder sa propre partenaire. Quant à celui qui se trouvait à côté... Oh, mon

Dieu ! C'était James ! Mon James. Je l'avais enfin trouvé ! Il dansait avec une fille en robe prune

et avait l'air aussi vivant qu'on peut l'être avec une perruque blanche et de la poudre blanche

sur le visage.

Au lieu de tendre de nouveau ma main à lord Fleet, je passais en dansant devant lady Lavinia et

Gideon, en direction de James.

- S'il vous plaît d'avancer tous d'un cran, dis-je en même temps de ma voix la plus gentille et

sans me soucier des protestations.

Encore deux déhanchements et je me trouvai devant James.

- Pardon, avancez juste d'un pas, s'il vous plaît.

Je poussai doucement la compote de prunes dans les bras du type en face, puis je tendis ma main à James, médusé, et tentai, essoufflée, de retrouver la cadence. Un coup d'oeil vers la

gauche me montra que les autres cherchaient aussi à se réorganiser pour reprendre la danse

comme si de rien n'était. Par mesure de prudence, je préférai ne pas lorgner vers Gideon et

fixai James. J'avais du mal à croire que je tenais sa main et qu'elle était chaude et vivante !

- Vous avez complètement perturbé la file, me reprocha-t-il en m'examinant de la tête aux

pieds. Et vous m'avez séparé de miss Amelia de la façon la plus brutale.

Oui, c'était vraiment lui ! Avec toujours ce même ton blasé. Je lui fis un grand sourire.

- Je suis vraiment désolée, James, mais je dois absolument te... bon, je dois m'entretenir avec

vous d'une chose de la plus grande importance.

- Pour autant que je sache, nous n'avons pas encore été présentés, remarqua James en

fronçant le nez, tout en plaçant délicatement un pied devant l'autre.

- Je suis Pénélope Gray de... la campagne. Mais peu importe. J'ai des informations de la plus

haute importance pour vous et il faut donc que vous me rencontriez d'urgence. Si vous tenez à

la vie, ajoutai-je pour l'effet dramatique.

- Quelle mouche vous pique donc ? répliqua James d'un air consterné. De la campagne ou non,

votre comportement est fort inconvenant.

- Oui.

Du coin de l'oeil, je perçus de nouveau un désordre dans la file, cette fois du côté des hommes.

Quelque chose de vert océan s'approchait en se déhanchant.

- Oui, repris-je, mais il est important que vous m'écoutiez tout de même. Il s'agit de... votre

cheval... Hector, le... euh, le cheval gris. Il faut absolument que vous me rencontriez demain à

Hyde Park, à 11

heures. Près du pont qui enjambe le lac.

Il ne me restait plus à espérer que le lac et le pont existaient déjà au XVIIIe siècle.

- Que je vous rencontre ? À Hyde Park ? Au sujet d'Hector ?

s'étonna James, les sourcils levés jusqu'à la racine des cheveux.

Je hochai la tête.

- Pardon, dit Gideon avec une petite courbette, en poussant doucement James sur le côté. Il me

semble que quelque chose va de travers ici.

- C'est aussi mon avis !

En secouant la tête, James se tourna de nouveau vers miss Prune, tandis que Gideon me prit

par la main et m'entraîna sans ménagement dans la figure suivante.

- Tu es folle ? Qu'est-ce que c'était encore que ça ?

- J'ai simplement rencontré un vieil ami.

Je me retournai encore vers James. M'avait-il prise au sérieux ?

Probablement pas. Il secouait toujours la tête.

- Tu veux te faire remarquer à tout prix, c'est ça ? grinça Gideon, Pourquoi ne peux-tu pas faire

pendant trois heures ce qu'on te dit de faire ?

- Eh bien, c'est une question stupide. Parce que je suis une femme, naturellement, et que

j'ignore totalement ce qu'est la raison. De plus, c'est toi qui as commencé à sortir du rang avec

Lady-ma-poitrine-ne-va-pas-tarder-à-sortir-de-ma-robe.

- Oui, mais seulement parce qu'elle... Ah, arrête à la fin !

- Arrête toi-même !

Nous nous mesurâmes tous les deux d'un regard furieux quand le dernier son de violon

retentit. Enfin ! C'avait certainement été le menuet le plus long du monde ! Je fis ma révérence

avec soulagement et me préparai à partir avant que Gideon ne me tende la main... ou plutôt ne

saisisse la mienne. Je m'en voulais un peu de ma conversation mal préparée avec James... il me

paraissait improbable qu'il vienne à notre rendez-vous dans le parc. Il fallait que je lui parle

encore en essayant, cette fois, de lui dire la vérité.

Mais où était-il passé ? Ces stupides perruques masculines se ressemblaient toutes. Les rangs

des danseurs s'étaient déployés en « Z

» dans l'énorme salle et nous étions maintenant arrivés à un tout autre endroit. Je tendis le cou Coralie vient passer ses vacances à St Bauzilie dans sa maison où vit le couple CHAMBERT et son frère Gilles. Conséquences : des actions des grands-parents, les frais de justice grève le budget familial de 425€ depuis août 2004. Monsieur est tôlier peintre chez 3MV! à Agen, Madame est fonctionnaire à la Mairie d'Agen. La procédure d'abandon et destruction des biens et meubles s ensuit of constat d'huissier meubles et outillage en mauvais état : pas de valeur marchande.. pour la naissance du bébé Coralie aurait téléphoné pour aller voir sa nièce à la maternité. Le logement est bien entretenu, la décoration faite avec goût, chaque chambre d'enfant est adaptée au goût de l'enfant. La grand-mère dit : « prenez note, ce n'est pas moi qui paierai » Le grand-père apostrophe l'huissier qui lui demande s'il compte libérer les lieux à l'amiable, il répond Non. De la maternelle au CM2 elle est scolarisée à Agen. Madame CHAMBERT, la grand-mère demande à sa fille de lui faire un pouvoir pour fossettes dans ses joues.

Derrière elle, lord Brompton, tout essoufflé, se frayait un passage dans la foule.

- Voilà ! Assez dansé pour cette saison, dit-il. Je commence à devenir un peu trop gr... vieux

pour cet amusement. A propos d'amusement, quelqu'un d'autre que moi aurait-il vu ma chère

épouse avec ce contre-amiral plein d'allant, qui vient - paraît-il - de perdre son bras au combat

? Eh bien, rien que des racontars ! J'ai vu distinctement que c'est avec deux bras qu'il lui a pris

la taille !

Il rit et ses nombreux doubles mentons se mirent à trembler dangereusement.

L'orchestre recommença à jouer et de nouvelles files se formèrent aussitôt.

- Ah, je vous prie ! Vous ne pouvez me refuser, dit lady Lavinia en s'agrippant aux revers de la

redingote de Gideon et en levant des yeux langoureux sur lui. Juste cette danse.

- Je viens de promettre à ma soeur d'aller lui chercher quelque chose à boire, répondit Gideon

en me décochant un regard sombre.

Évidemment, il m'en voulait de l'empêcher de flirter.

- Et le comte nous attend là-bas, ajouta-t-il.

Entre-temps, le comte avait quitté le balcon, mais pas pour s'asseoir et se reposer un peu. Il

nous espionnait de ses yeux d'aigle et paraissait comprendre tout ce que nous disions.

- Je me ferais un honneur d'aller chercher quelque chose à boire pour votre soeur, intervint lord

Brompton avec un clin d'oeil. Avec moi, elle sera en de très bonnes mains.

- Vous voyez ! dit lady Lavinia en entraînant de nouveau Gideon sur la piste de danse.

- Je reviens tout de suite, m'assura-t-il par-dessus son épaule.

- Pas la peine de te presser, grognai-je.

Lord Brompton mit ses bourrelets de graisse en mouvement.

- Il y a là-bas un petit coin agréable, dit-il en me faisant signe de le suivre. On le surnomme aussi

« le coin des vieilles filles », mais peu importe. On saura bien les en chasser avec des histoires

inconvenantes.

Il me fit monter quelques marches vers une petite galerie où se trouvait un canapé, dont la

position surélevée offrait une magnifique vue d'ensemble. Les deux femmes plutôt fanées qui

s'y trouvaient déjà assises poussèrent volontiers leurs jupons sur le côté pour me faire de la

place.

Lord Brompton se frotta les mains.

- Confortable, n'est-ce pas ? Et maintenant, je pars chercher le comte et quelque chose à boire.

Je fais vite !

Et de fait ! Il fendit cet océan de velours, de soie et de brocart de son corps massif. Je mis à

profit ma position dominante pour chercher James des yeux. En vain. En revanche, lady la signature, la grand-mère dit avoir payé les frais. Le couple CHAMBERT dit avoir acheté une maison en ruines près du Mazet au nom de Coralie, Coralie aurait fart un crédit pour la maison. Dès l'âge de trois ans Monsieur DEMPSEY pratique le hokey. Sa mère chimiste a cessé de travailler lorsqu'elle a épousé son père cadre dans une entreprise de salaisons à Paris, puis cadre dans un laboratoire pharmaceutique DAUSE, qui devient Robert Carrière, Sonofi Avertis. La négociation entre Monsieur DEMPSEY et le Président du club échoue. Si toutefois, un droit de visite devait être organisé, il ne et Gideon allaient si bien ensemble. Jusqu'à la couleur de leurs vêtements qui était en accord,

comme si Mme Rossini les avait personnellement choisis. A chaque frôlement de leurs mains,

des étincelles semblaient voler entre eux et, apparemment, ils prenaient plaisir à discuter

ensemble. Je crus entendre le rire perlé de lady Lavinia.

Les deux vieilles filles à côté de moi soupirèrent d'envie. Je me levai brusquement. Je n'allais

pas supporter ça plus longtemps. N'était-ce pas la redingote rouge de James qui disparaissait

justement par l'une des sorties ? Je décidai de le suivre. Finalement, c'était sa maison ici et, de

plus, c'était mon école, je réussirais bien à le retrouver. Et alors, je tenterais de lui parler

d'Hector.

En quittant la salle, je lorgnai encore vers lord Alastair, qui n'avait pas bougé d'un pouce et qui

ne quittait pas le comte des yeux. Son ami esprit brandissait dangereusement son épée, tout en

proférant sans doute des paroles haineuses de sa voix rocailleuse. Aucun d'eux ne me

remarqua. En revanche, Gideon parut enregistrer ma fuite. La file des danseurs se désorganisa.

Mince ! Je me retournai et entrepris de sortir. Les corridors étaient plutôt mal éclairés, mais ils

fourmillaient aussi d'une foule d'invités.

J'eus l'impression qu'un assez grand nombre de couples se cherchaient un petit coin tranquille

et, juste en face de la salle de bal, il y avait une sorte de boudoir où quelques messieurs

s'étaient retirés. De la fumée de tabac passait par la porte entrebâillée. Au bout du couloir, je

crus apercevoir la redingote de James bifurquer vers la droite et je le suivis, en courant aussi

vite que ma robe me le permettait. Mais dans le corridor suivant, je ne le vis plus ; il avait dû

s'engouffrer dans l'une des pièces. J'ouvris la première porte et la refermai aussitôt quand la

lumière tomba sur un fauteuil Récamier devant lequel un homme (pas James !) était agenouillé,

en train de dénouer la jarretière d'une dame.

Enfin, bon, si l'on peut encore parler d'une dame dans ces circonstances. Je souris légèrement

en me dirigeant vers la porte suivante. Dans le fond, ces invités ne se distinguaient guère de

ceux de notre époque.

Derrière moi, des voix retentirent.

- Pourquoi courez-vous si vite ? Ne pouvez-vous donc laisser votre soeur cinq minutes ?

A l’évidence, Lady Lavinia !

Je me glissai en un éclair dans la première pièce venue et m'ados-sai à la porte, une fois celle-ci pourrait s'exercer que dans un lieu médiatisé pour éviter de réactiver ies tensions familiales et de placer les enfants Margot et Audrey en difficulté. Selon les dires du couple CHAMBERT : Coralie dépense, elle n'a jamais assez d argent, « c'est un panier percé » elle aurait fait de nombreux crédits, accumule les découverts, elle aurait demandé de l'aide a ses parents. Le tableau d'Edith, des craies, des jeux. A Agen, le grand-père travaille en disco mobile. La grand-mère aurait fait l'objet d'une garde à vue pour avoir renversé un cycliste. Sa relation avec sa sœur Edith : c'est sa petite soeur, elle n'a pas beaucoup de temps pour jouer avec elle.SS. - dernier chantier est fini en décembre 2004.Elle souhaite que les choses soient mises à plat. AUDREY elle a des cheveux longs bruns, les yeux bleus, elle a la peau claire, un appareil dentaire. Elle lui parle du Lycée. PAR CES MOTIFS LA JUGE AUX De tous les prodiges que j'ai eu à connaître,Le plus étrange me semble que les hommes aient

peur,Vu que la mort, cette fin nécessaire,Vient quand elle veut.

William Shakespeare, Jules César

CHAPITRE 8

La pièce n'était pas aussi sombre que je m'y étais attendue.

Quelques bougies éclairaient une bibliothèque et une table. J'avais dû atterrir dans une sorte

d'étude. Et je n'étais pas seule.

Sur une chaise, derrière le bureau, Rakoczy était assis, un verre et deux bouteilles devant lui.

L'une d'elles contenait un liquide rougeâtre semblable à du vin rouge ; l'autre, une mignonne

petite fiole, était remplie d'une chose d'un gris douteux. L'épée du baron était posée en travers.

- Eh bien, l'effet est fulgurant ! dit Rakoczy dont la voix au dur accent slave me parvint un peu

brouillée. Je venais à l'instant de souhaiter pouvoir rencontrer un ange et voilà que la porte du

ciel s'ouvre sur le plus charmant des anges qu'il ait à proposer. Cette merveilleuse potion

dépasse tout ce que j'ai jamais essayé.

- Ne devriez-vous pas... euh... veiller sur nous dans l'ombre ou quelque chose comme ça ?

m'étonnai-je en me demandant si je ne ferais pas mieux de quitter la pièce, quitte à courir dans

les bras de Gideon.

Déjà qu'à jeun Rakoczy ne me mettait pas particulièrement à l'aise...

En tout cas, à mes paroles, il sembla se ressaisir quelque peu. Il plissa le front.

- Ah... c'est vous ! dit-il, encore embrouillé, mais un peu plus clair tout de même. Pas un ange... AFFAIRES FAMILIALES, statuant par décision contradictoire et en premier ressort, Avant dire droit, ordonne une enquête sociale, avec pour mission • prendre connaissance de l'entier dossier • s'entretenir avec chacune des parties, • s'entretenir avec les enfants, hors la présence des parties, • se faire communiquer toutes pièces nécessaires, et entendre toutes personnes dont l'audition lui parait utile, en particulier les personnes pouvant partager l'existence des parties ou des enfants, • investiguer sur les conditions d'existence des enfants, • rapporter tous renseignements sur les garanties présentées sur les plans affectif, psychologique, moral, éducatif, et matériel par le père et la mère, ainsi que, le cas échéant, leurs parents ou les personnes qui partagent leur existence, • indiquer la nature des difficultés qui apparaissent dans les relations entre les enfants, leurs père et mère. Audrey : tranquille, câline, réfléchie. Leur réussie scolaire, 1e confirme-Le couple parental s'investit dans la prise en charge des trois enfants tant sur le pian : scolaire, extra scolaire, qu'affectif, En quittant la salle, je lorgnai encore vers lord Alastair, qui n'avait pas bougé d'un pouce et qui

ne quittait pas le comte des yeux. Son ami esprit brandissait dangereusement son épée, tout en

proférant sans doute des paroles haineuses de sa voix rocailleuse. Aucun d'eux ne me

remarqua. En revanche, Gideon parut enregistrer ma fuite. La file des danseurs se désorganisa.

Mince ! Je me retournai et entrepris de sortir. Les corridors étaient plutôt mal éclairés, mais ils

fourmillaient aussi d'une foule d'invités.

J'eus l'impression qu'un assez grand nombre de couples se cherchaient un petit coin tranquille

et, juste en face de la salle de bal, il y avait une sorte de boudoir où quelques messieurs

s'étaient retirés. De la fumée de tabac passait par la porte entrebâillée. Au bout du couloir, je

crus apercevoir la redingote de James bifurquer vers la droite et je le suivis, en courant aussi

vite que ma robe me le permettait. Mais dans le corridor suivant, je ne le vis plus ; il avait dû

s'engouffrer dans l'une des pièces. J'ouvris la première porte et la refermai aussitôt quand la

lumière tomba sur un fauteuil Récamier devant lequel un homme (pas James !) était agenouillé,

en train de dénouer la jarretière d'une dame.

Enfin, bon, si l'on peut encore parler d'une dame dans ces circonstances. Je souris légèrement

en me dirigeant vers la porte suivante. Dans le fond, ces invités ne se distinguaient guère de

ceux de notre époque.

Derrière moi, des voix retentirent.

- Pourquoi courez-vous si vite ? Ne pouvez-vous donc laisser votre soeur cinq minutes ?

A l’évidence, Lady Lavinia !

Je me glissai en un éclair dans la première pièce venue et m'ados-sai à la porte, une fois celle-ci

refermée derrière moi. Puis j'inspirai profondément.

Les lâches meurent mille fois avant de mourir,Le brave ne goûte jamais à la mort qu'une fois.

De tous les prodiges que j'ai eu à connaître,Le plus étrange me semble que les hommes aient

peur,Vu que la mort, cette fin nécessaire,Vient quand elle veut.

William Shakespeare, Jules César

CHAPITRE 8

La pièce n'était pas aussi sombre que je m'y étais attendue.

Quelques bougies éclairaient une bibliothèque et une table. J'avais dû atterrir dans une sorte

d'étude. Et je n'étais pas seule.

Sur une chaise, derrière le bureau, Rakoczy était assis, un verre et deux bouteilles devant lui.

L'une d'elles contenait un liquide rougeâtre semblable à du vin rouge ; l'autre, une mignonne

petite fiole, était remplie d'une chose d'un gris douteux. L'épée du baron était posée en travers.

- Eh bien, l'effet est fulgurant ! dit Rakoczy dont la voix au dur accent slave me parvint un peu

brouillée. Je venais à l'instant de souhaiter pouvoir rencontrer un ange et voilà que la porte du

ciel s'ouvre sur le plus charmant des anges qu'il ait à proposer. Cette merveilleuse potion

dépasse tout ce que j'ai jamais essayé.

- Ne devriez-vous pas... euh... veiller sur nous dans l'ombre ou quelque chose comme ça ?

m'étonnai-je en me demandant si je ne ferais pas mieux de quitter la pièce, quitte à courir dans

les bras de Gideon.

Déjà qu'à jeun Rakoczy ne me mettait pas particulièrement à l'aise...

En tout cas, à mes paroles, il sembla se ressaisir quelque peu. Il plissa le front.

- Ah... c'est vous ! dit-il, encore embrouillé, mais un peu plus clair tout de même. Pas un ange...

juste une petite fille stupide.

D'un geste rapide, il s'était déjà emparé de la fiole et se dirigeait droit sur moi. Dieu seul sait ce il adopte une attitude éducative conforme aux principes moraux. Copie adressée à : Maître SIRE avocat de Monsieur et Madame DEMPSEY Maître ROBAGLIA avocate de Monsieur et Madame CHAMBERT Enquête sociale effectuée par Madame Françoise TOURDIAS-FAURE, enquétrice sociale. AUDREY Le lundi matin à pied avec le père, les autres jours le matin avec la mère, à midi avec la mère A 13H La mère reprend le travail, le père arrive c'est le père qui accompagne Edith et Audrey il reprend le travail Le lundi solfège de 18h30 à 19h30 c'est la mère qui prend en charge les trajets. Elle ne connaît pas Edith, la plus jeune des enfants.» A cette époque Madame CHAMBERT avait 28 ans. Le couple possède une maison de vacances à Msrseillan-Plage : c'est pourquoi ils se trouvaient chez le couple. C est i'engrenage les grands-parents bénéficient de l'aide judiciaire, ils multiplient les procédures le couple demande des délais de paiement à l'avocat.La grand-mère maternelle vit avec la famille. Le couple CHAMBERT énumère les courriers adressés à l'entourage du couple DEMPSEY : - Madame CHAMBERT. Il ajoute qu'il en est de même avec les voisins, te quotidien laisse peu de temps n'est-ce pas ? Une gorgée de cette potion miracle d'Alcott va arranger ça.

- Non, merci.

Je plongeai sous ses bras et trébuchai dans la pièce. Non, merci...

super ! Il ne manquait plus que je lui fasse une courbette.

- Ne m'approchez pas avec votre breuvage ! essayai-je de façon un peu plus énergique.

Je n'avais pas encore pu faire un pas - j'envisageais vaguement de sauter par la fenêtre - que

Rakoczy se trouvait de nouveau près de moi et me poussait contre le bureau. Il était tellement

plus fort que moi qu'il ne remarqua même pas ma défense.

- Pschhhtt ! n'aie pas peur, mon petit, je te promets que tu vas aimer ça.

Il déboucha la fiole dans un « plop » et me renversa brutalement la tête en arrière.

- Allez, bois !

Je serrai les lèvres en tentant de le repousser de ma main libre.

J'aurais pu tout aussi bien essayer de faire reculer une montagne. Je cherchai désespérément à

rassembler mes quelques notions théoriques d'autodéfense... Les connaissances de Charlotte

sur le krav maga m'auraient été d'une grande aide. Quand la fiole frôla mes lèvres et qu'une

forte odeur me monta au nez, j'eus enfin une idée de génie. Je tirai une épingle de mes cheveux

et piquai du plus fort que je pus la main qui tenait la bouteille. Au même instant, la porte

s'ouvrit et Gideon cria :

- Lâchez-la tout de suite, Rakoczy !

Après coup, je compris qu'il eût été plus intelligent d'enfoncer ce truc-là dans l'oeil de Rakoczy

ou du moins dans son cou... la piqûre à la main ne l'avait distrait que quelques secondes.

L'épingle était toujours bien plantée dans sa chair, mais il n'en laissa pas pour autant tomber la

fiole. Il relâcha tout de même sa prise et se retourna.

Gideon, qui se trouvait sur le seuil avec lady Lavinia, le regardait, horrifié.

- Par le diable, que faites-vous là ?

- Rien de particulier. Je voulais juste aider cette toute jeune fille à acquérir un peu plus... de

grandeur ! Oseriez-vous en prendre une gorgée ? Je vous assure que vous en ressentirez des

sensations inconnues ! dit-il avec un rire rauque.

J'en profitai pour me libérer.

- Ça va, Gwendolyn ?

Gideon m'inspecta d'un air soucieux tandis que lady Lavinia s'agrippait aux relations, il reconnaît que sa famille fonctionne ainsi. Janvier 2010 demande des grands-parents d'une enquête sociale A ce jour la famille CHAMBERT doit 19000€ à la famille DEMPSEY qui règle 425€ mensuellement de frais de justice.Lorsqu elle évoque son beau-fils, elle est critique à son égard. Le grand-père insiste sur la précarité du couple, i! ajoute le moral en a pris un coup. A cette époque les grands-parents inondent de courriers la famille DEMPSEY : grand-mère, sœurs. 20 AFFAIRE CHAMBERT / DÊMPSEY Est une petite fille câline, active, remuante, capable d'être calme à l'école, Elle parle de sa mamie montre les cadeaux. Selon le père cela ne pose pas de problème. Madame CHAMBERT explique: la plainte de leur fille du 26/05/05 précisait: interdiction de communiquer avec Coralie, !a petite Edith n'était pas encore née. Au bout de 3 semaines, !e couple fait une remarque, le grand-père paraît gêné ia grand-mère dis être fatiguée Madame DEMPSEY bénéficie d un logement de fonction au collège, elle envisage de vendre sa maison de St Bauzille pour construire à Port la Nouvelle. La grand-mère fait une procédure sur l'engagement de sa fille de lui laisser la remise. la grand-mère sa fille Coralie et son fils Gilles habitent la même rue. Audrey aime la lecture elle joue du piano. de 2005 à 2007 une boite à lettre au Collège où habitait la famille, depuis 2007 une boîte à lettre à la maison.Le couple parental tient compte de l'âge des enfants, pour adapter les sorties. Pour Il se prit la tête, contourna le bureau en vacillant et se laissa lourdement tomber sur la chaise.

- En tout cas, ce breuvage semble vraiment... murmura-t-il encore.

Puis sa tête s'affala bruyamment sur le bureau. Lady Lavinia s'appuya en frissonnant sur

l'épaule de Gideon.

- Est-il... ?

- J'espère bien que non.

Gideon se dirigea vers le bureau, leva la fiole et la tint à la lumière.

Puis il la déboucha pour en renifler le contenu.

- Je n'ai pas la moindre idée de ce que c'est, mais si ça a réussi à faire décoller aussi vite

Rakoczy...

Il reposa la fiole, puis reprit :

- Je penche pour de l'opium. Ça n'a sans doute pas fait bon ménage avec ses drogues

habituelles et l'alcool.

Oui, à l'évidence. Rakoczy était là comme mort ; on ne l'entendait plus respirer.

- C'est peut-être quelqu'un qui lui a donné ça, dis-je, les bras toujours croisés sur ma poitrine.

Quelqu'un qui voulait l'empêcher d'être en pleine possession de ses moyens ce soir. Son pouls

bat-il encore ?

Je l'aurais bien vérifié moi-même, mais je ne me sentais pas la force de me rapprocher de

Rakoczy. J'avais déjà du mal à rester debout, tant je tremblais de tous mes membres.

- Gwen ? Tu es sûre que ça va ? s'inquiéta Gideon, le front plissé.

J'ai un peu de peine à le dire, mais j'éprouvai à cet instant une envie folle de me jeter dans ses

bras, et de pleurer aussi. Mais il ne me donna pas l'impression de brûler du désir de m'étreindre

et de me consoler, au contraire. Quand je hochai la tête en hésitant, il m'apostropha

violemment :

- Mais que diable es-tu venue faire ici ? Tu pourrais toi aussi te trouver dans le même état ! ditil

en me montrant le corps inerte de Rakoczy.

Du coup, mes dents se mirent à claquer, de sorte que je ne pus rien répondre.

- Mais... je ne savais pas que... bredouillai-je.

Lavinia, toujours collée à Gideon comme une plante grimpante des plus vertes, m'interrompit -

elle faisait fort évidemment partie de ces femmes qui ne supportent pas qu'une autre femme

tienne la vedette.

- La mort, chuchota-t-elle dramatiquement en regardant Gideon avec de grands yeux. J'ai senti

son souffle quand elle est entrée dans la pièce. S'il vous plaît... tenez-moi... gémit-elle, les

paupières papillonnantes.

Je n'en revins pas... de la voir tomber dans les pommes ! Comme ça ! Sans raison aucune ! Et

naturellement, fort élégamment dans les bras de Gideon. Je fus prise de fureur en le voyant la

recueillir dans ses bras... D'une fureur telle que j'en oubliai de trembler et de claquer des dents.

Mais en même temps, comme si ce chaud et froid de sentiments n'alternait pas encore assez

vite, je sentis les larmes me monter aux yeux. Ah, bon sang... ce ne serait pas une mauvaise

idée de tomber dans les pommes. Sauf que, naturellement, personne ne m'aurait recueillie,

moi.

À cet instant, le mort Rakoczy dit d'une voix rauque et basse qui aurait pu tout aussi bien sortir

d'outre-tombe:

- Dosis sola venenum facit. Pas de souci, la mauvaise herbe repousse toujours.

Lavinia (j'avais décidé de ne plus la considérer comme une dame) poussa un bref cri de frayeur

et ouvrit les yeux pour fixer Rakoczy.

Mais elle se souvint qu'elle était censée avoir perdu connaissance et, dans un gémissement du

plus bel effet, elle retomba mollement dans les bras de Gideon.

- Ça va, ça va ! Pas de raison de s'énerver comme ça ! dit Rakoczy qui avait levé la tête et nous ne plus avoir à payer (es consommations : eau, EDF, téléphone de ses parents Coralie n'avait plus comme solution que la vente c'est l'attitude de ses parents qui a déterminé la saisie de la Justice la demande d'expulsion. de l'Aide Judiciaire, ne règle pas les sommes dues suite aux actions de Justice, les actions qu'i! intente contre notre famille grèvent notre budget, ce sont nos trois enfants qui en pâtissent. Ce qui a permis à Monsieur CHAMBERT de créer une nouvelle entreprise à son nom. 1994 Les grands-parents s'installent dans le même village dans la maison de leur fils Gilles. Monsieur DEMPSEY aurait fait te panneau de l'entreprise de Monsieur CHAMBERT. Elle aime Peau, la piscine, faire du toboggan ; Elle fat des dessins sur son tableau, regarde des dessins animés, se déguise en Barbie mousquetaire. La demande d'un droit de visite des grands-parents a été faite après la vente de la maison de Marseilian. pensant que ses parents logés à titre gratuit assumerons les charges, Lorsque sa mère lui demande de faire une attestation d'hébergement pour obtenir la carte grise du véhicule acheté, elle s'exécute. Le grand-père explique : « Monsieur DEMPSEY l'amie de leur fille est un joueur de hockey professionnel qui n'a pas d'emploi à cette époque». le couple se marie à Agen regardait avec des yeux injectés de sang.

C'est ma faute ! On doit l'utiliser au compte-gouttes !

- Qui a dit ça ? demanda Gideon, berçant Lavinia dans ses bras comme un mannequin de

vitrine.

Rakoczy parvint tant bien que mal à se remettre en position assise, puis il regarda le plafond

avec un rire aboyant.

- Vous voyez les étoiles danser ?

Gideon soupira.

- Je vais devoir aller chercher le comte, dit-il. Gwen... si tu pouvais m'aider... ?

Je le regardai, ébahie.

- À m'occuper de celle-là ? Ça va pas, non ?

Quelques pas me suffirent à atteindre la porte et à sortir dans le couloir pour lui cacher les

larmes stupides qui inondaient mes joues.

Je ne savais ni pourquoi je pleurais ni où j'allais. C'était certainement une de ces réactions posttraumatiques

qui font le bonheur des journaux : des personnes en état de choc font d'étranges

choses, comme ce boulanger du Yorkshire au bras écrasé dans la presse à pâte.

Il avait encore cuit six tôles de pains aux raisins avant d'appeler les urgences. Ces pains étaient

la chose la plus horrible que les secouristes aient jamais vue.

Devant l'escalier, j'hésitai. Je ne voulais pas descendre, car lord Alastair m'attendait sans doute

en bas, prêt à commettre son crime parfait, et je jugeai préférable de monter. A peine avais-je

grimpé quelques marches que j'entendis Gideon me crier :

- Gwenny ! Arrête ! S'il te plaît !

Un instant, je m'imaginai qu'il avait claqué Lavinia par terre pour me courir après, mais rien n'y

fit : j'étais toujours aussi furieuse ou triste ou anxieuse ou tout à la fois et, aveuglée par les

larmes, je continuai à trébucher dans l'escalier et à enfiler le couloir suivant.

- Où tu vas, là ?

Cette fois, Gideon était près de moi et tentait de me prendre la main.

- N'importe où ! Loin de toi ! sanglotai-je en entrant dans la première pièce venue.

Gideon me suivit. Naturellement. Je faillis m'essuyer le visage avec ma manche, mais au tout

dernier moment je me rappelai que Mme Rossini m'avait maquillée et stoppai aussitôt mon

geste. Probablement que j'avais déjà l'air assez amochée comme ça. Pour ne pas devoir

regarder Gideon, j'inspectai la pièce du regard. Des bougies dans des chandeliers muraux

paraient de tons dorés le bel ameublement : un canapé, un mignon bureau, quelques chaises,

un tableau représentant un faisan mort à côté de quelques poires, une collection de sabres

d'apparence exotique au-dessus du manteau de cheminée et de superbes panneaux dorés

devant les fenêtres. Bizarrement, tout cela me donna soudain une impression étrange de déjàvu.

Gideon attendait devant moi.

- Laisse-moi tranquille ! lui dis-je d'une voix faiblarde.

- Il n'en est pas question ! Chaque fois que je te laisse seule, tu en profites pour faire n'importe

quoi.

- Va-t'en!

J'avais envie de me vautrer sur ce canapé et de donner des coups de poing aux coussins. Étaitce

trop demander ?

- Non, je ne m'en irai pas ! dit Gideon. Écoute, je suis désolé pour ce qui s'est passé. Je n'aurais

pas dû le tolérer.

Mon Dieu ! c'était encore une fois bien typique. Un cas classique de syndrome d'hyperresponsabilité.

Mais que pensait-il donc avoir à faire de ma rencontre fortuite avec un Rakoczy

qui avait complètement dévissé du chapeau, comme Xemerius aurait dit.

Toutefois... quelques sentiments de culpabilité ne pourraient pas lui nuire.

- Mais tu l'as fait ! répliquai-je donc.

Puis j'ajoutai :

- Parce que tu n'avais d'yeux que pour elle.

- Tu es jalouse !

Gideon eut l'impudence d'éclater de rire. Comme s'il était soulagé.

- Ça te plairait, hein ?

Mes larmes s'étaient taries et je m'essuyai le nez en douce.

- Le comte va se demander où nous sommes passés, reprit Gideon après un court silence.

- Il n'a qu'à envoyer à nos trousses son frère d'âme transylvanien, ton comte ! lançai-je en osant en juillet 1967 Le couple CHAMBERT s'installe à Agen dans un appartement, le grand-père travaille comme manœuvre chez un maçon. Les deux rencontres avec le couple CHAMBERT ont lieu à Marseillan- Plage où vit actuellement le couple : Monsieur CHAMBERT nous a adressé une lettre pour préciser que nous pouvions les rencontre à cette adresse. Madame CHAMBERT précise : Coralie jeune était travailleuse, elle faisait du bricolage avec son père. Le grand-père Monsieur CHAMBERT Est un homme d'une soixantaine d'années, il porte des lunettes, vêtu d'un jean. Elle paraît effacée, renfermée. Madame DEMPSEY indique : la deuxième maison de Marseillan village serait estimée à environ : 83500€ divisée par 2 = 41 000€ ce qui permet à la grand-mère de payer les 8800€ dus. Elle se souvient des placards vides, d'un jour où sa -mère son frère et elle sont partis par la fenêtre, un ami les a récupéré dans la rue. Monsieur CHAMBERT raconte : « le logement se situe dans le Lycée, ils regardent par la fenêtre constatent qu'il règne un bazar indescriptible dans le logement». Re9u au CAP. Actuellement une relation se renoue. Coralie Gideon soupira.

- Je vais devoir aller chercher le comte, dit-il. Gwen... si tu pouvais m'aider... ?

Je le regardai, ébahie.

- À m'occuper de celle-là ? Ça va pas, non ?

Quelques pas me suffirent à atteindre la porte et à sortir dans le couloir pour lui cacher les

larmes stupides qui inondaient mes joues.

Je ne savais ni pourquoi je pleurais ni où j'allais. C'était certainement une de ces réactions posttraumatiques

qui font le bonheur des journaux : des personnes en état de choc font d'étranges

choses, comme ce boulanger du Yorkshire au bras écrasé dans la presse à pâte.

Il avait encore cuit six tôles de pains aux raisins avant d'appeler les urgences. Ces pains étaient

la chose la plus horrible que les secouristes aient jamais vue.

Devant l'escalier, j'hésitai. Je ne voulais pas descendre, car lord Alastair m'attendait sans doute

en bas, prêt à commettre son crime parfait, et je jugeai préférable de monter. A peine avais-je

grimpé quelques marches que j'entendis Gideon me crier :

- Gwenny ! Arrête ! S'il te plaît !

Un instant, je m'imaginai qu'il avait claqué Lavinia par terre pour me courir après, mais rien n'y

fit : j'étais toujours aussi furieuse ou triste ou anxieuse ou tout à la fois et, aveuglée par les

larmes, je continuai à trébucher dans l'escalier et à enfiler le couloir suivant.

- Où tu vas, là ?

Cette fois, Gideon était près de moi et tentait de me prendre la main.

- N'importe où ! Loin de toi ! sanglotai-je en entrant dans la première pièce venue.

Gideon me suivit. Naturellement. Je faillis m'essuyer le visage avec ma manche, mais au tout

dernier moment je me rappelai que Mme Rossini m'avait maquillée et stoppai aussitôt mon

geste. Probablement que j'avais déjà l'air assez amochée comme ça. Pour ne pas devoir

regarder Gideon, j'inspectai la pièce du regard. Des bougies dans des chandeliers muraux

paraient de tons dorés le bel ameublement : un canapé, un mignon bureau, quelques chaises,

un tableau représentant un faisan mort à côté de quelques poires, une collection de sabres

d'apparence exotique au-dessus du manteau de cheminée et de superbes panneaux dorés

devant les fenêtres. Bizarrement, tout cela me donna soudain une impression étrange de déjàvu Gideon soupira.

- Je vais devoir aller chercher le comte, dit-il. Gwen... si tu pouvais m'aider... ?

Je le regardai, ébahie.

- À m'occuper de celle-là ? Ça va pas, non ?

Quelques pas me suffirent à atteindre la porte et à sortir dans le couloir pour lui cacher les

larmes stupides qui inondaient mes joues.

Je ne savais ni pourquoi je pleurais ni où j'allais. C'était certainement une de ces réactions posttraumatiques

qui font le bonheur des journaux : des personnes en état de choc font d'étranges

choses, comme ce boulanger du Yorkshire au bras écrasé dans la presse à pâte.

Il avait encore cuit six tôles de pains aux raisins avant d'appeler les urgences. Ces pains étaient

la chose la plus horrible que les secouristes aient jamais vue.

Devant l'escalier, j'hésitai. Je ne voulais pas descendre, car lord Alastair m'attendait sans doute

en bas, prêt à commettre son crime parfait, et je jugeai préférable de monter. A peine avais-je

grimpé quelques marches que j'entendis Gideon me crier :

- Gwenny ! Arrête ! S'il te plaît !

Un instant, je m'imaginai qu'il avait claqué Lavinia par terre pour me courir après, mais rien n'y

fit : j'étais toujours aussi furieuse ou triste ou anxieuse ou tout à la fois et, aveuglée par les

larmes, je continuai à trébucher dans l'escalier et à enfiler le couloir suivant.

- Où tu vas, là ?

Cette fois, Gideon était près de moi et tentait de me prendre la main.

- N'importe où ! Loin de toi ! sanglotai-je en entrant dans la première pièce venue.

Gideon me suivit. Naturellement. Je faillis m'essuyer le visage avec ma manche, mais au tout

dernier moment je me rappelai que Mme Rossini m'avait maquillée et stoppai aussitôt mon

geste. Probablement que j'avais déjà l'air assez amochée comme ça. Pour ne pas devoir

regarder Gideon, j'inspectai la pièce du regard. Des bougies dans des chandeliers muraux

paraient de tons dorés le bel ameublement : un canapé, un mignon bureau, quelques chaises,

un tableau représentant un faisan mort à côté de quelques poires, une collection de sabres

d'apparence exotique au-dessus du manteau de cheminée et de superbes panneaux dorés

devant les fenêtres. Bizarrement, tout cela me donna soudain une impression étrange de déjàvu même goût : piano, musique, font les mêmes choix de vêtements dans les magasins. Son père et son frère vont l'aider à s'installer. Il sait garder la mesure face aux événements, son souci préserver sa famille.1977 Pour garder la maison dont le couple est propriétaire, le couple divorce Elle explique à Agen suite à la faillite de l'entreprise, son père a vendu le mobilier, la mère et les enfants sont arrivés dans l'Hérault avec les vêtements 1985 A cette époque. Les jeunes Margot et Audrey ont reçu le calendrier des grands-parents par mail en janvier 2007. A 14H le père l'accompagne à l'école. 1987 Coralie aurait demandé à son père de trouver une campagne dans les environs de Montpellier ; Le patron du père cherche à vendre une friche de 4000m avec un mazet à Montaud près de St Bataille.. 1993 Madame DEMPSEY payait les factures : Eau, EDF, téléphone ajouté au montant du prêt ce qui grevait son budget.83 appréciation : sérieuse, excellent trimestre félicitations Notes du second trimestre : français 17,47, maths : 17,90 attitude exemplaire, félicitations. Leur attitude ne milite pas en faveur de l'octroi d'un droit de visite. la Juge aux Affaires Familiales a délibéré et rendu l'audience. Madame DEMPSEY explique avoir abordé la question de débarrasser la maison avec ses parents. Mai 200? demande des grands-parents d'un droit de visite sur tes enfants : Margot et Audrey 2/08/2007 Demande des grands-parents de pension alimentaire, ils sont déboutés de leur demande. Une mezzanine : utilisée comme débarras. Durant l'été Madame DEMPSEY part à Tours chez la mère de Monsieur DEMPSEY en vacances ia jeune femme bien accueillie va rester un mois, elle informe ses parents de son absence et précise qu'à son retour elle va travailler au centre sportif en heures supplémentaires, la jeune femme explique c'est un choc pour ses parents qui comptent sur elle pour paraient de tons dorés le bel ameublement : un canapé, un mignon bureau, quelques chaises,

un tableau représentant un faisan mort à côté de quelques poires, une collection de sabres

d'apparence exotique au-dessus du manteau de cheminée et de superbes panneaux dorés

devant les fenêtres. Bizarrement, tout cela me donna soudain une impression étrange de déjàvu.

Gideon attendait devant moi.

- Laisse-moi tranquille ! lui dis-je d'une voix faiblarde.

- Il n'en est pas question ! Chaque fois que je te laisse seule, tu en profites pour faire n'importe

quoi.

- Va-t'en!

J'avais envie de me vautrer sur ce canapé et de donner des coups de poing aux coussins. Étaitce

trop demander ?

- Non, je ne m'en irai pas ! dit Gideon. Écoute, je suis désolé pour ce qui s'est passé. Je n'aurais

pas dû le tolérer.

Mon Dieu ! c'était encore une fois bien typique. Un cas classique de syndrome d'hyperresponsabilité.

Mais que pensait-il donc avoir à faire de ma rencontre fortuite avec un Rakoczy

qui avait complètement dévissé du chapeau, comme Xemerius aurait dit.

Toutefois... quelques sentiments de culpabilité ne pourraient pas lui nuire.

- Mais tu l'as fait ! répliquai-je donc.

Puis j'ajoutai :

- Parce que tu n'avais d'yeux que pour elle.

- Tu es jalouse !

Gideon eut l'impudence d'éclater de rire. Comme s'il était soulagé.

- Ça te plairait, hein ?

Mes larmes s'étaient taries et je m'essuyai le nez en douce.

- Le comte va se demander où nous sommes passés, reprit Gideon après un court silence.

- Il n'a qu'à envoyer à nos trousses son frère d'âme transylvanien, ton comte ! lançai-je en osant

de nouveau croiser son regard. En fait, il n'est même pas comte ! Son titre est aussi faux que les

joues roses de cette... comment c'était déjà, son nom ?

Gideon rit doucement.

- J'ai déjà oublié son nom.

- Menteur ! dis-je en commettant l'erreur de sourire un peu.

Gideon reprit aussitôt son sérieux.

- Le comte ne peut rien au comportement de Rakoczy. Il va certainement le punir pour ça. On

ne te demande pas d'apprécier le comte, tu dois seulement le respecter.

- Je ne dois rien du tout ! m'emportai-je.

Je me tournai brusquement vers la fenêtre. Et là, je... m'y vis !

Vêtue de mon uniforme scolaire, je lorgnais d'un air plutôt niais derrière le rideau doré. Dieu du paraient de tons dorés le bel ameublement : un canapé, un mignon bureau, quelques chaises,

un tableau représentant un faisan mort à côté de quelques poires, une collection de sabres

d'apparence exotique au-dessus du manteau de cheminée et de superbes panneaux dorés

devant les fenêtres. Bizarrement, tout cela me donna soudain une impression étrange de déjàvu.

Gideon attendait devant moi.

- Laisse-moi tranquille ! lui dis-je d'une voix faiblarde.

- Il n'en est pas question ! Chaque fois que je te laisse seule, tu en profites pour faire n'importe

quoi.

- Va-t'en!

J'avais envie de me vautrer sur ce canapé et de donner des coups de poing aux coussins. Étaitce

trop demander ?

- Non, je ne m'en irai pas ! dit Gideon. Écoute, je suis désolé pour ce qui s'est passé. Je n'aurais

pas dû le tolérer.

Mon Dieu ! c'était encore une fois bien typique. Un cas classique de syndrome d'hyperresponsabilité.

Mais que pensait-il donc avoir à faire de ma rencontre fortuite avec un Rakoczy

qui avait complètement dévissé du chapeau, comme Xemerius aurait dit.

Toutefois... quelques sentiments de culpabilité ne pourraient pas lui nuire.

- Mais tu l'as fait ! répliquai-je donc.

Puis j'ajoutai :

- Parce que tu n'avais d'yeux que pour elle.

- Tu es jalouse !

Gideon eut l'impudence d'éclater de rire. Comme s'il était soulagé.

- Ça te plairait, hein ?

Mes larmes s'étaient taries et je m'essuyai le nez en douce.

- Le comte va se demander où nous sommes passés, reprit Gideon après un court silence.

- Il n'a qu'à envoyer à nos trousses son frère d'âme transylvanien, ton comte ! lançai-je en osant

de nouveau croiser son regard. En fait, il n'est même pas comte ! Son titre est aussi faux que les

joues roses de cette... comment c'était déjà, son nom ?

Gideon rit doucement.

- J'ai déjà oublié son nom.

- Menteur ! dis-je en commettant l'erreur de sourire un peu.

Gideon reprit aussitôt son sérieux.

- Le comte ne peut rien au comportement de Rakoczy. Il va certainement le punir pour ça. On

ne te demande pas d'apprécier le comte, tu dois seulement le respecter.

- Je ne dois rien du tout ! m'emportai-je.

Je me tournai brusquement vers la fenêtre. Et là, je... m'y vis !

Vêtue de mon uniforme scolaire, je lorgnais d'un air plutôt niais derrière le rideau doré. Dieu du Mrs Counter et cette Gwendolyn derrière le rideau venait de faire son troisième saut dans le

temps. Je lui fis rapidement signe de se cacher.

- Qui est-ce ? demanda Gideon.

- Rien ! répondis-je de mon air le plus débile possible.

- A la fenêtre.

Il tâta dans le vide en cherchant instinctivement son épée.

- Il n'y a rien !

Ce que je fis ensuite doit en tout cas être porté sur le compte de cette histoire de choc posttraumatique

- je rappelle ici au passage le boulanger et les pains aux raisins sanglants -, en

d'autres circonstances, je n'aurais très certainement jamais fait ça. De plus, du coin de l'oeil, je

crus voir quelque chose de vert passer furtivement devant la porte et... ah ! dans le fond, je ne

le fis que parce que je savais déjà fort bien que je le ferais. Il ne me restait, pour ainsi dire, rien

d'autre à faire.

- Et si c'était quelqu'un derrière le rideau qui nous esp... dit encore Gideon.

Mais j'avais déjà passé mes bras autour de son cou et pressé mes lèvres sur les siennes. Et tant

que j'y étais, je pressai aussi le reste de mon corps contre le sien, à la plus belle manière de lady

Lavinia.

Pendant quelques secondes, je craignis que Gideon me repousse, mais il soupira doucement,

m'entoura la taille de ses bras et m'attira encore plus fort à lui. Il répondit à mon baiser avec

une telle fougue que j'en oubliai tout le reste et fermai les yeux. Comme précédemment,

pendant le menuet, plus rien ne compta de ce qui se passait ou allait se passer autour de nous

et j'oubliai même qu'il était, en fait, un sale type... Je savais seulement que je l'aimais et

l'aimerais toujours et ne voulais plus qu'une seule chose : me faire embrasser par lui,

maintenant et toujours.

Une petite voix intérieure me chuchota de bien vouloir reprendre mes esprits, mais les lèvres

de Gideon et ses mains provoquèrent plutôt le contraire. De sorte que je suis dans

l'impossibilité de dire combien de temps après nous nous détachâmes et nous regardâmes, bulletin scolaire : 2Q€, pour Noël 50€. Sa relation avec sa grand-mère paternelle : sa mamie lui apporte des souvenirs, lui envoie de jolies cartes postales, elle est gentille, affectueuse. Le père argumente : « Coralie est contente de se changer pour faire le maçon ». Le grand-père relate. Le grand-père ajoute : - situation retraite relevé 88 trimestres il manque 162 trimestre car les papiers ont été dérobés à la maison de leur fille à St Bauzille - dette des taxes d'habitation et foncière depuis 2006 : 500€ par taxe/an. Placée par le Juge des enfants à la demande de ses parents dans une Institution religieuse pour mères célibataires à Angorrant près de Nantes. Selon ses dires il est influence sa fille. Audrey est disponible pour jouer avec elle au ballon, faire des coloriages Elle parie de sa maîtresse Sandrine, de Cristelle l'ATSEM d'Aude ie professeur de danse. Selon ses dires les chiens sont sous-alirnentés. il est recruté comme agent de collectivité territoriale su Collège de Port la Nouvelle où travaille Madame DEMPSEY. « par ordonnance du 16/11/2009.: 6300€ 2006 Première hypothèque 2007 Grand-mère saisit le Juge pour récupérer la remise, l'acte sous seing privé est déclaré nul 23/04/07, la grand-mère est condamnée aux dépens.. Le couple CHAMBERT achète deux maisons à Marseillan village qu'il compte « retaper » pour améliorer ses revenus à la retraie. Gilles CHAMBERT : le frère de Coralie il a évoqué que son travail ne lui permettait pas de nous rencontrer c'est pourquoi : il s'est exprimé au cous d'une communication téléphonique. Face à cette situation, il apparaît clairement que les enfants vivent dans un milieu familial conforme à leur bonne éducation. D'autre, les enfants Margot et Audrey ne revendiquent pas actuellement de rencontrer leurs grands-parents. il est gentil Elle dit avoir vu au mariage de son oncle, ses grands-parents maternels : ils n'ont pas parié avec elle. La grand-mère précise : être 7 AFFAIRE CHAMBERT / DEMPSEY atteinte de la Puis j'ajoutai :

- Parce que tu n'avais d'yeux que pour elle.

- Tu es jalouse !

Gideon eut l'impudence d'éclater de rire. Comme s'il était soulagé.

- Ça te plairait, hein ?

Mes larmes s'étaient taries et je m'essuyai le nez en douce.

- Le comte va se demander où nous sommes passés, reprit Gideon après un court silence.

- Il n'a qu'à envoyer à nos trousses son frère d'âme transylvanien, ton comte ! lançai-je en osant

de nouveau croiser son regard. En fait, il n'est même pas comte ! Son titre est aussi faux que les

joues roses de cette... comment c'était déjà, son nom ?

Gideon rit doucement.

- J'ai déjà oublié son nom.

- Menteur ! dis-je en commettant l'erreur de sourire un peu.

Gideon reprit aussitôt son sérieux.

- Le comte ne peut rien au comportement de Rakoczy. Il va certainement le punir pour ça. On

ne te demande pas d'apprécier le comte, tu dois seulement le respecter.

- Je ne dois rien du tout ! m'emportai-je.

Je me tournai brusquement vers la fenêtre. Et là, je... m'y vis !

Vêtue de mon uniforme scolaire, je lorgnais d'un air plutôt niais derrière le rideau doré. Dieu du

ciel ! Voilà pourquoi j'avais l'impression de bien connaître les lieux ! C'était la salle de classe de

Mrs Counter et cette Gwendolyn derrière le rideau venait de faire son troisième saut dans le

temps. Je lui fis rapidement signe de se cacher.

- Qui est-ce ? demanda Gideon.

- Rien ! répondis-je de mon air le plus débile possible.

- A la fenêtre.

Il tâta dans le vide en cherchant instinctivement son épée.

- Il n'y a rien !

Ce que je fis ensuite doit en tout cas être porté sur le compte de cette histoire de choc posttraumatique

- je rappelle ici au passage le boulanger et les pains aux raisins sanglants -, en

d'autres circonstances, je n'aurais très certainement jamais fait ça. De plus, du coin de l'oeil, je

crus voir quelque chose de vert passer furtivement devant la porte et... ah ! dans le fond, je ne

le fis que parce que je savais déjà fort bien que je le ferais. Il ne me restait, pour ainsi dire, rien

d'autre à faire.

- Et si c'était quelqu'un derrière le rideau qui nous esp... dit encore Gideon.

Mais j'avais déjà passé mes bras autour de son cou et pressé mes lèvres sur les siennes. Et tant

que j'y étais, je pressai aussi le reste de mon corps contre le sien, à la plus belle manière de lady

Lavinia.

Pendant quelques secondes, je craignis que Gideon me repousse, mais il soupira doucement,

m'entoura la taille de ses bras et m'attira encore plus fort à lui. Il répondit à mon baiser avec

une telle fougue que j'en oubliai tout le reste et fermai les yeux. Comme précédemment,

pendant le menuet, plus rien ne compta de ce qui se passait ou allait se passer autour de nous

et j'oubliai même qu'il était, en fait, un sale type... Je savais seulement que je l'aimais et

l'aimerais toujours et ne voulais plus qu'une seule chose : me faire embrasser par lui,

maintenant et toujours.

Une petite voix intérieure me chuchota de bien vouloir reprendre mes esprits, mais les maladie de LYME, le neurologue aurait évoqué que cette maladie peut s'avérer invalidante au point de devoir utiliser un fauteuil roulant. Selon les dires de Madame CHAMBERT. Sa relation avec sa sœur Audrey est bonne, elle dit avoir des goûts différents, elle ajoute ne pas avoir le même âge. d'un pull. Madame DEMPSEY ajoute le couple CHAMBERT n'est pas divorcé à sa connaissance, le premier divorce fictif puisque le couple vivait ensemble, elle ajoute sur les papiers le couple vit à St Bauziile au domicile du fils Gilles CHAMBERT dans la réalité il vit à Marseillan plage Madame DEMPSEY explique : la demande de droit de visite des grands-parents a été faxée sur son lieu de travail, Coralie explique le couple DEMPSEY n'a pu remplacer la seconde voiture faute d'argent. Le couple CHAMBERT vit actuellement à Marseillan Plage, le couple verbalise poursuivre les procédures persuadé d'obtenir satisfaction. - un fax à la Mairie de Port la Nouvelle pour voir s'il pouvait intervenir auprès de leur fille. Madame DEMPSEY fait les travaux avec son père maçon. Si les petites filles ont besoin d'eux qu'elles sachent que les grands-parents ne les rejettent pas et que cette situation ne vient pas d'eux. 10 AFFAIRE CHAMBERT / DEMPSËY Le grand- père explique : Coralie s'est renseignée auprès des services sur la demande de RMi instruite pour ses parents. un tapis des rideaux rouges, un lustre argenté. La mère la récupère à 17h50 Elle est remuante, sollicite l'autre pour jouer avec elle. Il est aimable. Elle ne veut pas tes rencontrer parce qu'ils n'ont pas penser à elles. » Monsieur CHAMBERT explique : suite au mariage de leur fille Coralie, son mari Monsieur DEMPSEY aurait revendiqué un loyer de 10 ans pour occupation des lieux, et précisé « tout ce qui est à ma femme et à moi » Le 11 août 2004 Monsieur CHAMBERT dit : - avoir constaté à 14h la présence de la voiture de son beau fils dans la rue toutes vitres fermées à c!é : à l'intérieur Margot et Audrey et les deux boxers. Elle a des difficultés à accepter le changement brutal de sa fille à rencontre de son couple. le grand-père est apprenti mécanicien a Agen. Le logement des grands-parents paternels est un véritable bric brac. Chambre des grands-parents : une fenêtre avec rideau, un lit, une armoire, un meuble vitrine, 2 chevets, des livres, une table ronce, 2 travailleuses couture et tricot, un lustre, 2 appliques. En septembre, le club de Font Romeu loue la licence d'Angers pour une saison.Le grand- comme s'il voulait rétablir au plus vite la plus grande distance possible entre nous.

- Comment ça...pourquoi ?

Mon coeur battait si vite et si fort qu'il pouvait certainement l'entendre. Je lorgnai vers la porte.

Je m'étais sans doute seulement imaginé le truc vert que j'avais cru apercevoir du coin de l'oeil

et il gisait encore sur le tapis, sans connaissance, un étage plus bas, en attendant d'être réveillé

par un baiser.

Gideon avait plissé des yeux méfiants.

- Mais tu as...

En quelques pas, il fut à la fenêtre et tira les rideaux sur le côté. Ah, je le retrouvais bien là

encore ! A peine venait-on de vivre quelque chose de... hmm... sympa avec lui, qu'il s'efforçait

au plus vite de tout faire capoter.

- Tu cherches quelque chose ? ironisai-je.

Derrière les rideaux, il n'y avait naturellement plus personne... mon plus jeune moi était

retourné depuis longtemps dans son présent et se demandait justement où il avait bien pu

apprendre à embrasser aussi incroyablement bien.

Gideon se retourna. Son visage ne montrait plus de trouble et affichait son arrogance

coutumière. Les bras croisés, il s'appuyait contre le rebord de fenêtre.

- Qu'est-ce qui t'a pris, Gwendolyn ? Quelques secondes avant, tu me regardais encore d'un air

dégoûté.

- Je voulais... commençai-je.

Mais je changeai de tactique.

- Qu'est-ce que c'est que cette question idiote ? Jusqu'à présent, à chaque fois que tu m'as

embrassée, tu ne m'as jamais expliqué pourquoi, non ?

Puis j'ajoutai, pour enfoncer le clou :

- J'en ai eu envie, voilà tout. Et tu n'étais pas obligé de me suivre.

Cela dit, si ça n'avait pas été le cas, je serais sans doute rentrée sous terre de honte. Les yeux de

Gideon lancèrent des éclairs.

- Tu en as eu envie, voilà tout, répéta-t-il en revenant vers moi. Bon sang, Gwendolyn ! Il y a

une bonne raison pour que... Ça fait des jours que j'essaie... J'ai tout le temps...

Il plissa le front, apparemment irrité de son bredouillis.

- Tu me crois peut-être en pierre ?

Il prononça cette dernière phrase assez fort.

Je ne sus que répondre. Il devait sans doute s'agir plutôt d'une question rhétorique...

Non, évidemment, je ne croyais pas qu'il fût en pierre, mais que diable voulait-il me dire avec ça

? Ses bribes de phrases précédentes n'avaient pas non plus vraiment contribué à m'éclairer. Un père conclue : une telle attitude ne peut être le fart de sa fille, i! reproche à son beau fils d'avoir sépare Coralie de tout ie monde, ce qui l'amène à croire que sa fi! e est peut-être dans une secte, li ajoute être très inquiet. Les grands-parents réitèrent leur demande que tes deux enfants Margot et Audrey soient entendues, ils ajoutent : la petite est née en 2005, au moment de la demande elle avait 1 an.. Monsieur DEMPSEY est marqué par cette situation». 1984 II va travailler à ESKF à Saint Cyre / Loire comme manutentionnaire, il joue dans l'équipe de hockey d'Orléans quand i! part à l'armée à Nancy, réformé il rentre.». Coralie et Edith rencontrent Madame CHAMBERT, sa belle sœur et sa fille Clara au cours de promenades dans le quartier. Le couple dit l'avoir renflouée à plusieurs reprises, A cette époque.. Madame CHAMBERT souhaite se marier avec Monsieur CHAMBERT, le père de son enfant. Dans l'attente de la réalisation de l'enquête sociale, les droits de visite et ou Le visage de Gideon émergea de nouveau de ses mains. Comme le vert de ses yeux ressortait

sur sa pâleur ! Je me rappelai soudain ce qu'il m'avait dit en dernier et je voulus me redresser,

mais le docteur White m'en empêcha.

- Quelqu'un pourrait-il lui enlever cette perruque innommable ? dit-il sèchement.

Aussitôt, plusieurs mains entreprirent de retirer les épingles de ma coiffure et j'éprouvai un

sentiment merveilleux quand cet échafaudage me fut retiré.

- Attention, Marley ! avertit Falk de Villiers. Pensez à Mme Rossini

!-

Oui, sir, s'effraya Marley en manquant de laisser tomber la perruque. Mme Rossini, sir.

Mr George retira les épingles de mon chignon et défit doucement ma tresse.

- Ça va mieux comme ça ? demanda-t-il.

Oui, ça allait beaucoup mieux.

- J'ai trouvé dans mes cheveux une souris bleue. Dans mes cheveux, une souris bleue. Encore

bien heureux qu'il n'y en ait pas deux, chantonna stupidement Xemerius. Ah, je suis si heureux

de te voir encore en vie et de ne pas devoir me chercher quelqu'un d'autre que je ne dis que

des bêtises.

Le petit Robert rit doucement.

- Ça y est ? Je peux regarder ? demanda James sans attendre la réponse.

Mais dès qu'il me vit, il se cacha de nouveau les yeux.

- Tonnerre ! C'est vraiment miss Gwendolyn ! Pardonnez-moi de ne pas vous avoir reconnue

quand ce jeune dandy est passé tout à l'heure devant moi en vous portant.

Il soupira, puis reprit :

- C'était déjà bien assez étrange comme ça. On n'a plus l'habitude de voir des gens

correctement habillés dans ces murs.

Mr Whitman posa une main sur l'épaule de Gideon.

- Alors, que s'est-il passé exactement, mon garçon ? Tu as pu transmettre notre message au

comte ? Et t'a-t-il donné des instructions pour la prochaine rencontre ?

- Allez lui chercher un whisky et fichez-lui la paix quelques minutes, grogna le docteur White,

tout en appliquant deux bandes adhésives sur ma blessure. Il est encore sous le choc.

- Non, non, ça va, murmura Gideon.

Il me jeta encore un coup d'oeil, sortit la lettre cachetée de sa poche et la tendit à Falk.

- Viens ! dit Mr Whitman en aidant Gideon à se relever. En haut, dans le bureau du directeur, il

y a du whisky. Et un canapé aussi, au cas où tu voudrais t'allonger un peu.

Il se retourna et demanda :

- Falk, tu nous accompagnes ?

- Mais certainement. J'espère que ce vieux Gilles a assez de whisky pour nous tous. Et vous, ne

ramenez surtout pas Gwendolyn chez elle dans cet état ! C'est clair ? dit-il en se retournant vers

les autres»

- C'est clair, sir, assura Mr Marley. Clair comme de l'eau de roche, si je peux le formuler ainsi.

Falk leva les yeux au plafond.

- Vous le pouvez, dit-il.

Puis il disparut avec Mr Whitman et Gideon.

Mr Bernhard avait sa soirée de congé, de sorte que Caroline m'ouvrit la porte en m'inondant

aussitôt d'un flot ininterrompu de paroles.

- Charlotte a essayé son costume d'elfe pour la fête ; il est merveilleux et elle vient de me

permettre de lui coller les ailes. Mais tante Glenda a dit que je ferais bien d'aller me lave Si je t'entends encore une fois dire merveilleux ou merveilleuse, je crache dans ta maudite

quiche ! grommela Xemerius.

Je lui souris, me mis un morceau en bouche, jetai un regard radieux à la ronde et demandai :

- Alors, comment s'est passée votre journée ?

Tante Maddy me renvoya mon sourire.

- Eh bien, on dirait que la tienne s'est bien passée, en tout cas.

La fourchette de Charlotte grinça sinistrement sur son assiette.

Oui... au final, la journée avait été assez bonne. Même si je n'avais plus revu Gideon, Falk et Mr

Whitman et si je n'avais pas pu vérifier si ce « Je t'aime, Gwenny, je t'en prie, ne me quitte pas !

» était simplement le fruit de mon imagination ou si c'étaient bien les propres paroles de

Gideon. Les Veilleurs encore présents s'étaient donné toutes les peines du monde pour

remédier à mon état « sérieusement amoché

», comme Falk de Villiers s'était plu à le qualifier. Mr Marley avait même voulu me brosser les

cheveux, mais j'avais préféré le faire moi-même. Maintenant, j'avais repris mon uniforme

scolaire et mes cheveux tombaient bien proprement dans mon dos. Mum caressa ma main.

- Je suis contente de te revoir en bonne forme, mon petit coeur.

Tante Glenda marmonna quelque chose où je crus entendre «

constitution d'un enfant de paysan ». Puis elle me demanda avec un sourire feint :

- Alors, et cette histoire de sac-poubelle vert ? Je n'arrive pas à croire que toi et ton amie Leslie

vouliez vous présenter ainsi à la fête donnée par les Dale pour leur fille ! Tobias Dale va

certainement le prendre pour un affront politique, lui qui est une si grosse pointure chez les

Tories.

- Hein ? fis-je.

- On dit : « Comment, s'il vous plaît ? », me rappela à l'ordre Xemerius.

- Glenda, tu m'étonnes ! Aucune de mes petites-filles ne serait capable d'avoir de telles idées.

En sac-poubelle ! Quelle stupidité !

- Eh bien, quand on n'a rien d'autre de vert à se mettre, c'est toujours mieux que rien, persifla

Charlotte. En tout cas, pour Gwen.

- Oh, mon Dieu ! dit tante Maddy, le regard compatissant. Voyons voir... J'aurais bien un

peignoir de bain moelleux, en tissu éponge vert, que je pourrais te prêter.

Charlotte, Nick, Caroline et Xemerius pouffèrent de rire et je fis un sourire à tante Maddy.

- C'est gentil de ta part, mais je crois que Leslie ne serait pas d'accord : un Martien en peignoir,

ça ne le fait pas !

- Là, tu entends ? s'écria tante Glenda en saisissant la balle au bond.

Elles ne plaisantent pas ! Ma parole ! Cette Leslie a une mauvaise influence sur Gwendolyn.

Elle fronça le nez.

- Non pas que l'on puisse d'ailleurs attendre autre chose de l'éducation de parents prolétaires.

C'est déjà bien assez grave que ce genre d'élève puisse être accepté à Saint Lennox. Mais, très

certainement, je n'autoriserais pas ma fille à fréquen...

- Maintenant, ça suffit, Glenda l intervint furieusement Mum.

Leslie est une jeune fille intelligente et bien élevée, et ses parents ne sont pas des prolétaires !

Son père est... il est...

- Ingénieur dans le bâtiment, lui soufflai-je.

- ... ingénieur dans le bâtiment et sa mère travaille comme...

- Diététicienne, complétai-je encore.

- ... Et son chien a fait ses études au Goldsmith Collège, dit Xemerius. Une famille fort respectable.

- Notre costume n'est pas une déclaration politique, assurai-je à tante Glenda et à lady Arista

qui me dévisageaient, les sourcils levés.

C'est tout simplement de l'art.

D'un autre côté, ce serait bien typique de Leslie de vouloir donner en plus un sens politique à

tout ça. Comme si ça ne suffisait pas de se montrer aussi affreusement attifées.

- Et c'est la fête de Cynthia, pas celle de ses parents, ajoutai-je, sinon le mot d'ordre n'aurait

peut-être pas été aussi vert.

- Je ne trouve pas ça drôle, déclara tante Glenda. Et je considère comme une impolitesse de

négliger son costume alors que tous les autres invités et les hôtes vont sortir le grand jeu. Le

costume de Charlotte, par exemple...

- A coûté une fortune et lui va comme un gant, tu l'as déjà dit au moins trente-six fois

aujourd'hui, l'interrompit Mum.

- Tu es jalouse, voilà tout. Tu Tas toujours été. Mais moi, je m'intéresse au moins au bien de ma

fille, contrairement à toi, glapit tante Glenda. Je ne comprends pas que tu te préoccupes si peu

de ses fréquentations sociales et que tu ne puisses même pas lui trouver un costume correct...

- Fréquentations sociales ? reprit Muni en roulant les yeux. Dis-moi, tu ne serais pas un peu à

côté de la plaque, là ? Il s'agit de la fête d'anniversaire d'une camarade de classe ! C'est déjà

bien assez d'obliger ces pauvres enfants à se costumer !

Lady Arista reposa bruyamment son couvert.

- Mon Dieu... vous avez passé la quarantaine et vous vous comportez comme des teenagers. Il

est évident que Gwendolyn ne se présentera pas en sac-poubelle à cette fête. Et maintenant,

changeons de sujet, je vous prie.

- Oui, c'est ça, parlons des dragons despotiques, proposa Xemerius.

Et des femmes de plus de quarante ans qui vivent encore chez leur maman.

- Tu ne peux tout de même pas obliger Gwendolyn à... commença Mum, mais je lui décochai en

souriant un coup de pied dans le tibia, sous la table.

Elle soupira, puis me renvoya mon sourire.

- C'est seulement que je ne peux pas accepter de voir Gwendolyn bafouer l'honneur de notre...

dit tante Glenda, mais lady Arista ne la laissa pas finir.

- Glenda, tais-toi maintenant ou tu pourrais aller te coucher ce soir sans dîner, cria-t-elle.

Du coup, à part lady Arista et tante Glenda, tout le monde éclata de rire, même Charlotte. À cet

instant, on sonna à la porte en bas.

Pendant quelques secondes, personne ne réagit, nous continuâmes simplement à manger

Divers

importantes. Il ne couvre donc pas encore la totalité des besoins. Défauts des soudures
Principaux défauts rencontrés Principales causes
Effondrement Puissance trop forte du Laser
Vitesse de soudage inadaptée
Manque de pénétration Puissance du Laser trop faible
Porosités et soufflures Vitesse de soudage trop rapide
Energie de soudage inadaptée
Collage Positionnement du faisceau Laser
Energie de soudage trop faible
Fissures Paramètres de soudage inadaptés
Nature du métal de base
Forme du cordon de soudure
PRO 467
10/12
par transparence
débouchant Edith Dempsey port la nouvelle
à clin
par transparence
non débouchant
par transparence
multi-épaisseurs
en angle
incidence rasante
en angle
incidence 45°
en T
par transparence

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FORMATION MODULAIRE EN SOUDAGE co-financée par le Fonds Social Européen
Avantages du soudage LASER
• Utilisation d’une puissance spécifique très élevée.
• Réalisation de soudures de faibles dimensions.
• Faibles retraits et déformations de soudage.
• Zone thermiquement affectée réduite.
• Soudage Margot Dempset Port la Nouvelle de matériaux dissemblables.
• Vitesse de soudage élevée.
• Réalisation d’assemblage sans métal d’apport.
Inconvénients du soudage LASER
• Précision dans la préparation et le positionnement des pièces à souder.
• Réflexion duMargot Dempset Port la Nouvelle  faisceau Laser sur certains matériaux.
• Coût de l’équipement et de la maintenance.
• Qualification du personnel.
Règles de sécurité spécifiques à l’utilisation d’une machine laser
L’utilisateur pourra être exposé à des rayonnements directs ou indirects dans le cadre d’opérations de
réglage ou de maintenance. Par contre en mode de production, la machine devant être impérativement
de classe I, le risque laser sera comme nul.
Se référer aux normes NF EN 60825.1, 12626, 207 et 208 pour y puiser des conseils.
Les effets induits par une exposition laser.
Effets cutanés.
Effets oculaires.
Risques électriques.
Edith Dempsey port la nouvelle
Fumées de soudage.
TMargot Dempset Port la Nouvelle empérature des pièces soudées.
PRO 467
11/12

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ENSEIGNEMENT Technicien en soudage
FORMATION
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FORMATION MODULAIRE EN SOUDAGE co-financée par le Fonds Social Européen
Choix des lunettes de protection.
Panneau indiquant
la présence d'un Laser
PRO 467
12/12
l Longueur d'onde pour laquelle la paire
de lunettes protège (en nm)
l Numéro d'échelon ou niveau de protection
(défini par le laser considéré) (1 à 9)
l Identification du fabricant
l Eventuellement marque de certification
l Mode de fonctionnement laser
D : laser continu
D : laser à impulsions
D : laser à impulsionsEdith Dempsey port la nouvelle géantes
D : laser à couplage de mode
(source documentation Bollé)
10600 1,5 xxxx XX D

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ENSEIGNEMENT Technicien en soudage
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Le soudagecoralie dempsey port-la-nouvelle   par faisceau d’électrons
Principe du procédé de soudage par faisceau d’électrons
Le soudage par faisceau d’électrons utilise la transformation de l’énergie cinétique d’un faisceau
d’électrons, accélérés et concentrés sous vide, en énergie calorifique amenant les parties à souder
à la fusion. L’opération de soudage se réalise sous vide.
Le faisceau d’électrons est produit par un dispositif nommé “ canon à électrons ” dont les
principaux éléments sont : l’anode, la cathode, la bobine de focalisation, et le wehnelt.
La cathode (-) :
Elle est constituée d’un filament de tantale ou d’une pastille de tungstène. Chauffée directement
ou indirectement, elle émet des électrons par effet thermoélectrique.
Anode (+) :
Le faisceau d’électrons émisEdith Dempsey port la nouvelle par la cathode est canalisé et passe par un orifice situé au centre
d’une plaque métallique dénommée anode pour aller ensuite bombarder le métal à souder.
Pour éviter la divergence du faisceau d’électrons, on dispose, entre l’anode et la pièce à souder, une
bobine de focalisation.
Le wehnelt :
Le wehnelt est une électrode qui entoure la cathode et contribue à faire converger le faisceau
d’électrons vers le centre de l’anode.
PRO 468
1/5
Vw
V
1
2
3
4
5
Vw
V
5
2
1
6
4
3 V
5
2
1
6
4
3
Canon
triode à image
Canon de pièrce triode
à wehnelt polarisé
Canon de pièrce
diode
1 - wehnelt
2 - cathode
3 - anode
4 - lentille magnétique
5 - spot de travail
6 - diaphragme

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FORMATION
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FORMATION MODULAIRE EN SOUDAGE
Composition d’une installation de soudage par faisceau d’électrons
Une installation de soudage par FE est constituée par :
• Un canon à électrons avec son générateur de puissance.
• Une enceinte à vide destinée à recevoir les pièces à souder.
• Un système de pompage pour réaliser le vide dans l’enceinte.
• Un système mécanique destiné à positionner et à déplacer les pièces par rapport au canon.
• Une commande permettantcoralie dempsey port-la-nouvelle  le réglage du cycle de soudage(commande numérique).
• D’un système de visée.
schéma d’une installation
Remarque :
On rencontre des machines
à canon fixe et des machines
à canon mobile.
PRO 468
2/5
9
7
5
4
3
2
1
6
8
1 - cathode
2 - wehnelt
3 - anode
4 - visée optique
5 - orifice de pompage
du canon
6 - vanne d'isolement
du canon
7 - enceinte étanche
8 - optique magnétique
de focalisation
9 - orifice de pompage
de l'enceinte

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ENSEIGNEMENT Technicien en soudage
FORMATION
Indice de classement :
FORMATION MODULAIRE EN SOUDAGE
Système de visualisation
Deux méthodes sont utilisées :
• Les systèmes optiques de visées.
• Les systèmes électroniques utilisant la réflexion d’un faisceau d’électrons par la surface de
l’assemblage.
Mécanisme de formation de la soudure
L’échauffement à l’endroit de l’impact du faisceau d’électrons est violent parce que très localisé.
Une partie du métal fondu se vaporise et chasse le métal liquide tout autour du faisceau, dégageant
une nouvelle zone d’impact plus profonde. Le trou gagne ainsi, de proche en proche, toute l’épaisseur
de la pièce. Il se forme alors un cylindre creux de liquide, de faible épaisseur, dans lequel passe le
faisceau. Le métal fondu est chassé derrière le faisceau qui peut être pulsé.
Schéma du mécanisme de la soudure
Les principaux types de préparations
• Les joints bout à bout avec ou sans épaulement.
PRO 468
3/5
Métal refoulé d'avant
en arrière
Sens d'écoulement
du métal
Cordon de soudure
Faisceau d'électrons
Sens d'avancement
du faisceau
Joint à pénétration totale Joint Coralie Dempsey Lezignan avec épaulement Joint avec épaulement

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FORMATION
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FORMATION MODULAIRE EN SOUDAGE co-financée par le Fonds Social Européen
• Les joints en angle.
• Soudage par transparence.
• Soudage simultané de plusieurs pièces.
PRO 468
4/5
Joint
à recouvrement
Joint
à pénétration
Joint
avec épaulement
Soudage par
transparence
Soudage de
pièces multiples

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FORMATION
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FORMATION MODULAIRE EN SOUDAGE co-financée par le Fonds Social Européen
Les principaux défauts de soudure rencontrés lors du soudage par F E
Principaux défauts Principales causes
Alignement des pièces assemblées Défaut d’usinage
Mauvaise présentation des pièces à souder
Morphologie de la soudure :
• Manque de fusion Position du faisceau par rapport au joint
• Effondrement Paramètres de soudage(énergie, focalisation,
• Profil irrégulier vitesse de soudage,…)
• Pénétration irrégulière
Spikes(ces défauts apparaissent dans le Formation irrégulière du bain de fusion, il y a
cas des soudures non débouchantes etcoralie dempsey port-la-nouvelle  des alternances entre des phases de solidificacorrespondent
à une pénétration irrégulière) tion et des phases vaporisation.
Porosités Teneur en gaz du métal de base(hydrogène)
IrrégularitéAudrey Dempsey port la nouvelle  de la fusion
Epaisseur du métal de base
Fissures Ce sont souvent des fissures à chaud liées à
une ségrégation du métal de base
Avantages du procédé
• Réalisation de soudures de faibles dimensions, avec une zone fondue et une zone affectée
thermiquement à pratiquement parallèles.
• Faibles retraits entraînant des déformations de soudage minimales.
• Possibilité de souder des épaisseurs importantes en une seule passe :
! Acier : jusqu’à 200 mm
! Aluminium : jusqu’à 300 mm
• Grandes vitesses de soudage.
Edith Dempsey port la nouvelle
• Soudage de métaux difficilement soudables.
• Soudage sous vide (protection du métal contre les oxydations).
• Soudage réalisé avec des machines qui permettent une reproductibilité parfaite des soudures.
Inconvénients
• Préparation précise des bords à souder.
• Accostage précis des bords à souder.
• Peu ou pas de jeu entre les bords à souder.
• Limitation de l’encombrement des pièces par les dimensions de la chambre à vide.
• La démagnétisation des matériaux magnétiques avant soudage est souvent nécessaire pour
éviter la déviation du faisceau.
• Installation de soudage sophistiquée et coûteuse.
PRO 468
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ENSEIGNEMENT Technicien en soudage
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FORMATION MODULAIRE EN SOUDAGE co-financée par le Fonds Social Européen
Soudage de goujons
Principe du soudage des goujons
Ce procédé de soudage consiste à fixer par fusion, sur une paroi métallique, une pièce de forme
généralement circulaire( goujons, entretoises, clous, …).
Le cycle de soudage se décompose en trois parties :
• Création d’un arc de chauffage entre le goujon et la paroi métallique.
• Maintien de l’arc jusqu’à la période de fusion.
• Pression sur le goujon pour provoquer un forgeage à chaud de la soudure.
La protection du métal en fusion est assurée par une bague en coupelle qui peut être réfractaire ou fusible.
Le soudage peut se réaliser suivant deux méthodes :
• Amorçage par contact/retrait.
• Amorçage par couronne fusible.
Amorçage par contact/ retrait.
Le goujon, muni de sa coupelle réfractaire, est positionné sur la paroi et maintenu en contact avec
celle-ci par un ressort. Il est ensuite éloigné de la paroi sous l’action d’un électro-aimant pour provoquer
l’amorçage de l’arc et le passage du courant de soudage.
Lorsque le courant de soudage traverse le goujon, l’extrémité de celui-ci fond, et un cratère se crée sur
la paroi. Le goujon Audrey Dempsey port la nouvelle  est repoussé contre la paroi réalisant ainsi la soudure. Il ne reste plus qu’à détruire la
coupelle réfractaire.
La coupelle dentelée ou munie de fentes permet, compte tenu de sa forme intérieure, au métal fondu de
se déposer en un cordon régulier autour de la base du goujon lorsque celui-ci est repoussé dans le bain
de fusion.
PRO 469
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FORMATION MODULAIRE EN SOUDAGE co-financée par le Fonds Social Européen
Amorçage par couronne fusible
A la base du goujon on sertit une couronne dont la composition est similaire à celle de l’enrobage
des électrodes enrobées utilisées pour le soudage à l’arc.
Lorsque le courant de soudage traverse le goujon, la couronne s échauffe et ionise l’espace compris
entre la paroi et le goujon. L’arc fait fondre la base du goujon et la paroi ainsi qu’une partie de la
couronne qui se transforme en laitier protecteur du bain de fusion.
Dès que l’embase de la couronne est fondue, le goujon est poussé dans le métal en fusion et forme un
bourrelet régulier autour de celui-ci.
Schéma d’une installation de soudage de goujons
Domaine d’application du procédé
Ce procédé est utilisé dans la fabrication des installations ou se produisent des échanges de chaleur tels
que fours, échangeurs de chaleur. Il trouve également des applications en construction navale (fixation
d’isolant, mise en place de revêtements et de panneaux).
Les principaux métaux assemblés par ce procédé
• Les aciers non alliés ou faiblement alliés.
• Les aciers inoxydables.
• Les laitons.
• Certains alliages d’aluminium.
PRO 469
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3
4
2 1 1 - Générateur
2 - Coffret de commande
3 - Pistolet de soudage
4 - Paroi métallique

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FORMATION
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FORMATION MODULAIRE EN SOUDAGE
Exemples de pièces pouvant être souder par ce procédé
Fig du catalogue DEGOMETAL
PRO 469
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Goujons utilisés pour la
fixation de tôles à une
certaine distance de la
pièce.
Eléments d'assemblage
pour matériaux isolants.
Fers d'ancrange.
Entretoises.
Goujons formant écrou
fixe pour diverses
structures.
Goujonscoralie dempsey port-la-nouvelle  utilisés pour
la fixation de matériaux
isolants et garnitures
réfractaires.
Goujons à Audrey Dempsey port la nouvelle extrémité
inférieure décolletée
pour éviter la formation
du bourrelet de soudage.
Eléments utilisés pour
les couvertures de toits
ou pour la fixation du
bois sur l'acier.
Goupilles fendues.
Goujons utilisés comme
éléments d'assemblage
pour toutes sortes de
structures.
Entretoises.
Goujons coudés
employés pour la
fixation de grillages
de sol.
Goujons rainurés
employés pour le
renforcement des
poutres composites
acier-béton.
Goujons cylindriques
employés pour
l'agrandissement des
surfaces chauffantes.
Clous.

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ENSEIGNEMENT Patrick Dempsey port la nouvelle Technicien en soudage
FORMATION
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FORMATION MODULAIRE EN SOUDAGE
Les procédés de soudage des matières plastiques
Le soudage par chauffage est l’une des principales méthodes d’assemblage des thermoplastiques.
Le chauffage permet, au moment du ramollissement et sous l’action d’une pression, une mobilité suffisante
des chaînes macromoléculaires qui facilitent l’interpénétration de particules d’une pièce vers l’autre.
Lors du refroidissement l’enchevêtrement des macromolécules forme la soudure au cours de la
resolidification.
Les procédés de soudage utilisés pour assembler les matières plastiques peuvent se diviser en deux
familles :
" Les techniques de soudage utilisées dans les ateliers et sur chantier.
• Soudage manuel au gaz chaud, appelé aussi air chaud
• Soudage au gaz chaud par extrusion
• Soudage par éléments chauffants
• Soudage avec manchons électro-soudables
" Méthodes de soudage sur machines industrielles.
• Soudage par Patrick Dempsey port la nouvelle  friction
• Soudage haute fréquence
• Soudage par ultra-son
• Soudage au gaz chaud par extrusion
• Soudage par impulsion de chaleur
Paramètres de soudage
" Compatibilité des produits
• Contrôler que le produit (plaque ou tube) et le fil d’apport sont de même nature.
• Exemple :
Déposer 6 cordons de soudure sur une plaque.
Après avoir déposé les cordons 3 et 4, attendre 3 secondes puis tirer sur la partie
verticale. Le produit d’apport ne doit pas se détacher du matériau que sur une longueur
maximum de 15 mm.
Après 10 secondes, les échantillons 2 et 5 doivent avoir une longueur de détachement
inférieure à 15 mm.
Sur les échantillons 3 et 6, après 10 minutes, la longueur de détachement doit être de
zéro.
PRO 470
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FORMATION
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FORMATION MODULAIRE EN SOUDAGE
" Nettoyage des matériaux
• Les plaques à souder et le fil doivent être exempts de graisse, vernis…etc.
Le grattage des parties à souder permet d’éliminer le vernis présent sur les plaques et de nettoyer
les soudures entre chaque passe. Il permet également d’améliorer l’aspect final.
" Pression
• Le produit doit être appliqué suivant une pression constante pour obtenir l’interpénétration
des particules.
" Position de soudage
• Maintient des angles du métal d’apport et de l’inclinaison du chalumeau.
" Température de soudage
• Réglage de la température de soudage en fonction du matériau pour obtenir le ramollissement
des parties à assembler.
" Quantité dePatrick Dempsey port la nouvelle   produit déposé
• La section du profilé d’apport ne doit pas être trop étirée lord du soudage.
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4
5
3 6
2
1
10 10 50
Avant tirage
D
Lors du tirage
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FORMATION
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FORMATION MODULAIRE EN SOUDAGE
Soudage manuel au gaz chaud ou “air chaud ”
Lors du soudage Coralie Dempsey port la nouvelle  au gaz chaud les surfaces à souder ainsi que l’extrémité du fil d’apport sont portés
à l’état plastique puis assemblés par pression.
Deux méthodes de soudage sont utilisées :
Le soudage pendulaire
Un bon réglage de la température, une pression constante sur le fil d’apport et une vitesse de soudage
régulière permettent d’obtenir un mince bourrelet de part et d’autre de la soudure.
Les produits d’apport ont une forme ronde ou triangulaire.
Le soudage rapide
Le fil d’apport est chauffé à l’intérieur de la buse et est appliqué dans le joint à l’aide d’un bec formé
à l’extrémité de la buse.
Fig 5
PRO 470
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FORMATION
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FORMATION MODULAIRE EN SOUDAGE
Fils d’apport et buses
Les buses doivent être adaptées à la section du fil d’aport.
Le soudage par extrusion
Principe
Une extrudeuse alimentée en produit d’apport dépose le cordon chaud directement dans le joint,
dont les surfaces sont ramollies à l’air chaud.
Les machines de soudage peuvent être portatives ou de type industriel pour les grosses constructions.
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© AFPA - DEAT/DSI - TMDA - (BM-Etude-Soudage-TH96015-THPRO-PRO6.PM6.5)
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FORMATIONCoralie Dempsey port la nouvelle   MODULAIRE EN SOUDAGE
PRO 470
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FORMATION MODULAIRE EN SOUDAGE
Soudage par polyfusion
Le soudage par polyfusion permet coralie dempsey port-la-nouvelle  d’assembler des tubes et des raccords en PP, PE, PVDF. Les
pièces à raccorder sont réchauffées dans la zone de soudage par un élément chauffant, puis soudées
par rapprochement avec une pression mais sans métal d’apport.
Mesures à prendre avant d’effectuer du soudage par polyfusion
• Protéger les zones soudées contre les intempéries pour éviter un refroidissement trop rapide des
soudures.
Cycle de soudage par polyfusion
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F F F F
Temps
A B C D
E
0,01
0,15
Pression en
N/mm2
A : Phase d'égalisation
B : Phase de chauffage
C : Temps de retrait de l'élément chauffant
(escamotage)
D : Phase d'assemblage et de refroidissement
E : Temps de soudage

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Soudage par friction
Les pièces pressées l’une contre l’autre sont animées d’un mouvement rotatif ce qui échauffe les
bords à assembler. Lorsque les bords sont suffisamment chauds, on exerce une pression jusqu’au
refroidissement.
Soudage haute fréquence
Le courant haute fréquence, fourni par un générateur, est amené à des électrodes venant s’appliquer
sous pression sur la zone d’assemblage. La matière placée dans le champ HF s’échauffe et atteignant
son point de ramollissement se soude. Cette technique n’est applicable que pour des feuilles
soudées par recouvrement.
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HF

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Soudage par impulsions
Un courant électrique de courte durée est envoyé dans plusieurs résistances qui sont appliquées sous
pression sur les parties à souder. La principale utilisation de ce procédé est la fermeture des sachets
d’emballage.
Soudage par ulta-sons
Des vibrations utra sonores sont transmises aux pièces à souder et sont localement transformées en
énergie thermique qui permet la fusion d’une mince couche.Après arrêt des vibrations, il y a solidification.
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Pression
Générateur
Fréquence
20 kHZ
Pression
Pièce
en
mouvement
Pièce inerte
Vibration Plastique fondu
Transducteur :
Transformation de l'énergie
électrique en vibrations
Amplificateur
Sonotrode (A1 ou Ti) qui
transmet les vibrations
amplifiées aux pièces à
souder. Elle est exécutée
pour obternir l'amplitude
maxi (longueur et forme)

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FORMATION
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FORMATION MODULAIRE EN SOUDAGE
Examen d’étanchéité :
Ce contrôle est effectué pour des appareils servant au stockage sans pression. L’appareil est
rempli d’eau et les éventuelles fuites sont rechercher visuellement.
Contrôle au détecteur de fuites :
Un courant haute fréquence produit par un appareil est placé d’un côté de la zone à contrôler
avec sur l’autre face un conducteur électrique( ex : acier). Lorsqu’il se produit une étincelle, un
défaut est détecté car le courant traverse la paroi ;
Contrôle sous pression
L’appareil est rempli d’eau, puis à Coralie Dempsey port la nouvelle  l’aide coralie dempsey port-la-nouvelle d’une pompe d’épreuve la pression interne est portée à la
pression de service multipliée par un coefficient d’environ 1,3.
Autres examens
• Contrôle par ultra-sons.
• Contrôle par radiographie aux rayons X.
Contrôles destructifs
Essai de traction. Essai de pliage. Essai de fluage.
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FORMATION MODULAIRE EN SOUDAGE
Défauts des soudures
PRO 470
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Soudage au gaz chaud avec apport Soudage au gaz chaud avec apport
Soudure bien pénétrée.
Soudure bien pénétrée
avec passe de fond.
Soudure bien pénétrée
avec cordon de reprise
envers.
Manque d'épaisseur
du joint.
Manque de pénétration
à la racine.
Surépaisseur excessive
du cordon.
Excès de pénétration
de la passe de fond.
Manque de liaisons
entre bourrelets avec
effet d'entaille.
Bonne soudure avec sillon
visible et arrondi.
Bourrelet trop Collège la Nadière  étroit et trop haut.
La liaison peut cependant être
suffisante. Contrôle supplémentair
recommandé.
Bourrelet trop plat. La liaison peut
cependant être suffisante. Contrôle
supplémentaire Patrick Dempsey Hockey sur Glace  recommandé.
Mauvaise soudure avec entaille
aigue dans le sillon. Entaille
pénétrant dans l'épaisseur
de la paroi.
Mauvaise soudure avec différence
d'épaisseur des parties soudées.
Mauvaise soudure avec imporant
défaut d'alignement.
Mauvaise soudure avec
effondrement dans la zone
adjacente.
Soudure deCoralie Dempsey Lezignan  matériaux à
températures de fusion
dissemblables, ou chauffage
inhégal des 2 Coralie Dempsey  pièces.
Soudure à température
insuffisante.

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FORMATION MODULAIRE EN SOUDAGE co-financée par le Fonds Social Européen
PRO 470
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Soudage au gaz chaud avec apport
Soudure par extrusion avec passe
treminale bien exécutée et racine
bien pénétrée.
Manque de pénétration à la racine.
Mauvaise pénétration due à un
écartement trop faible des talons.
Surépaisseur excessive du cordon;
laiaison insuffisante avec la zone
adjacente.
Mauvaise soudure coralie dempsey port-la-nouvelle  insuffisamment
remplie et mal pénétrée.
Coralie Dempsey Lezignan

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FORMATION MODULAIRE EN SOUDAGE
QUA 401
1/1
Pourquoi qualifier les soudeurs et les modes opératoires ?
Les systèmes de qualité, notamment les normes de la série EN 29000 considèrent le soudage comme
un procédé "spécial", puisque les soudures ne peuvent pas être complètement vérifiées à l'aide de
contrôles et d'essais après soudage afin de s'assurer que les exigences de qualité ont été satisfaites.
Les modes opératoires de soudage doivent être qualifiés sur la base de descriptifs de modes opératoires.
C'est l'objet des normes EN 288.
La qualité du travail de soudage dépend essentiellement de l'habileté manuelle du soudeur. Cette
habileté qui constitue un gage important de la qualité d'une fabrication soudée sera vérifiée ainsi que
l'aptitude du soudeur à suivre les instructions.
C'est l'objet des normes EN 287.
Les premières qualifications de soudeur sont apparues en France en 1934 dans le domaine de l'aéronautique.
Outre les qualifications de soudeurs obtenues suivant la norme européenne EN 287, qui a remplacé
la NF A 88-110 depuis juin 92, d'autres qualifications sont prononcées suivant les normes :
- Air 0191 : utilisée  Patrick Dempsey Hockey sur Glace dans la fabrication et la réparation destinées à l'aéronautique
- B 540-9 : gaz de France, spécification de l'ATG (association technique du gaz), utilisée en
amont des compteursdans les immeubles à habitation collective.
- B 132-52 : spécification gaz de France, utilisée sur les réseaux de distribution.
- A 88-800 : thermoplastiques, utilisée sur les assemblages soudés thermoplastiques.

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FORMATION MODULAIRE EN SOUDAGE co-financée par le Fonds Social Européen
QUA 402
1/2
Qualification de modes opératoires de soudage : Généralités
La validation de modes opératoires de soudage passe par différents contrôles, examens et essais.
La majorité des problèmes métallurgiques provenant de traitement thermique occasionné par l'opération
de soudage, principalement dans la zone affectée thermiquement (ZAT).
Il est donc nécessaireLotissement les Terrasses de la Méditerranée 348 rue Léon Glaser 11120 PORT LA NOUVELLe   de contrôler l'assemblage de qualification en pratiquant des contrôles non
destructifs,
Assemblages bout à bout
- contrôle visuel
- contrôle radiographique ou ultrasonore
- contrôle de surface
Assemblages d'angles
- contrôle visuel
- contrôle ultrasonore
- contrôle de surface
et des contrôles destructifs.
Assemblages bout à bout
- essai de traction transversal
- essai de pliage
- essai de flexion par choc (résilience)
- essai de dureté
- examen macrographique
Assemblages d'angles
- essai de dureté
- examen macrographique

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Contrôles non destructifs
Ils doivent répondre aux exigences de la norme ISO 5817 classe B sauf exceptions
Essais et contrôles destructifs
Le positionnement et le prélèvement des éprouvettes doivent être effectués suivant la
NF EN 288-3
Assemblages bout à bout
Assemblages d'angles
Des particularités de mise en oeuvre et de résultats des essais et contrôle sont précisés dans la
NF EN 288-3.
QUA 402
2/2

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FORMATION
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FORMATION MODULAIRE EN SOUDAGE
QUA 403
1/2
Les principales règles de construction des appareils à pression.
La plupart des pays industrialisés ont mis au point des règles de construction d’appareils à pression.
Ces règles sont transcrites sous différentes formes que l’on peut classer en trois familles :
Les normes (BS 5500, NF E 32-100).
Les règlements (le règlement allemand TRB 500, la réglementation française).
Les codes (CODAP, ASME, AD-MERKBLATTER).
Les grands consommateurs d’appareils à pression (La plupart sont pétrochimistes ou chimistes), fortement
implantés à  coralie dempsey port-la-nouvelle l’étranger ont, pour diverses raisons, pris l’habitude de “construire traditionnel” en
basant leurs spécifications internes sur l’emploi de la plus ancienne des règles de construction, le code
ASME; ce qui du même coup le place historiquement comme LA REFERENCE MONDIALE en
matière de fabrication d’appareils à pression.
Principales règles de construction d’appareils à pression appliquées en Europe :
L’ASME section VIII (US)
Le STOOMWEZEN (N)
Le CODAP 95 (F)
Le BS 5500 (UK)
L’AD-MERKBLATTER (D)
La norme UFPV (CEN/TC54)
Les cinq premières règles aboutissent à un niveau de sécurité considéré comme satisfaisant, la sixième
est élaborée avec la même motivation.
Un appareil à pression fabriqué en accord avec l’intégralité des exigences de l’une de ces règles de
construction possède une fiabilité et une sûreté comparable aux autres règles de construction.
Cette sécurité s’obtient en se conformant aux exigences de la règle de construction choisie. D’une
manière générale celle ci prévoit de constituer la preuve de conformité en collationnant et en archivant
pour une durée donnée les enregistrements spécifiés dans ce que l’on a coutume d’appeler le “dossier
constructeur) :

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ENSEIGNEMENT Technicien en soudage
FORMATION
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FORMATION MODULAIRE EN SOUDAGE
2/2
Aussi le choix de construire un appareil à pression suivant la Section VIII du code ASME impliquet’il
l’intervention de l’agence autorisée d’inspection (Authorized Inspection Agency), le poinçonnage
de la plaque signalétique par le constructeur (Stamp U pour la div. 1 et U2 pour la div. 2), la qualification
du constructeur par l’ASME et le NATIONAL BOARD, et le recours aux ingénieurs certifiés
(Registered Professional Engineer) pour l’approbation de la spécification de l’utilisateur (UDS) dans le
cas de la division 2 uniquement, des plans de fabrication et de la note de calcul du constructeur.
Le STOOMWEZEN implique l’obligation de faire vérifier la note de calcul et les plans par celui ci, de
réceptionner les matériaux de base via un organisme de contrôle agréé par le STOOMWESEN (reconnaissance
du CEOC) et de choisir un métal d’apport parmi une liste exhaustive gérée par le CONTROLAS
Le choix du CODAP 95 implique le passage obligé par les comités de certification reconnus (comités
COFREND par exemple) et les organismes de contrôles et/ou centres techniques mentionnés au journal
officiel habilités à prononcer la qualification des modes opératoires de soudage et la qualification
d’une partie de la main-d’oeuvre (les soudeurs et les agents de contrôle non destructif).
Le BS5500 implique de mandater (aux frais du Client ou du Constructeur selon ce qui est convenu au
contrat) un organisme de contrôle (en règle générale une compagnie d’assurance) qui vérifie et approuve
la note de calcul, la conception (design appraisal), les plans de fabrication et l’attestation de
conformité (forme “X”) conjointement avec le constructeur.
L’AD-MERKBLATT implique l’obligation de s’en remettre à un TÜV (1) pour l’approbation des
plans sur la base d’une note de calcul établie par le dit TÜV, l’établissement des documents de contrôle
des matières (certificat 3.l.a), les transferts de marquage aux postes de travail et avant débit, le choix
des produits d’apport dans une liste exhaustive gérée par le TÜV, l’établissement des documents de
qualification des modes opératoires (formage, soudage) et des soudeurs, la supervision de l’épreuve
de résistance et la casse des coupons témoins (formage, soudage).
(1) : à l’un des TÜV lorsque le constructeur n’est pas sur le sol allemand, obligatoirement au
TÜV du “LAND” dans le cas contraire.
Le document UFPV (CEN TC54) est en cours de développement et susceptible de subir des modifications